Nous avons déménagé ... ce blog n'est plus mis à jour

mardi 30 décembre 2008

Trois paysages horticoles méditerranéens

Suivant notre périple de vacanciers depuis Montpellier jusqu’à Malaga en voiture, notre regard a exploré plusieurs régions à l’histoire horticole affirmée. Je vais essayer de les décrire en quelques lignes.



Premier paysage : l’Horta de Valencia

Je suis toujours frappé par ce paysage d'orangers qui s'étend de la cote surpeuplée jusqu'aux contreforts de la montagne. On dirait une mer verte, ponctuée du blanc des alquerias, qui va s'échouer contre la falaise sèche.

Les orangers sont disposés dans des petites parcelles clôturées et bien entretenues. Il faut traverser la première ligne de montagnes, aller dans l'arrière-pays, pour apprécier la beauté de ces petites parcelles, de ces terrasses, énormes ou minuscules selon la pente du terrain, mais toujours scrupuleusement plates. Là-bas, elles sont parsemées d'oliviers et d'amandiers taillés délicatement, à la mode provençale.

Ce pays du Levant espagnol est le berceau de l'horticulture ibérique basée sur les ouvrages hydrauliques créés par les romains et étendus et améliorés par les arabes (qui ont rapporté les techniques agronomiques de la Mésopotamie) et berbères. Ces derniers (appelés plus tard "morisques") sont restés dans cette région, sous la domination aragonaise, jusqu'au XVIIème siècle et ont laissé une empreinte culturelle importante, très liée à l'horticulture (ils étaient tellement présent parmi la paysannerie, qu'on disait des agriculteurs de la région qu'ils ne sont "ni riches, ni sains, ni bons chrétiens"). La plupart des mots en rapport avec l'hydraulique agricole ont un origine arabe (acequias, albercas, aljibes ...) .

De la région de Valence nous viennent aussi des nombreuses variétés de légumes généralisés dans toute l'Ibérie : aubergine listée de Gandia, tomates et fèves de Muchamiel, tomates "de colgar", haricots "garrofon"... La plupart des semenciers pour l'horticulture amateur sont aussi dans cette région.

Deuxième paysage : La Mancha vers Albacete


En remontant des vergers de Valencia vers l'intérieur de la Péninsule Ibérique, on arrive sur une plaine perchée à 900 m sur la mer, entourée de montagnes coiffées de pins d'Alep et d'un peu de neige. Du coup, on comprend mieux les vers de Machado à propos de la Castille :

Vous verrez des plaines guerrières et des steppes d'ascète,

-le jardin de l'Eden n'était pas par ici -;

ces sont des terres pour l'aigle, un morceau de planète

qui traverse errante l'ombre de Caïn.

Nous sommes dans la Mancha, un immense plateau calcaire au climat ingrat (9 mois d'hiver, 3 mois d'enfer), moitié sud de la Meseta ibérique, entre Madrid et L'Andalousie. C'est le royaume de la vigne (vins La Mancha, Jumilla, Almansa, Valdepeñas), de l'ail, du safran, des aubergines d'Almagro et du célèbre melon de la Mancha, irrigué grâce à l'eau puisée dans des énormes nappes phréatiques aujourd'hui surexploitées, inconnues il y a cents ans.

Traditionnellement les melons étaient en partie des cultures sèches (non irriguées), cultivées dans les terrains au fond des vallées, gorgés d'eau pendant l'hiver et travaillés en profondeur, binés régulièrement ensuite, pour y maintenir l'humidité pendant toute la période de culture. Les plants étaient séparés d'environ deux mètres et donnaient des fruits particulièrement sucrés. Cette même méthode de culture était utilisé pour les pastèques.

Certaines variétés, dites "melon d'hiver", sont récoltés juste à point et pendus dans des filets afin de les garder même jusqu'au mois de mars. Légèrement plus petits que les "Piel de Sapo" plus courants, leur peau dure enferme une chair blanche et très sucrée.


Troisième paysage : l'Axarquia à Frigiliana

La côte orientale de l'Andalousie, entre Malaga et Almeria, est protégée des vents du Nord par les montagnes de Sierra Nevada, de l'Almijara et de Sierra Tejeda dont les sommets, tout proches de la mer, montent de deux mille à trois mille cinq cent mètres. L'Axarquia (Ash-sharquía est le "territoire de l'est" dans l'arabe ancien) est une petite région située à l'est des Monts de Malaga, coincé entre les montagnes (Sierras Alhama, Tejeda et Almijara) et la Méditerranée.

Dans ses basses vallées côtières se cultive depuis le IXème siècle la canne de sucre dont elle est la seule zone de culture en Europe continentale. A Frigiliana, très beau village blanc de l'Almijara, se trouve une ancienne usine de transformation de la canne à sucre encore en activité. On y produit du "miel de canne", sorte de mélasse appréciée dans toute l'Andalousie.

Le climat très doux de cette région permet aussi la culture de fruits tropicaux : mangues, avocats et annones (chirrimoyas) poussent dans les coteaux schisteux des zones basses. Les anciennes parcelles horticoles deviennent petit à petit de serres non chauffées où sont cultivées toute l'année des légumes d'été pour l'exportation. Nous sommes loin des "champs plastifiés" du Campo de Nijar à Almeria mais l'agriculture sous plastique (et souvent sans sol) a gagné énormément de terrain ces quinze dernières années : serres et réservoirs d'eau ponctuent les pentes des montagnes transformées en énormes terrasses.

A leur côté subsistent des cultures légumières de plein air : les pommes de terre ont déjà 15 cm de hauteur en ce mois de décembre. Les potagers sont rares dans ce pays de cocagne où légumes et poissons ne coûtent pas grand chose au marché. On peut en voir quelques uns chez les "nouveaux résidents" venus profiter du soleil, on y découvre que les plants de tomate n'ont pas encore gelé (même s'ils ne produisent plus de fruits, tout de même ...) et que la verdure est en pleine pousse. La neige n'est pourtant pas très loin sur le sommet des montagnes, ici bas les hibiscus poussent en pleine terre.

samedi 13 décembre 2008

Mi-décembre : hiver dans le potager



J'étais parti pour planter des oignons jaune 'Centurion' et 'Rouge de Brunswick' dans le carré préparé la semaine dernière. En arrivant au jardin, j'ai aperçu un seau d'eau gelé : la semaine froide et le -2°C de ce matin ont suffit à refroidir le potager. La terre de mon carré était dure en surface et gelée en profondeur à 10h30. Deux heures plus tard, le vent marin nous envoyait de gros nuages noirs de la Méditerranée, la température montait et le sol devenait trempé comme après une pluie.

J'ai du me résoudre à ne pas planter mes oignons, car le carré qui leur était destiné est resté impraticable. J'aurais pu les planter sur d'autres planches mieux ressuyées, entre les aulx ou la terre est poussiéreuse grâce (ou à cause) des racines des cyprès tout proches. J'ai préféré attendre et obéir à une de mes bonnes résolutions de cette année agricole : l'organisation rationnelle du potager qui doit me faciliter l'arrosage future. Du coup, je prends 1 mois dans la vue, car je ne reviendrait pas au jardin avant 2009 (je pars en vacances:-).

Suite à ce constant d'impraticabilité, nous avons attaqué d'autres tâches qui restent souvent en attente. D'abord, nous avons posé un 3 voile de forçage non tissé, cette fois-ci sur les carottes semés à l'automne. Dans ces manipulations, on a pu constater le profit tiré par la mâche par la pose du voile il y a quelques semaines. On pourra faire une première récolte au retour en janvier et une deuxième en février. Ensuite, ce sera, sur cette planche, le tour aux pommes de terre.

Deuxième chantier, le mélange du compost. Pour faire le compost, nous utilisons un silo offert par Montpellier Agglomération. Le problème de ces composteurs verticaux est la difficulté de mélanger les couches de matière. Or, le succès du compostage nécessite, entre autres, d'un brassage des éléments à composter :-P Il faut, à chaque apport de matière, mélanger avec les couches déjà en cours de compostage. Difficile dans un silo, donc on a tout vidé, tout mélangé dehors et rempli le silo à nouveau. Cette petite manipulation devrait accélérer le compostage et nous donner du bon compost pour le printemps prochain.

Troisième chantier, le semis d'oignons dans des petits plateaux (comme ceux utilisés par les professionnels pour la vente en jardinerie). Les semis faits en novembre selon cette méthode ont bien levé. Nous avons semé 4 variétés : 'Jaune Espagnol', 'Rouge de Firenze', 'Hourcadère' (appellation du Oignon de Trébons) et 'Barletta'. On verra le résultat dans quelques semaines.

En parlant de semis, j'avais fait un semis en barquette de chou pointu 'Express' à la maison que j'avais mis à la serre dès que les premières graines ont commencé à lever (car je les plantules s'étiolent par manque de lumière naturelle). Résultat : plus aucune graine n'a levé, il ne fait pas assez chaud dans la serre.

Et conclusion : je voulais faire mes semis de solanacées dans la serre en janvier. Sauf que ça ne marchera pas, il fera toujours trop froid. Il va falloir attendre au moins à février minimum pour avoir dans la serre les 18 degrés minimum nécessaires à la germination de mes tomates, poivrons et aubergines. Pour une plantation en pleine terre dans la première semaine d'avril, cela sera peut-être un peu juste? On le verra bien.

Coté oiseaux, le père rouge-gorge est venu fouiller les restes du compost juste derrière nous. Et une bergeronnette (ou du genre) s'est promené dans le jardin sans nous prêter trop d'attention.

lundi 8 décembre 2008

Faire son pistou et harissa maison

Trois mois après nos conserves de basilic et de piment se conservent toujours aussi bien.

Dans les deux cas, le procédé est le même : il s'agit d'une émulsion de légumes et d'huile qui est conservé dans le réfrigérateur.

Les feuilles de basilic (albahaca en andalou, en arabe cela doit être proche) ont été nettoyées, mélangées avec de l'huile d'huile, du sel, et hachées au mixeur. Ensuite, le mélange est mis en pot et couvert d'une couche d'huile avant de passer au frigo. Attention, les feuilles se dessèchent très vite après la récolte, il faut les utiliser sans attendre.

Le basilic avait été semé directement en pleine terre en mai, entre les pieds de tomates qu'il est censé protéger des punaises vertes (ce qu'il a fait par ailleurs). J'avais autrefois testé des variétés "originales", plutôt décoratives, mais elles sont beaucoup moins gouteuses que celles plus traditionnelles "Grand vert" et "Marseillais". J'avais essayé de protéger un plant du froid avec une cloche faite d'une bouteille d'eau minérale de 5 litres. Mon truc n'a pas marché : au premier coup de froid, le pistou a été fulminé.

Je dis "pistou" mais je devrais dire "pesto", car toute la production de basilic passe dans la réalisation de cette délicieuse sauce que l'on mange avec des pâtes. Je pense que je pourrais en manger tous les jours, elle est vraiment excellente : ail, basilic frais, fromage piquant bien mûr, de l'huile d'olive et des pignons (ou des noix voir des amandes) ... le tout écrasé au pilon à l'aide d'un peu de gros sel. En Italie, dont j'adore la cuisine et bien d'autres choses, il doit avoir des recettes de "pesto" bien plus originales à utiliser avec tel ou tel plat. La mienne, façon alla genovese, sans être particulière me semble déjà très bonne :-)


La deuxième sauce est une "harissa-like" faite avec tous les piments du jardin mélangés à de l'huile, à de l'ail en quantité, une goute de vinaigre de vin blanc et du sel. En fait, on dirait presque un mojo picon des Canaries en plus simple. Les piments étaient très murs, presque ridés. J'ai juste enlevé les pédoncules, le reste est parti entier au mixeur. Ce n'est pas que j'en avait marre d'enlever les pepins mais c'est qu'au bout de deux minutes mes mains étaient en feu et que la brulure a mis deux jours à partir. Alors, bouches délicates s'abstenir.


Heureusement qu'à la maison nous avons la championne mondiale des trucs qui arrachent ;-) Alors, pour l'année prochaine, il faut augmenter la production de piments ! Surtout que, badigeonnée sur la pâte d'une pizza siciliana avant d'ajouter le reste des ingrédients, cette harissa donne du caractère aux plats!

dimanche 7 décembre 2008

Pommes de terre d'arrière-saison : la conclusion


J'en avais parlé de mes projets patatoïdales dans un autre billet. A vrai dire, cela avait pris un poids important dans mes réflexions horticoles de l'été passé :-) Puisque je ne peux pas faire des patates pour toute l'année (manque de surface et de qualité de sol), pourquoi pas faire des patates (presque) toute l'année?

J'avais trainé pour faire la plantation, mes plants ne germaient pas, et je stressait par rapport à la naissance de notre bébé (prévue mi-août). La levée avait été très irrégulière, plutôt début septembre. Les "Belle de Fontenay" avaient carrément boudé et sont restés sous terre.

Quatre mois après, nous avons sorti cinq Kg de patates sur deux rangs de cinq mètres, ce n'est pas terrible. Ok, mais si l'on regarde le nombre et le calibre de patates par pied "valide", je suis plutôt plein d'espoir sur cette culture à contre-saison. Les patates étaient assez grosses et plein de petites, présentes sous les plants, auraient pu grossir si elles avaient eu le temps. Si la levée avait été difficile, les autres phases de croissance se sont bien passées.

Donc, résultat des analyses : il faut absolument planter, entre mi-juillet et début août, des plants bien germés, capables de se mettre rapidement en route. Or, cela n'existe pas sur le marché et je n'avais pas réussi à faire germer à la maison des patates bio (achetés au rayon légumes) malgré les passages au frigo et la disposition en caissettes (voilà une doc pas très bio sur comment faire germer les patates). Les pommes de terre ont une période de dormance, peut-être qu'il me faut des patates à faible dormance pour arriver à les faire germer rapidement... en même temps que précoces car il faut qu'elles poussent vite avant les froids (des Eersteling, des Agata,... ?). Un peut-être qu'il faut acheter des plants non germés en hiver et les laisser dans le frigo en attendant de les faire germer avant la plantation en juillet.

A suivre ... en attendant, je réfléchis à mes patates de saison qui arrivent dans 2 mois (et un peu plus). J'ai trouvé un site pas super-bien fait mais avec beaucoup d'informations pratiques qui complète celui, plus officiel de www.plantdepommedeterre.org. J'ai regardé dans leurs variétés bio (je suppose qu'ils sélectionnent là des variétés simples à gérer en bio) et leur choix me semble assez pertinent. Deux variétés principales, des "Linzer Delikatessen" et des "Monalisa", plus quelques "Ratte" pour la forme, pourraient être le bon choix. On serait ainsi sur des durées végétatives différentes et les récoltes s'échelonneraient de fin mai à juillet. On consommerait les premières en primeur et ensuite les autres au fur et à mesure de leur maturité (et de nos besoins) au cours de l'été et de l'automne.

Le jardin potager, début décembre


L'hiver arrive à petits pas, il a frappé à la porte la semaine dernière et il compte (d'après les prévisions) s'inviter aussi celle qui arrive. Pour le moment, il impose sa loi en douceur, espérons qu'il reste longtemps aussi modéré dans ses façons : au-delà du -2°C, ce ne serait pas très gentil de sa part.

Surtout que le potager s'est installé dans un rythme de croisière où toutes les plantes poussent de façon quasi imperceptible, on dirait qu'elles pourraient se passer de jardinier pendant des semaines. Sauf que les froids vifs de décembre et janvier peuvent faire tout basculer, en quelques heures, un petit matin quelconque.

Dans les grandes lignes, je reste confiant. La preuve : en profitant de la visite des beaux-parents, nous avons planté ce weekend une deuxième variété d'ail ("germidour") et des échalotes. J'ai préparé la terre pour finir mes semis de petits pois ("Proval" et "Norli") et mes oignons. Mes semis d'oignons n'avancent pas très vite, pour l'instant je vais juste planter un sachet de bulbilles "Rouge de Brunswick" et peut-être un deuxième à acheter. Je dois aussi acheter un 1Kg500 d'ail pour finir mes plantations. J'en achèterai une partie en Espagne lors des vacances de Noël, pour tester d'autres variétés.

Nous avons aussi arraché les célèbres patates d'arrière saison. J'en parlerai un peu après. Cela me laisse un peu de place supplementaire où je mettrai en janvier quelques chou-fleurs semés en septembre et qui attendent d'être repiqués. Je pourrai aussi entretenir les fraisier, un peu envahis pas les herbes et écrasés par les dites patates. J'ai aussi, coincé entre les carottes et les poireaux, une ligne libre dans la place des derniers haricots beurre qui ont gelé la semaine dernière.

Voici quelques images du potager en décembre :

Potager - 6 décembre 2008



Radis blanc "Glaçon"


Deux radis récoltés hier : un rond "ecalarte" et un "glaçon". Ca nous change des sempiternels "de 18 jours" !

vendredi 5 décembre 2008

Ma liste de graines potagères


Il y en a que j'ai acheté, il y en a que l'on m'a offert, il y en a des récupérées de mes propres fruits ... Voici ma liste de graines pour me rappeler de ce que j'ai avant de me lancer dans des achats ou pour me décider à en acheter d'autres. Ces sont presque toutes des variétés simples, les hybrides sont trop chères pour les risquer dans des semis douteux dans un sol trop battant :-( Du coup, si je rate le semis (98% des semis de salade ou oignon) ou si les limaces passent par là et décident de rester pour diner, j'ai un peu moins mal.

Je remettrai la liste à jour avec mes nouvelles acquisitions, je n'ai pas mis les variétés que j'ai déjà testé mais dont je n'ai plus de graines. D'ailleurs, il y a certaines que peut-être je ne testerai pas tout de suite, ou que j'ai planté par le passé mais que je vais abandonner provisoirement. Peut-être qu'il faudrait que j'ajoute une colonne avec les résultats de la culture tout de même. Et une autre pour la ou les périodes de semis, pour ne pas avoir à les chercher à chaque fois.

Après coup, je me rends compte que j'en ai beaucoup de variétés. Cela se justifie autrement que par un "consumérisme de graines" ou par simple curiosité, de par la nécessité d'être précis sur le choix des variétés lorsque l'on veut produire des légumes toute l'année sur un petit jardin. En plus, j'ai environ 15 variétés offertes par ma soeur, du coup ça gonfle la liste :-)

Il me resteront à noter ma dernière commande de graines (15 variétés, la plupart nouvelles pour moi) plus les graines de poivrons et piments que sèchent dans la cuisine et attendent d'être triées.

Bon, voilà la liste des variétés.

mardi 2 décembre 2008

Choux chinois et navets : quelques retours d'expérience


Les derniers navets du semis de fin juillet ont été arrachés, il n'y avait rien à manger, des racines minuscules trouées par la mouche du chou. Nous n'avons pas eu de chance avec ces navets, quand je pense à toute la flotte qu'on a mis pour les arroser ! Il va falloir que je trouve le moyen pour combattre les mouches et les punaises si je veux faire du navet à nouveau l'été prochain.

Apparemment, la mouche du chou passe l'hiver dans les profondeurs de la terre. Il faudrait au moins donc que je travaille bien le terrain ayant accueilli des navet et des radis dans l'espoir de détruire les pupes.

Peut-être qu'il faudrait arrêter complètement les crucifères pendant quelques mois pendant l'été prochain? On empêcherait ainsi la reproduction d'une ou deux générations de mouches. D'un autre coté, cela faisait des années (depuis toujours?) qu'aucune crucifère n'avait été plantée dans le jardin (mis à part quelques radis) et cela n'a pas empêché que l'on trouve partout des radis troués. Des mauvaises herbes du jardin appartiennent à ce groupe botanique. D'ailleurs, il faudrait que je regarde dans la racine de mes choux des dégats éventuels, idem pour la roquette, s'il y a eu des attaques.

Je continue aussi à ramasser les derniers choux chinois afin d'en tirer quelque chose avant les prochains gels. C'est très impressionnant, plus que toutes les autres plantes du jardin, chaque plant de chou chinois semble un paradis pour "nos amis les bêtes". Peut-être que sa structure plutôt renfermée y participe, on trouve entre les feuilles de chaque plant des escargots, des punaises, des chenilles, des pince-oreilles, des noctuelles vertes, d'autres que je ne connais point et, nouveauté, des chenilles de piéride du chou. Les "cardes" des feuilles extérieures sont minées en longueur et pourrissent. En les arrachant, on peut voir que les racines ont été aussi visitées. Une richesse biologique remarquable (sic).

Par contre, coté "production agricole", les ravageurs du chou semblent être les plus nombreux parmi ses hôtes et les plants en ont souffert. A chaque fois que j'en récolte un, la moitié du choux part directement au compost, immangeable (je ne compte pas les feuilles un peu trouées, sinon je ne mangerais rien:-). Un tiers des plants sont montés à fleurs depuis octobre, induits par les coups de froid.

Je tenterai à nouveau ma chance au printemps (même si la culture est conseillé à l'automne) car c'est un très bon légume, surtout en salade : au wok j'étais plutôt déçu, il faudrait juste le chauffer très fort rapidement, sinon il devient comme un épinard mou et aqueux. Coté culture, le semis avait bien levé avec des graines de Biaugerme, je pourrais réduire la dose pour avoir juste une dizaine de plants (là j'en avais beaucoup trop). Par contre, ensuite il faut que le plant soit dans des bonnes conditions: un sol très riche et de l'eau tant qu'il en faut. Puisque je ne peux pas vraiment arrêter tous ces insectes, il faudrait juste que le plant soit assez fort pour les devancer. Une fois de plus, la richesse du sol est l'élement clé dans un potager naturel. Il faut que j'y travaille encore. Ensuite, la culture devrait aller très vite, la récolte pourrait intervenir entre 60 et 80 jours après le semis. Autant que pour une laitue, sauf qu'un chou pe-tsaï fait dans les 2 Kg !

J'ai aussi découvert un nouveau ravageur au pied du semis de scaroles "Cornet d'Anjou", une sorte de larve d'hanneton mais plus petite : la louvette ou hépiale. J'en ai tué deux pris en flagrant délit, biné autour pour en faire sortir d'autres larves qui pourraient s'y trouver. Il faut surveiller cette ligne, j'avais rien vu, on dirait que les larves juste grignotaient les racines sans vraiment couper net le collet (comme font le taupin ou le ver gris).

Vers un crash alimentaire

Le documentaire sur Arte. Des choix à faire pour l'humanité et pour chacun d'entre nous ...

La mini-serre est enfin terminée


J'ai eu du mal à trouver un tissu pour couvrir le tunnel maraicher. J'ai enfin acheté un rouleau de plastique "agricole" de 2x10 m chez Castorama à Lattes (20€), plus un voile de forçage tissé (16€). Ils n'avaient pas grande chose en "matériel vivant", j'ai juste acheté une boîte de graines de fêves "Aguadulce" à planter peut-être au printemps chez les beaux-parents dans le Tarn (ils nous laissent un peu de place dans leur graaand potager ;-). La largeur du rouleau (2 m) est un peu juste par rapport aux arceaux métalliques dont je dispose, l'aération est assurée malgré moi, je ne sais pas encore quelles seront les conséquences. Sinon, il est très transparent, c'est une très bonne chose pour mes légumes, un maximum de lumière pourra ainsi traverser et réchauffer le sol.

Avec ce plastique, j'ai pu finir le tunnel et commencer la plantation. Le tunnel permet la plantation de 4 lignes à 20 cm de distance environ avec 25 plants sur la ligne : 50 laitues (du marché), 30 cornets d'Anjou (de nos semis) et un peu de mâche semée entre les lignes. Le terrain est bien occupé ! Même trop je dirais, les maladies cryptogamiques se développent plus facilement dans l'air confiné de la serre lorsque les plants ne sont pas assez écartées. Croisons les doigts. J'ai arrosé enfin pour assurer la bonne reprise des plants.

J'ai aussi arrosé les autres salades plantés au début du mois, elles sont dans une partie du jardin qui se ressuie très rapidement, la terre était poussiéreuse. Pour l'instant, ça allait, les salades étaient en forme. Avec ces salades et celles du tunnel, on devrait atteindre le mois de mars (s'il n'y a pas de grand froid, bien entendu).

Avec le voile de forçage, j'ai couvert une partie des lignes de mâche et navet semés début septembre. J'espère ainsi leur donner un coup de pouce. La mâche est presque prête pour une première coupe (encore 2 semaines de beau temps et on y est).

J'ai retourné un peu de terre pour compléter la planche des petits pois avec quatre nouvelles lignes (des "Sugar bon" et des "Proval", comme ceux déjà semés il y a dix jours). Cela devrait nous suffire coté petits pois mangetout et à grains. Le reste de cette planche (où les poivrons avaient poussé) accueilleront les oignons de plusieurs sortes pour le printemps et l'été.

Prochains semis, le weekend prochain !

samedi 29 novembre 2008

Fin novembre : premières gélées au jardin


Depuis le 23 novembre les premiers froids sont arrivés à Montpellier avec des minima entre les -1 et 3°C. Je suppose que les températures ont été encore plus froides à Grabels. Je suis allé, une semaine plus tard, constater les dégâts et sauver le peu qui était récupérable.

C'est fini pour le légumes estivales : pommes de terre d'arrière-saison, haricots beurre, tomates, poivrons et piments, ils étaient tous gelés. Notons que les haricots beurre se sont très bien gardés dans les branches et ils étaient tout à fait mangeables même s'il n'y avait plus des fleurs depuis quelques semaines. Quelques choux chinois et scaroles avaient aussi des pourritures dues sans doute au froid. Tous les autres légumes semblent en forme, y compris les salades dont certaines sont des variétés plutôt d'été. Quelques chenilles de piéride du choux étaient tout aussi vivantes, je m'en suis occupé (désolé pour elles).

J'ai donc pu arracher les plants de poivrons et piments, ils avaient des tiges grosses comme deux doigts :-) Je n'ai pas apprécie des différences selon les variétés, tous les plants étaient également grillés. Par contre, coté fruits, les piments et les poivrons aux formes allongées (corne de taureau, doux des Landes) était plus en forme que ceux de type carré (y compris les petits marseillais).

J'ai passé un peu de temps pour finir le binage de plantations d'automne, il ne me restaient que les choux nantais plantés en octobre. Je ne sais pas pourquoi mais la moitie de ces plants ont deux tiges au lieu d'une. La faute aux graines (de chez Caillard), aux escargots, aux pluies torrentielles? J'en ai enlevé la moins forte, nous verrons ce que cela donne.

J'ai ramassée aujourd'hui la reine des betteraves, une "Dretoit" de 420 gr ! J'ai aussi arraché des cèleri-raves, c'est moins glorieux. J'ai aussi fait quelques récoltes dans les choux de Bruxelles, choux chinois (très abimés), brocolis et radis rond d'hiver. Pour le coté mauvaises nouvelles, les navets semés fin juillet sont complètement véreux, rongés par les mouches du chou. Après les punaises de la fin de l'été, je pensais qu'ils se seraient un peu retapés mais il n'y avait rien à faire ... Tout est à arracher.

Ah, j'oubliais, j'ai revu le petit-père rouge-gorge :-)

mardi 25 novembre 2008

Combien d'eau dois-je mettre à chaque arrosage?

On avait dit qu'il me faut 7 l/m²xjour dans la période la plus "dure" de l'année, le mois de juillet (enfin, août le suit de très près). Mais est-ce que je peux faire un arrosage par semaine de 49 l/m² ou bien un arrosage tous les 3 jours de 21 l/m²?

Cela dépend de la "réserve utile" (RU) du sol (quantité maximale d'eau que le sol peut stocker) qui est fonction de la structure et de la profondeur du sol (enfin, de la partie exploré par les racines, au-delà ça nous intéresse pas). Dans notre potager, la partie du sol explorée par les racines est tout au plus de 40 cm (avec la bêche ou le pic, je ne pense pas aller au-delà de 30 cm). Ainsi calculée, la RU pour notre sol "franc tendance limoneux" est de 74 l/m². Les plantes vont absorber cette eau du sol et à partir d'un moment, l'eau commencera à manquer et les plantes vont souffrir de la sècheresse. Ce seuil (réserve facilement utilisable, RFU) à partir duquel les plantes souffriront un stress hydrique est atteint lorsqu'ils ne restent plus que 52 l/m² dans le sol (environ 2/3 de la RU pour un sol franc). Pour éviter toute chute de la production due au manque d'eau (flétrissement des feuilles, fruits ou fleurs qui tombent), il faut toujours maintenir au moins 52 l/m² dans le sol (en principe ce chiffre est une moyenne, car toutes les plantes ne réagissent de la même façon face à la sècheresse).

Donc du moment où le sol est totalement trempé (74 l/m²) au moment où les plantes commencent à souffrir du sec (52l/m²), nous avons 22 l/m². En hiver, cette réserve met des semaines à être consommée. En juillet, avec l'ET journalière de 7 l/m², cela se fait en 22/7 = 3 jours environ. Enfin, là encore il faudrait partir d'un arrosage "idéal" où l'on tremperait totalement le sol sur les 40 cm évoqués tous les trois jours en y apportant 22 litres d'eau par m². Ce qui n'est pas le cas lorsque l'on arrose à toute vitesse en fin de journée avec son petit tuyau avant de partir prendre l'apéro ... ;-)

Dans le cas d'un système d'irrigation localisé (goutte à goutte), on pourrait théoriquement mieux controler la quantité d'eau apportée et faire nos arrosages tous les 3 jours. A condition de pouvoir extraire au moins 6000 litres par jour du forage, ce qui n'est pas le cas. Je pense, par rapport à l'expérience de cette année, que l'on peut peut-être en tirer 1000-1200 litres par jour en deux fois. Et je n'ai pas l'impression de que l'eau que l'on ne dépense pas un jour reste disponible pour le lendemain. Je connais pas très bien la "dynamique" de la nappe phréatique qui nous alimente mais j'ai constaté que la quantité d'eau disponible à diminuer au fur et à mesure de l'avancement de l'été, indepêndament du nombre d'arrosages hebdomadaires. Normal, il y que des piscines et des pélouses autour, et tout le monde pompe de la même nappe.

Donc la stratégie, avec un système d'arrosage localisé et avec un programmeur, serait d'arroser quotidiennement pour restituer au sol l'eau qui est utilisée par les plantes (7 mmxjour) à partir du moment dans lequel la RU commencera à être entammée. Une stratégie qui aurait par effet un sol engorgé où l'on pourrait pas transiter mais des racines peut-être mieux distribuées qu'avec un arrosage demarrant une fois épuisée la RFU (où les racines resteraient autour du bulbe humide). Faut-il suivre le chemin du milieu ? Je crains que les racines restent trop en surface, cherchant l'humidité du goutteur, dans un sol trempé ... nous aurions intérêt à ne pas ratter un arrosage car les plants seraient très fragiles avec un système racinaire "faineant".

Cela veut aussi dire que l'on cultivera en été une surface maximale que l'on pourra arroser (avec une éfficacité de 80% pour le système d'arrosage) : 1200/7 = 171 m², donc les deux plus grandes parcelles et un peu plus.

A suivre ...

lundi 24 novembre 2008

Combien d'eau faut-il pour arroser le potager ?

Suite à l'un des messages précédents du blog, je voulais savoir de combien d'eau j'aurai besoin pour arroser le potager l'été prochain. Je me prépare à étudier sérieusement l'installation d'un système d'arrosage.

Je sais, là il pleut. Mais comme je sais que je n'aurai pas le temps de préparer l'arrosage une fois que le besoin se fera sentir, je commence à m'en occuper petit à petit.

L'objectif c'est de trouver le volume journalier moyen nécessaire pour arroser le potager. Il s'agit d'avoir un ordre d'idée car je ne sais ni qu'est-ce que je vais planter, ni quelle surface, ni encore moins s'il fera plus sec que normal ou si l'on aura un été "pourri".

D'abord il me fallait connaitre l'evapotranspiration potentielle (ETP) du mois le plus "dur" coté irrigation. J'avais une méthode pifométrique pour l'Andalousie : l'ETP est égale au nombre (ordinal) du mois (janvier=1, février=2, etc) jusqu'à juillet (=7), et ensuite, on revient en arrière (aout=7, septembre=6, etc). Vive la science pointue :-)

J'ai trouvé un logiciel (DAILYET) qui calcule l'ETP en bonne et due forme à partir de données climatologiques d'une station donné en utilisant les formules classiques de calcul d'ETP.

A partir des informations sur les normales climatiques à Montpellier, on obtient avec le modèle Penman Monteith pour le mois de juillet une ETP de 6,1 mm/jour. Cette valeur me semble crédible. Juste que pour la "quantité de vent" (wind run), je n'ai pas de mesure donc j'ai pris la vitesse moyenne du vent sur l'année d'après les cartes assez connues du potentiel éolien en France (5-6 m/s en zone type "banlieue" à Montpellier). La prise en compte plus précise du vent peut modifier l'ETP de +/- 0,4 mm/jour.

Pour connaître les besoins en eau des plantes, il faut multiplier l'ETP par le coefficient cultural Kc qui est fonction de l'espèce de plante et de son état phénologique. J'ai trouvé une table des Kc en espagnol que j'ai traduite (je n'ai pas tout repris) , ça sert toujours:

Bon, là encore, il s'agit d'avoir une idée de la consommation globale dans le moment le plus "dur", dans le mois de juillet en pleine poussé de toutes les légumes d'été : haricots, tomates, poivrons, aubergines, carottes ... Le Kc de la tomate (1,15) peut être un bon indicateur pour rester du coté de la sécurité. En conclusion, l'evapotranspiration moyenne pour un mois de juillet est de 6,1x1,15=7 l/m²xjour.

Le potager est composé de quatre parties de 80, 85 et 35 et 15 m² respectivement. Selon cette hypothèse d'ET, il faudrait chaque jour 560, 595, 245 et 105 l d'eau pour irriguer le potager. Cela fait 1505 litres par jour au total. En plus, il faut compter avec une efficacité du 80% (différence entre l'eau apportée et celle absorbée par la plante) pour un arrosage localisé , cela ferait 1800-2000 litres par jour. Je ne compte pas là l'apport de pluies (en juillet, il pleut à Montpellier 20 mm en moyenne, environ 11 mm en 2008, 4 mm en 2006). Pour rappel, la pluie effectivement absorbée par le sol varie entre 60-80 % de la précipitation en fonction de l'intensité de celle-ci. Donc un orage de 12 mm pourrait ne représenter que 7 l/m² dans le sol.

Cet été j'ai dû mettre 6000 litres par semaine, et le forage avait du mal à suivre à partir du 15 août.

A suivre ...

samedi 22 novembre 2008

Un tunnel horticole pour l'hiver

Le potager du Sud se prépare petit à petit aux courtes journées d'hiver. J'ai travaillé le terrain anciennement occupé par les tomates afin d'installer un petit tunnel sous lequel faire pousser des salades, protégées par un voile.



J'ai fait une sorte de butte de la largeur des arceaux qui soutiendront le voile. La butte est surélevée d'environ 20-25 cm, et fumée avec 5 litres de fumier de cheval mur par mètre carré.

J'ai ma petite idée par rapport à cette serre : après la culture hivernale des laitues et roquettes, je voudrais utiliser la butte pour cultiver des courgettes et des melons. J'ai l'espoir de me rattraper des difficultés pour faire pousser les courges vécues l'année dernière.

En retournant les planches des tomates et des aubergines, j'ai été surpris de voir à quel point les racines des cyprès qui entourent le jardin ont envahi le terrain sous les plantes. Certaines allaient même à entourer les mottes en terreau des plants de tomates.

En plus, j'ai vais peut-être changer mon avis par rapport au lieu où je vais planter l'ail et l'oignon, et celui où l'on sèmera pois gourmands et à grains. Il y a une grande différence d'humidité entre les planches du potager, entre celles nouvellement mise en culture, près des cyprès, et celles cultivés avant notre arrivée, situées loin des cyprès. Cela ne va pas dans le sens de ma première idée, mais il vaut mieux mettre mes bulbes au sec. J'en ai perdu assez lors des dernières pluies !

jeudi 20 novembre 2008

Arrachage et conservation des tomates vertes


Ca n'a pas été facile mais il a fallu se résoudre à arracher les pieds de tomates ... ciao, ciao tomates :-( Ils étaient encore garnis d'un nombre important de fruits verts et même de quelques uns oranges. Les plants de tomates plantés fin juin à moins bonne exposition avaient déjà été arrachés début novembre. Dans ce groupe, les tomates "cerise" continuent à faire des fleurs et des fruits mûrs. J'ai donc arraché les pieds entiers et laissé à l'abri pour que les fruits puissent murir tranquillement.

Pour les autres tomates, celles près des aubergines, j'ai, à l'aide d'un sécateur, tout coupé en petits bouts enterrés sur place. Les aubergines, qui avaient un peu souffert de la première gelée blanche de l'année, ont suivi le même chemin. A cet endroit, je pense mettre en place la future serre-tunnel pour faire des salades pendant l'hiver. Sans vouloir faire une couche chaude, je me suis dit que les restes végétaux activeront le sol de cette partie du jardin. Je complèterai, avant de poser le tunnel, avec du fumier décomposé. Je veux donner aux plantes sous tunnel toutes les chances de pousser rapidement à une période où le jardin à tendance à s'endormir.

Les tomates saines, même vertes, sont mises de coté et parties à la serre. J'ai lu ou entendu parler des plusieurs méthodes pour faire murir les tomates vertes:
  1. Arracher les plants entiers et les pendre tête en bas à l'abri. Cette méthode est très commune en Espagne méditerranéenne et donne lieu à la plantation de variétés spécifiques appelées "tomate de colgar" (tomate à pendre).
  2. Cueillir les tomates, arracher les pétioles, et les envelopper dans du papier journal avant de les déposer en cagettes
  3. Mettre les tomates dans des cagettes avec quelques pommes et couvrir avec une feuille de journal l'ensemble. Les pommes dégagent de l'éthylène en murissant et déclenchent le murissement des tomates. L'éthylène est utilisé à grande échelle pour faire murir les fruits cueillis trop verts avant de les mettre sur le marché, c'est une méthode assez efficace.
  4. Enfin, tout simplement mettre les tomates au sec et à la lumière, sur le rebord d'une fenêtre.
Il ne faut pas s'attendre à des super-tomates comme celles de l'été mais elles suffisent pour agrémenter honorablement une salade de laitue et quelques rondelles d'oignon.

En parlant de laitues : j'en ai planté une soixantaine depuis début novembre achetés chez Botanic. Les variétés sont "rougette de Montpellier", "brune de Grenoble" et deux hybrides blonds. En espérant qu'elles tiennent aux premiers froids.

mercredi 19 novembre 2008

Le jardin potager en novembre

Voici, avec un peu de retard, quelques images du jardin le 4 novembre. La situation a peu changé depuis, mis à part que la terre sèche lentement.

Potager - 4 novembre 2008


On récolte toujours des poivrons et des haricots beurre, on a gouté les premiers choux pe-tsai (pas très réussis mais bon), des carottes, des bettes et des betteraves, de la roquette, des salades, des scaroles, des poireaux, des choux brocolis, des petits radis, des pousses des choux coupés auparavant (pour la soupe), les premiers navets commencent à venir.

Les fortes pluies de novembre ont fait quelques ravages, notamment parmi les oignons blancs qui on pourri en nombre, les choux nantais plantés fin octobre et les semis faits du mois dernier.

Les escargots sont repartis et pris la suite des punaises, des touts petits cette fois, qui restent toujours dans les plants. Même pas la peine de mettre du Ferramol, ils ne descendent pas au sol pour y gouter :-P. Toutes mes crucifères sont complètement trouées.

Patience ... j'ai mis une boule de graisse pour attirer les petits oiseaux cette hiver, j'ai vu un père rouge-gorge l'autre soir : voudra-t-il s'installer au potager? Il est le bienvenu.


lundi 3 novembre 2008

Comment éplucher les châtaignes ?

L’automne arrivé, les vendeuses des marchés d'Andalousie étalent des nouveaux produits, symboles de la saison des feuilles mortes : lactaires, pommes de pin pignon, asperges sauvages, olives vertes et châtaignes. Des grosses châtaignes des monts de Aracena ou de Ronda vendues au cri de « pelaeras, pelaeras ! ». Car c’est leur aptitude à être pelées facilement qui décidera l’acheteur arrêté devant le tas de marrons. Pour cuisiner les châtaignes, il faut ôter les deux peaux des châtaignes : la première, la dure, part facilement au couteau; par contre, la deuxième peau, la fine, est souvent très accrochée à la partie comestible. Ce fin tégument au gout astringent nous sépare du plaisir moelleux de la châtaigne.

On le vérifie à chaque fois que l’on réuni assez de forces pour attaquer une corvée de confiture de châtaignes : « qu’est-ce que c’est ch…. ! ». Mais qu’est-ce que c’est bon aussi. Du coup, on fait semblant d’oublier et l’on repart de plus belle l’année suivante, vers les forêts des Cévennes ou de Lacaune, à la quête du châtaigner qui fera les plus beaux fruits pour nos confitures, soupes et autres choux braisés. Merci au châtaigner, véritable arbre paysan, qui fournit aliment, chauffage et bois d’œuvre aux habitants des pays nord-méditerranéens et sud-océaniques (depuis sont berceau en Anatolie, jusqu’à Gibraltar et le sud de la Bretagne).

Par rapport à l'épluchage des châtaignes, j’ai l’impression de me replonger à chaque fois dans la même galère. Je teste plusieurs méthodes, je sais plus laquelle était la bonne ... :-( Cette année, j’étais déterminé à identifier 'LA' bonne méthode pour enlever cette 2ème peau de la façon la plus rapide et propre possible, tout en assurant le bon goût de la confiture.

J'ai donc fait le tour de quelques sites et forums sur Internet et noté les astuces pour peler les châtaignes qui reviennent le plus souvent :

D’abord, pour toutes les méthodes, laver les châtaignes soigneusement et jeter celles qui surnagent car elles sont "habitées".

Méthode 1 : trempette toute la nuit

Enlever la peau brune et mettre les châtaignes dans une casserole en les couvrant d'eau. Les laisser tremper toute une nuit. Cuire ensuite les châtaignes, juste à point : la peau s'enlève très facilement.

Méthode 2 : cuisson avec les 2 peaux incisées.

Procéder par petites quantités pour pouvoir éplucher à chaud. Inciser les châtaignes tout autour de fruit. Entailler profondément pour atteindre la peau fine.
Plonger les châtaignes dans l'eau bouillante et cuire 3 à 5 minutes. Sortir les châtaignes une à une pour les peler encore très chaudes. Les deux peaux s'enlèvent facilement (blague n°1).

Méthode 3 : cuisson avec peau fine.

Enlever l'écorce à froid en laissant la peau fine.

Faire cuire les châtaignes en les mettant au départ dans de l'eau bouillante, tout juste recouvertes, pendant 15 minutes. Enlever les peaux fines, elles se détachent d'elles-mêmes (blague n°2).

Méthode 4 : congélation.

Couper les châtaignes dans le sens de la largeur. Congeler les châtaignes 2 ou 3 heures (au-délà vous risquez de récupérer de la purée). Faire bouillir une casserole d'eau. Plonger une poignée de châtaignes congelées dans l'eau bouillante. Laisser reprendre l'ébullition. En principe les 2 peaux montent à la surface (blague n°3).

Méthode 5 : four.

Eplucher la première peau dure, ranger les châtaignes sur une plaque à rebords. Lorsqu'elles sont cuites, la deuxième peau s'en va facilement (encore une blague).

Méthode 6 : presse-ail

Coupez et faites bouillir les châtaignes, les presser ensuite avec un presse-ail.

Résultat des courses : les méthodes 1 à 5 ne fonctionnent pas mais comme blagues elles sont pas mal ("En principe les 2 peaux montent à la surface" :-D). La méthode du presse-ail permet d'obtenir une pâte de châtaigne de façon plus ou moins rapide et de bon goût pour l'élaboration de cette confiture familiale.

Pour aller plus vite, on peut couper en deux les châtaignes sur une planche de découpe à l'aide d'un couteau bien affuté (la cadence est ainsi plus rapide). Ensuite il suffit de cuire à feu vif les châtaignes pendant 15 minutes, de les égoutter et rincer à l'eau propre (pour enlever le goût tannique de la peau) avant de passer les moitiés une par une au presse-ail. On récupère la purée de châtaignes dans un récipient propre et on retire les deux peaux collées de l'intérieur du presse-ail. D'accord, c'est fastidieux, mais cette méthode reste bien plus rapide que celles présentées ci-dessus.

Ensuite, cette purée servira à faire de la confiture (en y ajoutant le même poids de sucre et un peu de vanille), des soupes, des gâteaux, des farces, ... J'imagine que cette purée peut se mettre aussi en bocaux et stérilisée ou être congelée pour la conserver.

Voilà, l'année prochaine j'essaierai de trouver la méthode rapide et facile pour préparer des châtaignes entières. Ça promet d'être un poil plus dur :-)

jeudi 30 octobre 2008

L'organisation du potager : consommer moins d'eau

Il faut se rendre à l'évidence, nous avons manqué d'eau pour l'arrosage des cultures cet été. A partir du mois d'août, le forage qui alimente le potager a commencé à faiblir dangereusement. Certains jours, j'ai mis 3 heures pour arroser les trois quarts du jardin en mêlant eau de ville (sur quelles planches), forage et réservoir (800 l. rempli à l'avance avec le forage). Encore heureux que l'arrosage n'a commencé vraiment que le 15 juin.

Plusieurs facteurs ont abouti à cette situation :
- Le jardin est passé de 70 à 240 m² entre mai et septembre, avec la mise en culture de nouvelles planches,
- j'ai manqué de matériel de paillage (herbe ou paille), donc le "mulching" a été limité aux cultures les plus sensibles,
- la méthode d'arrosage par gravité n'est pas adaptée au faible débit fournit par le forage,
- le jardin est entouré de pelouses et de piscines qui demandent de l'eau au même moment que le potager.

Je réfléchis aux méthodes pour améliorer l'utilisation de l'eau. Il faudrait que j'achète de la paille ou que je commence à stocker l'herbe des coupes de pelouse dès maintenant. Aussi, je pourrais mettre en place un système d'arrosage localisé avec une pompe de pression depuis le réservoir.

Plus simplement, il faut évaluer les objectifs et les résultats du jardin potager. Mon objectif principal est de disposer de légumes variées et fraîches toute l'année à partir d'un jardin à surface réduite et dans le respect de l'environnement. Atteindre cet objectif en plein été n'est pas très dur, quelques pieds de tomates, poivrons, courgettes, etc, et le tour est joué. Il en est autrement pendant le reste de l'année. En effet, une partie des cultures du potager cet été étaient destinées à être récoltées l'automne, hiver et printemps à venir. Comment diminuer la surface cultivée en été sans mettre en danger la production pour les autres saisons? Pas si simple.

Pour bien mener cette réflexion il faut savoir que certaines cultures n'ont pas joué le rôle attendu cet été. Par exemple, chou de Milan et de Bruxelles, poireaux, bettes, céleri, sont plutôt adaptés à la cuisine d'automne et hiver, elles n'ont pas été assez consommées mais ont demandé de l'eau. Le mélon? il est arrivé trop tard et en trop petit nombre pour être réellement apprécie. Courges, cornichons, concombres et courgettes n'ont pas réussi malgré nos efforts : maladies, manque d'eau, ravageurs, un peu de tout? Idem pour les pommes de terre (manque de fumure?) dont je n'avais pas bien choisi les variétés (pommes de conservation), et pour les haricots à rames (manque d'eau).

Pour d'autres cultures, nous avons manqué de production tout simplement en raison de la date de démarrage du jardin (mars 2008) : ail, oignon, pois, ... auraient dû être sémés avant. Les poivrons, eux, ont dépassé nos expectatives de production. De même pour les piments : 2 ou 3 pieds auraient suffi.

Conclusion : il faudrait réduire la surface car l'on manque d'eau mais il faut y parvenir sans mettre en danger la production régulière du jardin.

Pour cela, je voudrais augmenter les cultures d'arrière-saison et de printemps (périodes de faible demande d'arrosage) et diminuer les cultures d'été "superflues". Puisque nous ne disposons pas de vrai espace de stockage et que la belle saison est assez longue, il vaut mieux privilégier les variétés hâtives sur plusieurs semis décalés que les variétés de conservation plus longues à produire. Cela vaut pour les patates, carottes et betteraves. Les melons, pasteques et courges, très gourmands en ressources et en surface (aussi en chaleur!) sont aussi à restreindre. Espérons avoir plus de chance avec les courgettes et concombres cette année car ces sont des plantes très productives en général.

A suivre ...

Le jardin potager à la fin octobre

Après une semaine d'absence, je suis repassé au jardin pour faire le plan de légumes. Après une semaine de pluie et 80 mm tombés, tout était trop mouillé pour pouvoir y travailler. J'avais aussi profité pour emmener deux barquettes de plants de salades "rougette de Montpellier" et "Feuille de chene rouge" que je n'ai pas pu planter par cause de sol trempé. J'espère pouvoir le faire prochainement avant que les escargots en fassent un festin!

J'ai arraché 2 lignes de haricots verts et beurre qui poussaient entre les choux de Milan et brocolis et qui ne font plus de fleurs. J'ai ainsi récolté une caisse de gousses et, même si la qualité en cette période n'est pas extraordinaire, on dirait que la meilleure saison pour le potager d'été est souvent ... l'automne. J'ai récolté aussi les tomates que la pluie avait mis par terre et un bon paquet d'aubergines et de poivrons qui touchaient le sol, tellement les branches sont chargées de fruits. Comme pour les haricots, et après les 3°C de ce matin, je ne pense pas que l'on aura encore des fleurs mais il restent assez des poivrons, de piments et d'aubergines sur les plants pour tenir quelques semaines. Il faut voir notamment les poivrons du type "Corne de taureau", on dirait qu'ils attendaient cette saison pour montrer toute leur beauté.

Dans tous les cas, cette planche des poivrons, aubergines et tomates est destinée à accueillir les oignons, l'ail et un tunnel de forçage dans les mois à venir. Mais j'attends que le gel de novembre ou décembre fasse son travail (une nuit en dessous de zéro suffira) avant d'enlever ces chères solanacées d'été et de planter les aulx et compagnie.

Du coté des semis, les fêves plantées il y a dix jours commencent à pointer leur nez dehors, les mâches binées et nettoyées se fortifient ainsi que les navets mais je me demande si on les goutera avant l'hiver. Les premiers semis de navets ne souffrent plus les attaques de punaises : celles-ci sont presque immobiles entre les feuilles des choux et ne tarderont pas à aller somnoler jusqu'au printemps. Les petits escargots sont bien plus actifs et les choux d'hiver sont complétement troués. L'anti-limaces n'y fait rien car ces bébés-escargot ne descendent pas sur terre et préférent rester à l'abri entre les feuilles des plantes. J'en ai ramassé une certaine quantité à la main, il faudra renouveller l'opération pour sauver les choux.

Les choux brocolis ont commencé à produire leurs inflorescences depuis 15 jours et il y a en même qui sont montés à fleur :-( Morale : il ne faut pas trop attendre avant de les récolter !!

J'ai eu aussi une bonne nouvelle du coté des choux fleurs "Merveille de toutes saisons" sémés entre les scaroles "cornet d'Anjou" en septembre: ils sont dehors et en forme :-D J'espère pouvoir les transplanter en décembre ou janvier à leur emplacement définitif. Les plants de chou cabus "Hatif de Nantes" repiqués juste avant la pluie battante de la semaine dernière, et que je croyais perdus tellement ils étaient mal en point après le déluge, ont repris leurs esprits. Même certaines petites salades, que j'avais planté entre les pieds de chou, ont survecu.

Voilà, on attaque le mois de novembre avec toutes les planches couvertes de verdure, ce n'est pas beau?

Achat des bulbes d'ail, d'échalote et d'oignon


J'ai profité d'un week-end dans la région toulousaine pour acheter mes têtes d'ail à planter. J'étais aussi à la recherche de bulbilles d'oignon de la variété "Rouge de Brunswick" que je planterai aussi avant l'hiver (même si ces oignons peuvent se planter d'ici le mois de mars). J'avais cherché sans succès cette variété, pourtant très commune, dans plusieurs magasins de jardinage à Montpellier.

Concernant l'ail, j'ai acheté des variétés hâtives, en violet (Germidour) et blanc (Messidrome). Ces variétés sont plantés dans le Midi en novembre-janvier, et je devrait pouvoir les récolter en juin ou début juillet.

J'ai aussi acheté des bulbes d'échalote "Jermor" à planter cet hiver. Ce sera la première fois que je fais cette culture.

Voici un document de synthèse sur les qualités des variétés d'ail, d'oignon et d'échalote.

Définitivement 2009 sera une année à bulbes dans le jardin! Pour aller jusqu'au bout de la démarche, j'ai aussi acheté des graines d'une spécialité du Sud-Ouest : l'oignon de Trebons. Cet oignon se sème en automne, il faudra que je trouve un petit coin pour le semis ou bien que je le fasse dans un pot à la maison.

Même topo pour des graines de chou vert "Express" que je veux tenter en culture hative ce printemps. Je ferai le semis sans doute dans des terrines à l'intérieur pour faire 8-10 plants que je mettrai en terre en février ou mars pour les récolter en juin inch'Allah.

lundi 20 octobre 2008

Fin des semis d'automne au potager


Alléluiaaaa ! 32 mm déjà tombés sur Montpellier au cours de la journée ! Ils tombent à pic car j'ai fini il y a 2 jours mes semis d'automne. J'inclus dans cette catégorie les semis qui vont de fin juillet au mois d'octobre, et qui produiront, pour la plupart, des légumes à la fin de l'automne et pendant l'hiver.

Il s'agit de cultures aimant la douceur et l'humidité, parfaites pour un potager breton :-) Les pluies de la fin de l'été et de l'automne, les températures clémentes de l'arrière-saison leur permettent de se développer rapidement avant l'arrivée des froids. En fait, cette année, le Languedoc a été tellement sec (en dehors de la première quinzaine de septembre) que j'ai semé toutes mes graines dans la pure poussière et que j'étais, jusqu'à aujourd'hui, contraint d'arroser.

Voici la liste de mes semis d'automne avec quelques commentaires :
  • Fin juillet :
    • Navets "boule d'or", "d'Auvergne" : ils étaient très bien partis mais ils ont été très attaqués par les punaises des choux, ils se portent mieux depuis que la température s'est rafraichie.
    • Betterave "d'Egypte" : elles sont un peu trop à l'ombre (derrières les tomates) mais un semis d'arrière-saison semble tout à fait envisageable avec cette variété hâtive.
    • Radis d'hiver "rond noir" : très bon départ, mais mêmes attaques de punaises.
    • Choux chinois : idem, mais un vrai légume d'arrière saison avec une très bonne levée en plein été et une reprise assez spectaculaire lors des jours de pluie en septembre. A suivre pour un semis de printemps (fin février - mars)
    • Choux cabus "Nantais": assez bonne levée.
  • Aout :
    • Oignon blanc "Barletta", "Dulce de Fuentes"; salade "Kagraner Sommer", scarole "Frisée de Meaux" : tous complètement mangés par les escargots.
    • Poireaux, chicorées et cornets (plants) : ils sont énormes à ce jour, je les avais fumé légèrement à la plantation, ils ont profité de l'arrosage avec goutte-à-goutte.
    • Pommes de terre "Nicola" et "Ostara": la qualité de la levée a été proportionnelle au nombre et état des germes lors de la plantation. Les quelques plants qui ont levé ont déjà fait des petites patates. Les "Belle de Fontenay" n'ont pas levé vraiment, j'ai enlevé la ligne.
    • Cornet "d'Anjou" : levée moyenne (trop de chaleur ou mangés par les escargots?)
    • Carottes "F1 Tino" : bonne levée mais dégâts par les escargots, j'ai ressemé 2 semaines après. Je n'avais pas calculé que, dans un sachet de graines F1, il y avait aussi peu de graines ! Du coup la fois d'après j'ai acheté des nantaises.
  • Septembre :
    • Salades "Réglisse", "Feuille de chêne rouge" (plants) : elles sont atteint une taille correcte, notamment les "réglisse" qui étaient montées à graine directement lors d'une plantation en avril dernier. Peut-être qu'une fois de plus les plants de chez Botanic avaient un peu poireauté au magasin ...
    • Roquette "cultivée" : bonne levée, ils commencent à prendre la forme de la roquette.
    • Salade "Hâtive Erstling" : levée très moyenne, je ne vois toujours pas les plants.
    • Navets "boule d'or", "d'Auvergne" : levée assez moyenne, j'ai quelques trous dans la ligne. Ils mettent du temps à démarrer.
    • Mâche "à grosse graine" : levée très longue (c'est normal) et moyenne, dès fois j'ai 15 cm entre les plants.
    • Carottes "nantaise" et oignon blanc "Barletta"
    • Carottes "nantaise" et oignon "calçots"
    • Cornet "d'Anjou" : très bonne levée grâce à l'arrosage goutte-à-goutte. A repiquer en novembre si tout va bien.
    • Epinard "Matador" et radis "glaçon" : levée correcte mais les plants se développent doucement.
    • Carottes "nantaise", oignon blanc "Barletta" et salade "Brune d'hiver" : levée correcte.
    • Oignons blancs "de Rebouillon", mélange de salades (plants) : ils tardent à se mettre en route. A ce jour, les oignons sont toujours couchés.
  • Octobre :
    • Roquette "cultivée"
    • Navets "boule d'or", "d'Auvergne" : meilleur levée que le semis d'avant.
    • Choux cabus "Nantais" (plants issus du semis de fin juillet) et entre les plants sur la ligne: scarole "Frisée de Meaux" (plants semés en pot à la maison), radis d'hiver "rond noir". Mes plants n'étaient pas fameux mais j'espère qu'il y aura des survivants car il y avait au moins 15 plants de choux et une dizaine de salades.
    • Oignon blanc "Barletta", chou-fleur "Merveille de toutes saisons"
    • Fèves "de Seville" : qui feront le lien avec les prochains semis et plantations en novembre et décembre : fèves, pois, oignons, échalotes, ail.
A suivre d'ici une semaine, après les pluies et après mon retour au jardin ...

mercredi 15 octobre 2008

La météo dans le potager

On a l'image du paysan courbé sur sa terre, pourtant il ne quitte pas l'œil du ciel. Dans les pays du Midi, à différence de la façade atlantique, le ciel est tour à tour bénéfique et destructeur. Bénéfique alors qu'il nous emmène les pluies tant attendues en automne ou les précieuses averses printanières. Terrible lorsqu'ils nous baigne en feu pendant les mois estivaux ou qu'il nous ballait avec des pluies torrentielles qui ne laissent rien derrière elles.

Chez mes grands-parents, le moment de la météo à la télévision était les plus sacré, pas une mouche ne volait ! On attendait la pluie à l'automne pour les semis des blés ... ou on l'attendait plus et on semait en sec, en espérant qu'elle vienne par la suite.

Je continue à observer avec attention les prévisions météo, voici mes sources :

- Météo France : une bonne source à 2 jours mais à prendre avec précaution !!
- Situation à Montpellier-Centre : le site de Pierre-Marie qui me sert de station météo pour évaluer les besoins en irrigation (et prochainement en protection hivernale!) quand je ne peux pas me déplacer au jardin.
- Météo_Riviera_INLN : un site très formateur, et assez fiable, sur la météo provençale et méditerranéenne.
- Prévisions saisonnières : des prévisions à 3 mois pour la France et l'Europe.

Bon, là ils sont tous d'accord : pas de pluies en vue !

vendredi 10 octobre 2008

Retour sur les tuteurs en canne pour mes légumes


Ce billet fait référence à l'utilisation des cannes pour tutorer les légumes que j'avais déjà évoqué.

Après quelques mois d'utilisation, je me suis rendu compte de l'importance de la façon de poser les cannes. J'avais observé deux types de support pour les tomates et compagnie (en plein air et avec des matériaux bruts) :
- dans la Méditerranée, pays de la canne, on réalise des structures "complexes", en forme de tipi (ou bien de par couples en triangle) qui sont reliés les uns aux autres par leur croix dans tous les sens afin de leur donner plus de stabilité (voir ci-contre une photo du potager de mes parents en Andalousie) ;

- dans la façade atlantique et en montagne, là ou la canne se fait rare mais le bois est omniprésent, on peut faire des piquets relativement fins en acacia ou châtaigner qui sont plantés profondément et verticalement et au pied desquels on installe notre plant de tomate.

J'ai manqué d'aptitude d'observation et je l'ai payé. Regardant mes belles cannes ce mois de juin, cannes que j'avais coupé longues de près de 3 mètres, je me suis dit qu'elles apporteraient bien de la verticalité et du rythme au jardin. J'ai donc fait des alignements de cannes verticales, plantés 25 cm dans le sol, et j'ai prévu même de mettre des rubans colorés dans leurs pointes, sortes de drapeaux, pour parfaire le tout (j'ai finalement laisser tomber par manque de temps... ). Ensuite, j'ai semé à leur pieds mes célèbres haricots grimpants (qui n'ont rien donné) et planté mes quelques pieds de tomates tardives.

Quatres mois plus tard, force il est d'accepter que tout ce monde s'est cassé la gueule dès qu'il a eu un peu de poids à soutenir. Trop fines, les cannes n'ont pas gardé longtemps leur verticalité car la terre humide n'a pas suffit à les tenir fermement face au vent. L'écorce trop lisse des cannes fait qu'elle est incapable de retenir les brindilles des haricots ou les liens de toile avec lesquels les tomates sont attachées.

En fait, la disposition des tuteurs n'était pas tant un fait culturel, une coutume en fonction des régions, qu'une nécessité liée aux qualités des matériaux utilisés pour construire les tuteurs. L'inclinaison de la canne dans les structures décrites ci-dessus permettent un bien meilleur accrochage des plantes aux tiges polies des cannes qu'une disposition verticale. Dans le cas des piquets en bois, leur rugosité et leur épaisseur permettent aux liens de tenir leur position sans bouger. Ça me rappelle mes cours de physique :-)


C'est aussi simple que ça. A tenir en compte pour l'année prochaine.

jeudi 9 octobre 2008

Pour les visiteurs du jardin du Midi .. un peu de cuisine

J'avais constaté une augmentation des visites dans le blog depuis septembre, et j'ai trouvé la cause : une page tout à fait bienveillante dans le site jardindex.com. J'espère que les internautes ainsi aiguillés vers ce blog trouveront dans ses pages quelques idées intéressantes à défaut de recettes de cuisine :-)

En fait, je l'admets, ce blog est un peu "égoïste" : je le fais d'abord pour garder une trace de mon travail, de mes expériences, ... alors que mes recettes de cuisine sont, par la plupart, dans ma tête (pas besoin de notes) ou dans mon vieux calepin.

Bon, voilà, pour le "fun", un exemple de recette qui permettra de comprendre comment 80% de mes tomates ont fini leurs jours cet été :

Salmorejo cordobés a mi gusto (gazpacho "en purée" cordouan à mon style)

Pour un litre de salmorejo:

- Un morceau de pain rassis de la taille d'un poing trempé dans de l'eau fraîche
- 4 tomates moyennes mures
- 1/3 verre à eau d'huile d'olive (originalement un verre par litre de salmorejo)
- Un (bon) coup de vinaigre
- 1 ou 2 gousses d'ail
- 1 bout de poivron vert
- sel

Mixer aussi fin que possible et rallonger avec de l'eau fraîche jusqu'au litre.

Y tremper des comcombres, des poivrons, du jambon serrano, des ouefs durs ... en petits dés et de la salade.

Ce salmorejo de ma grand-mère (revu à mon goût) est délicieux en toute saison (froid ou tiède) et nous envoie directement chez les peuples (hispano-romains, arabes, castillans) qui ont investi Cordoue depuis 2500 ans. Chacun y a apporté du sien (vinaigre, concombres, tomates...), mais on y trouve toujours le trio "indigène", fondateur et essentiel d'un gazpacho : pain, huile et ail.

Un petit condensé d'histoire ce salmorejo, bien loin des "gaspacho", plutôt légers et raffinés, de la cuisine mondiale actuelle : en général, le gazpacho de tomates dans le Sud de l'Espagne, était un plat de résistance pour l'été. Rafraichissant (même sans passer par le frigo) et plein de calories (grâce à l'huile d'olive et au pain), il alimentait le travailleur en ville ou le paysan pendant les moissons estivales.

Aujourd'hui, je modère la quantité d'huile mais j'en fait tout de même un plat unique accompagné d'un peu de salade et de fromage.

Vive la cuisine de terroir !

La pluie est enfin arrivée !

Sept millimètres et demi hier, ce n'est pas beaucoup par rapport à d'autres régions du Midi, mais cette pluie a le mérite d'être tombée avec parcimonie donc avec un minimum de dégâts sur le sol limoneux du jardin. A suivre ce week-end ...

dimanche 28 septembre 2008

Le jardin potager à la fin septembre

La fin des haricots mais aussi la fin des tomates, et bientôt celle des aubergines et des poivrons. On vit sur les acquis de la période estivale mais les planches automnales gagnent du terrain. La mâche à grosses graines, les navets, la roquette, les épinards, les chicorées et scaroles, les oignons blancs de Barletta et même des carottes nantaises qui commencent à lever. Enfin .. pour la mâche et la roquette j'attends toujours que les plantules lèvent.

Les choux chinois, que j'avais répiqué début septembre en plein soleil, ont repris ses esprits et ont bien poussé cette semaine (même s'il y en a eu quelques pertes). Les scaroles Cornet d'Anjou, que j'avais sémé à la suite des plants repiqués, ont aussi lévé.

Cette fin de mois a été assez sèche et fraiche, le Mistral a souffle souvent et j'ai continué un rythme d'arrosage prôche de celui de l'été avec 3 tours d'eau par semaine. Le forage flanche et l'arrosage a été pénible. J'ai encore mis des nouveaux goute à goute dans la partie du jardin arrosé avec ce système. Il a bien aidé les cultures de cette planche : carottes, choux chinois, chicorées, poireaux, se sont mieux développés ici que dans les autres planches du jardin.

Les tomates sont nombreuses mais vertes et petites. Les quelques rouges ont perdu de leur goût : à cause de la fraicheur? Les plants sont malades mais font des repousses. Aubergines et poivrons continuent eux à fleurir et à produire mais à une vitesse moindre. J'ai marqué quelques poivrons que je laisserai mûrir pour récupérer les graînes : Long Doux des Landes, Italien Corno di Toro et Petit Marseillais. Les autres poivrons doux (de type carré) sont des hybrides, je ne pourrai pas récupérer les graines.

Hier, je suis allé à Jardiland pour acheter des graines d'oignon de Barletta et une barquette des salades (je ne réussis toujours pas mes semis de salades). Il y avait des barquettes de choux, des brocolis, des salades et d'oignons. Et je me suis laissé embobiner par une barquette d'oignons blancs de Rebouillon, à voir si ça fait des belles cébettes pour la fin de l'hiver.