Quelques images du potager à la fin juin, juste après le passage bénéfique d'un orage.
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jeudi 1 juillet 2010
mardi 29 juin 2010
Bientôt les semis d'été
Je suis en train de préparer le matériel pour mes semis d'été dans la nouvelle maison. Comme je serai en plein déménagement, je compte acheter la plupart des plants. Je ne ferai que les plants que l'on ne trouve pas souvent au marché: chicorées 'Pain de sucre' et 'Rouge de Vérone', peut-être quelques choux rouges et blancs hâtifs qui me plaisent bien, des oignons blancs pour planter en novembre, peut-être des blettes et des fenouils... à voir si j'ai le temps. Ces semis démarrent normalement vers le 15 juillet et vont jusqu'à début septembre en fonction des espèces de légumes.
J'ai déjà acheté des graines diverses : 3 types de mâche, des navets, des radis, des épinards, des carottes nantaises. J'ai aussi fait quelques graines de laitues diverses, de roquette, de blette, de chou, de chicorée 'Cornet d'Anjou'.
En tout, j'ai compté une quinzaine de légumes qui peuvent être semés ou plantés dans l'arrière-saison estivale :
J'ai déjà acheté des graines diverses : 3 types de mâche, des navets, des radis, des épinards, des carottes nantaises. J'ai aussi fait quelques graines de laitues diverses, de roquette, de blette, de chou, de chicorée 'Cornet d'Anjou'.
En tout, j'ai compté une quinzaine de légumes qui peuvent être semés ou plantés dans l'arrière-saison estivale :
- Épinard
- Chou chinois
- Chou pommé
- Chou brocoli
- Chou de Milan
- Poireau
- Chicorée
- Laitue
- Mâche
- Roquette
- Oignon
- Navet
- Radis
- Blette
- Fraisier
- Fenouil
lundi 31 mai 2010
Le potager fin mai
Voici quelques images commentées du potager en cette fin de printemps :
J'ai bien de choses à écrire avant de les oublier mais je manque de temps ...
J'ai bien de choses à écrire avant de les oublier mais je manque de temps ...
jeudi 1 avril 2010
Le jardin potager début avril
Comme la semaine dernière j'avais enlevé tous les voiles de forçage, j'ai profité pour prendre quelques photos du potager avant de les remettre sur les patates si j'arrive à les planter ce weekend. Cette gallérie d'images pourrait s'appeler 'les rescapés' car touts les légumes qu'y apparaissent ont passé l'hiver dehors avec plus ou moins de réussite.
J'ai travaillé un peu aussi et planté (ça ne se voit pas sur les photos) d'autres oignons (Jaune Espagnol, Rouge de Niort, Prebosa) sous le tunnel à la place des salades que l'on a déjà mangé. Et fait plein de petits travaux : passer un coup de cuivrol sur les cultures qui en avaient besoin (oignons, ail et fèves), un peu de pyrèthre sur les navets déjà attaqués par les premières punaises du chou qui sortent de leur léthargie) , arraché beaucoup de mauvaises herbes, arrosé les fèves, les épinards, l'ail (les trois sont trop près des cyprès pour recevoir de l'eau), sorti le compost ... enfin, les occupations ne manquent pas.
Le temps reste un peu frais (16°C mais avec du Mistral) et humide avec 10 mm en début de semaine et encore 7 mm ce soir. Je vais planter mes patates dans le sol mouillé à tous les coups.
Voilà les images :
Bonus : navet de Croissy semé sous mini-tunnel le 30 janvier, récolté le 15 avril (deux mois et demi plus tard, il est le plus hâtif des 4 variétés testées).
J'ai travaillé un peu aussi et planté (ça ne se voit pas sur les photos) d'autres oignons (Jaune Espagnol, Rouge de Niort, Prebosa) sous le tunnel à la place des salades que l'on a déjà mangé. Et fait plein de petits travaux : passer un coup de cuivrol sur les cultures qui en avaient besoin (oignons, ail et fèves), un peu de pyrèthre sur les navets déjà attaqués par les premières punaises du chou qui sortent de leur léthargie) , arraché beaucoup de mauvaises herbes, arrosé les fèves, les épinards, l'ail (les trois sont trop près des cyprès pour recevoir de l'eau), sorti le compost ... enfin, les occupations ne manquent pas.
Le temps reste un peu frais (16°C mais avec du Mistral) et humide avec 10 mm en début de semaine et encore 7 mm ce soir. Je vais planter mes patates dans le sol mouillé à tous les coups.
Voilà les images :
Bonus : navet de Croissy semé sous mini-tunnel le 30 janvier, récolté le 15 avril (deux mois et demi plus tard, il est le plus hâtif des 4 variétés testées).
dimanche 7 mars 2010
Début-mars : plantation d'oignon et d'échalotes
Passage en famille au jardin ce dimanche après-midi pour la récolte des épinards, des scaroles et des navets.
Une petite pluie était encore tombé jeudi et vendredi, quelle a été donc ma surprise quand j'ai découvert que la future planche des oignons était enfin détrempée! Monsieur le Mistral a bien soufflé vendredi et samedi, il a réussi à mettre la terre près de son optimum pour la travailler.
On s'y est mis sans attendre, afin de pas rater cette opportunité. On a planté des oignons de nos semis, des "Prebosa" (type espagnol "Babosa") et des "Blanc Hâtif de Paris". Aussi, nous avons planté des bulbilles d'oignon "Centurion" et d'échalotes "Jermor", ces dernières issues de nos récoltes de l'année dernière. Vu le prix des bulbes d'échalotes pour plantation dans les jardineries, ça vaut le coup de tenter la plantation des bulbes récoltés, nous verrons le résultat. En tout, nous avons fait environ 10 lignes de 8-9 m.
A la fin de la plantation, il faisait 3°C et on attend de la neige ce soir dans la région de Montpellier. On a couvert les petits plants avec un voile de forçage pour les protéger un peu de ce froid tardif.
J'ai encore d'autres oignons en pépinière, des "Simiane", des "Prebosa", quelques "Jaune Espagnol" et "Rouge Pâle de Niort", plus des "Valencia Tardia de Exportacion". Ces derniers, semés le weekend dernier, n'ont pas encore germé. Où est-ce que je vais mettre tout ce monde ?
Un peu plus tard, dans la soirée, la neige est déjà bien présente dans le centre ville, j'imagine que le potager doit être complètement couvert :

Et le lendemain, début de la fonte des neiges ....

Une petite pluie était encore tombé jeudi et vendredi, quelle a été donc ma surprise quand j'ai découvert que la future planche des oignons était enfin détrempée! Monsieur le Mistral a bien soufflé vendredi et samedi, il a réussi à mettre la terre près de son optimum pour la travailler.
On s'y est mis sans attendre, afin de pas rater cette opportunité. On a planté des oignons de nos semis, des "Prebosa" (type espagnol "Babosa") et des "Blanc Hâtif de Paris". Aussi, nous avons planté des bulbilles d'oignon "Centurion" et d'échalotes "Jermor", ces dernières issues de nos récoltes de l'année dernière. Vu le prix des bulbes d'échalotes pour plantation dans les jardineries, ça vaut le coup de tenter la plantation des bulbes récoltés, nous verrons le résultat. En tout, nous avons fait environ 10 lignes de 8-9 m.
A la fin de la plantation, il faisait 3°C et on attend de la neige ce soir dans la région de Montpellier. On a couvert les petits plants avec un voile de forçage pour les protéger un peu de ce froid tardif.
J'ai encore d'autres oignons en pépinière, des "Simiane", des "Prebosa", quelques "Jaune Espagnol" et "Rouge Pâle de Niort", plus des "Valencia Tardia de Exportacion". Ces derniers, semés le weekend dernier, n'ont pas encore germé. Où est-ce que je vais mettre tout ce monde ?
Un peu plus tard, dans la soirée, la neige est déjà bien présente dans le centre ville, j'imagine que le potager doit être complètement couvert :
Et le lendemain, début de la fonte des neiges ....
samedi 13 février 2010
Le potager à la mi-février : gel, compost et tunnels
Le temps passe vite, et je manque de temps pour aller au potager et pour mettre à jour ce journal. Le temps froid et humide réduit aussi les travaux possibles, notamment en ce qui concerne le travail du sol.
Le froid notamment a été plus vif que l'hiver dernier. Les gels de la deuxième moitié de décembre ont été suivis par d'autres agrémentés d'un peu de neige autour du 8 janvier. Le temps est resté souvent maussade et froid, et c'est seulement à la fin du mois que le soleil et un certain redoux (jusqu'à15°C au mieux) est arrivé. Cela n'a pas duré longtemps, la pluie est revenu, la fraicheur aussi, impossible de retourner les planches libres, de planter les oignons, carottes et compagnie en pleine terre. Cette semaine, à nouveau une vague de froid est arrivée jusqu'à ici avec un peu de gel (-3°C ce matin, 4°C en fin d'après-midi aujourd'hui malgré le soleil). Au total, nous avons eu 95 mm en janvier et 96 mm, jusqu'à ce jour, en février.
Suite aux périodes successives de froid, plusieurs cultures ont gelé dont les pois, laitues, fenouils et radis, ces derniers n'ayant pas tenu après la première vague de froide décembre. Les radis d'hiver (Violet de Gournay, Rond Noir) n'ont pas senti le gel et continuent à pousser, mais les 'chandelle de glace' et les 'radis de Pâques' sont passés à la trappe. Dommage car ils étaient vraiment beaux et en 2009 on les avait gardé jusqu'au printemps. Ces sont définitivement des variétés qui me conviennent en culture d'automne, car ils sont gros, juteux et sucrés. J'ai également fait les jeunes feuilles en crème ou braisées avec des résultats convenables (les feuilles plus mûrs deviennent un peu trop fibreuses).
Les laitues ont également beaucoup souffert. Elles venaient du marché de la Mosson et avaient été plantés en septembre, elles étaient déjà grandes avant les gels. Les romaines ont survécu mais les feuilles de l'extérieur étaient vraiment abimés donc il ne restait pas grande chose à manger par rapport à la taille des salades avant le gel. Je suis néanmoins content de cette variété et je vais garder un plant comme porte-graines. Par contre les batavias et 'langue de canari' ont dépéri par à-coups suite aux gels successifs. C'est dommage car il y avait plus de cinquante salades dont nous n'avons pas tiré grande chose. Les mêmes variétés avaient mieux supporté l'hiver 2009.
Les poireaux, s'ils ne gèlent pas, ils ne sont pas très en forme. J'ai l'impression que ces poireaux ne sont pas d'une variété particulièrement résistante ou bien que l'automne trop sec ne leur a pas permis de se préparer pour le froid. Il faudrait que j'affine ma technique concernant les poireaux en lui donnant une approche plus 'sudiste', car j'ai vu que le poireau souffre mal la chaleur et qu'il faut le ménager davantage pendant l'été.
Enfin, j'ai ressemé ce weekend les pois gelés en décembre et qui (étrangement) étaient verts au niveau des feuilles mais secs au collet des racines. Maintenant on voit bien qui était sec et qui vivrait, j'ai refait des lignes et semé. Les variétés qui ont le plus souffert sont les variétés naines, 'Proval' (type nain provençal) mais surtout 'Merveille de Kelvedon' qui a été quasiment rasée. La variété 'Plein le panier' est celle qui a le mieux résisté au froid (la quatrième variété était 'Carouby de Maussane') et qui du coup a pris un peu d'avance sur les autres.
Lors du redoux dont je parlais plus haut, j'ai eu l'occasion de retourner le compost. Il était très froid (8°C), preuve des inconvénient des silos à compost. J'ai retourné les deux composteurs, le premier était en repos depuis décembre et j'ai pu sortir 4 sacs de compost jeune de la partie basse avant de mélanger le reste. Le deuxième est toujours en cours de remplissage, à trois quarts de sa capacité. Après avoir mélangé les couches, j'ai arrosé avec un peu de purin d'orties, les tas étaient assez secs. Dans les deux cas, trois semaines après avoir fait le mélange et malgré le froid, ont pouvait constater que le compostage avait bien repris et que l'apparence du tas était bien meilleure qu'avant.
Concernant le compost, je ne suis pas allé chercher du compost de l'Agglo par manque de temps. C'est aussi que je vois que le sol du jardin est en train de se refaire une santé avec le compost produit sur place (de meilleure qualité que celui de l'Agglo), les deux composteurs sont pleins quasiment en permanence. J'ai répandu quelques sacs de compost ancien en surface des planches qui vont recevoir les solanacées ce printemps (encore occupés avec des choux, des chicorées, des salades).
Coté protections d'hiver, j'ai enfin monté le deuxième tunnel fin janvier. Après des nombreuses recherches sur la région de Montpellier, je n'ai pas trouvé du plastique pour mini-tunnel à la découpe. J'ai fini par acheter du plastique "4 saisons" dans un Gamm Vert qui est coupé pour des serres tunnels et qui fait 6 m de large (pour le prix, je ne sais plus si c'était dans les 7 € le mètre linéaire). Du coup, j'ai acheté des pièces de 2,5 m, ce qui correspond à la largeur des arceaux de mini-tunnel, et qui font donc 6 mètres de long. Comme mes lignes font dans les 10 m, il me faut coller deux pièces de 6 m. Pas si facile à moins d'utiliser un adhésif, sauf que mon plastique avait été mouillé par la pluie donc incollable. Alors, j'ai bloqué la jointure des pièces de plastique entre deux arceaux et ça a l'air de tenir pour l'instant.
Sous ce tunnel, j'ai fait un semis d'essai de navets (avec 4 variétés qui ont déjà levé) et des carottes/radis (carottes 'de Chantenay' dont j'avais un stock de graines à finir). J'espère qu'ils seront bon à manger en avril/mai prochain. Le premier tunnel, installé fin novembre, a été arraché par le vent de ces derniers jours. Le plastique avait été acheté en jardinerie, un rouleau de 10 m x 2 m, et était déjà bien fatigué après sa première année. J'ai donc remplacé avec du '4 saisons' qui devrait tenir mieux face aux éléments. Sous ce tunnel, des salades, des carottes, quelques cebettes et navets semblent bien se porter. Je les ai désherbé 2 fois et je les arrose fréquemment car ils ne reçoivent pas de pluie. Lors du désherbage de décembre, j'ai arraché quelques navets qui étaient en train d'être mangés par des chenilles, probablement des mouches du navet, qui ne se souciaient guère du froid.
J'avais sous ce premier tunnel un beau semis de laitues 'Grenobloise' et 'Great Lakes', j'ai profité pour les éclaircir et les repiquer ailleurs. J'ai mis un double voile en dessus, j'espère que cela suffira à les sauvegarder.
Les pommes de terre mises à germer dans une serre ne montrent pas le moindre germe. Il va falloir que je les rapatrie à la maison car la saison de la plantation est bientôt arrivée et je n'ai pas de plants. Le terrain n'est pas préparé car il est toujours trempé. Idem pour l'emplacement des oignons que j'avais retourné fin novembre mais qui a eu le temps de se tasser depuis.
Coté récoltes, ça se tasse. Sur place, il nous restent des laitues, des scaroles, des chicorées 'pain de sucre', un peu de chou de Milan et de Bruxelles, de brocoli, des radis d'hiver, des poireaux, des épinards et les derniers fenouils ont été récoltés aussi (et bientôt mangés).
Espérons que le temps s'améliore dans les semaines à venir et les nouvelles salades arriveront rapidement à maturité suivies de quelques cebettes, repousses des épinards et blettes qui nous feront atteindre sagement les premières récoltes de printemps. Espérons aussi que je puisse disposer d'un peu plus de temps pour en faire profiter le potager, car le printemps arrivera probablement d'un coup!
Le froid notamment a été plus vif que l'hiver dernier. Les gels de la deuxième moitié de décembre ont été suivis par d'autres agrémentés d'un peu de neige autour du 8 janvier. Le temps est resté souvent maussade et froid, et c'est seulement à la fin du mois que le soleil et un certain redoux (jusqu'à15°C au mieux) est arrivé. Cela n'a pas duré longtemps, la pluie est revenu, la fraicheur aussi, impossible de retourner les planches libres, de planter les oignons, carottes et compagnie en pleine terre. Cette semaine, à nouveau une vague de froid est arrivée jusqu'à ici avec un peu de gel (-3°C ce matin, 4°C en fin d'après-midi aujourd'hui malgré le soleil). Au total, nous avons eu 95 mm en janvier et 96 mm, jusqu'à ce jour, en février.
Suite aux périodes successives de froid, plusieurs cultures ont gelé dont les pois, laitues, fenouils et radis, ces derniers n'ayant pas tenu après la première vague de froide décembre. Les radis d'hiver (Violet de Gournay, Rond Noir) n'ont pas senti le gel et continuent à pousser, mais les 'chandelle de glace' et les 'radis de Pâques' sont passés à la trappe. Dommage car ils étaient vraiment beaux et en 2009 on les avait gardé jusqu'au printemps. Ces sont définitivement des variétés qui me conviennent en culture d'automne, car ils sont gros, juteux et sucrés. J'ai également fait les jeunes feuilles en crème ou braisées avec des résultats convenables (les feuilles plus mûrs deviennent un peu trop fibreuses).
Les laitues ont également beaucoup souffert. Elles venaient du marché de la Mosson et avaient été plantés en septembre, elles étaient déjà grandes avant les gels. Les romaines ont survécu mais les feuilles de l'extérieur étaient vraiment abimés donc il ne restait pas grande chose à manger par rapport à la taille des salades avant le gel. Je suis néanmoins content de cette variété et je vais garder un plant comme porte-graines. Par contre les batavias et 'langue de canari' ont dépéri par à-coups suite aux gels successifs. C'est dommage car il y avait plus de cinquante salades dont nous n'avons pas tiré grande chose. Les mêmes variétés avaient mieux supporté l'hiver 2009.
Les poireaux, s'ils ne gèlent pas, ils ne sont pas très en forme. J'ai l'impression que ces poireaux ne sont pas d'une variété particulièrement résistante ou bien que l'automne trop sec ne leur a pas permis de se préparer pour le froid. Il faudrait que j'affine ma technique concernant les poireaux en lui donnant une approche plus 'sudiste', car j'ai vu que le poireau souffre mal la chaleur et qu'il faut le ménager davantage pendant l'été.
Enfin, j'ai ressemé ce weekend les pois gelés en décembre et qui (étrangement) étaient verts au niveau des feuilles mais secs au collet des racines. Maintenant on voit bien qui était sec et qui vivrait, j'ai refait des lignes et semé. Les variétés qui ont le plus souffert sont les variétés naines, 'Proval' (type nain provençal) mais surtout 'Merveille de Kelvedon' qui a été quasiment rasée. La variété 'Plein le panier' est celle qui a le mieux résisté au froid (la quatrième variété était 'Carouby de Maussane') et qui du coup a pris un peu d'avance sur les autres.
Lors du redoux dont je parlais plus haut, j'ai eu l'occasion de retourner le compost. Il était très froid (8°C), preuve des inconvénient des silos à compost. J'ai retourné les deux composteurs, le premier était en repos depuis décembre et j'ai pu sortir 4 sacs de compost jeune de la partie basse avant de mélanger le reste. Le deuxième est toujours en cours de remplissage, à trois quarts de sa capacité. Après avoir mélangé les couches, j'ai arrosé avec un peu de purin d'orties, les tas étaient assez secs. Dans les deux cas, trois semaines après avoir fait le mélange et malgré le froid, ont pouvait constater que le compostage avait bien repris et que l'apparence du tas était bien meilleure qu'avant.
Concernant le compost, je ne suis pas allé chercher du compost de l'Agglo par manque de temps. C'est aussi que je vois que le sol du jardin est en train de se refaire une santé avec le compost produit sur place (de meilleure qualité que celui de l'Agglo), les deux composteurs sont pleins quasiment en permanence. J'ai répandu quelques sacs de compost ancien en surface des planches qui vont recevoir les solanacées ce printemps (encore occupés avec des choux, des chicorées, des salades).
Coté protections d'hiver, j'ai enfin monté le deuxième tunnel fin janvier. Après des nombreuses recherches sur la région de Montpellier, je n'ai pas trouvé du plastique pour mini-tunnel à la découpe. J'ai fini par acheter du plastique "4 saisons" dans un Gamm Vert qui est coupé pour des serres tunnels et qui fait 6 m de large (pour le prix, je ne sais plus si c'était dans les 7 € le mètre linéaire). Du coup, j'ai acheté des pièces de 2,5 m, ce qui correspond à la largeur des arceaux de mini-tunnel, et qui font donc 6 mètres de long. Comme mes lignes font dans les 10 m, il me faut coller deux pièces de 6 m. Pas si facile à moins d'utiliser un adhésif, sauf que mon plastique avait été mouillé par la pluie donc incollable. Alors, j'ai bloqué la jointure des pièces de plastique entre deux arceaux et ça a l'air de tenir pour l'instant.
Sous ce tunnel, j'ai fait un semis d'essai de navets (avec 4 variétés qui ont déjà levé) et des carottes/radis (carottes 'de Chantenay' dont j'avais un stock de graines à finir). J'espère qu'ils seront bon à manger en avril/mai prochain. Le premier tunnel, installé fin novembre, a été arraché par le vent de ces derniers jours. Le plastique avait été acheté en jardinerie, un rouleau de 10 m x 2 m, et était déjà bien fatigué après sa première année. J'ai donc remplacé avec du '4 saisons' qui devrait tenir mieux face aux éléments. Sous ce tunnel, des salades, des carottes, quelques cebettes et navets semblent bien se porter. Je les ai désherbé 2 fois et je les arrose fréquemment car ils ne reçoivent pas de pluie. Lors du désherbage de décembre, j'ai arraché quelques navets qui étaient en train d'être mangés par des chenilles, probablement des mouches du navet, qui ne se souciaient guère du froid.
J'avais sous ce premier tunnel un beau semis de laitues 'Grenobloise' et 'Great Lakes', j'ai profité pour les éclaircir et les repiquer ailleurs. J'ai mis un double voile en dessus, j'espère que cela suffira à les sauvegarder.
Les pommes de terre mises à germer dans une serre ne montrent pas le moindre germe. Il va falloir que je les rapatrie à la maison car la saison de la plantation est bientôt arrivée et je n'ai pas de plants. Le terrain n'est pas préparé car il est toujours trempé. Idem pour l'emplacement des oignons que j'avais retourné fin novembre mais qui a eu le temps de se tasser depuis.
Coté récoltes, ça se tasse. Sur place, il nous restent des laitues, des scaroles, des chicorées 'pain de sucre', un peu de chou de Milan et de Bruxelles, de brocoli, des radis d'hiver, des poireaux, des épinards et les derniers fenouils ont été récoltés aussi (et bientôt mangés).
Espérons que le temps s'améliore dans les semaines à venir et les nouvelles salades arriveront rapidement à maturité suivies de quelques cebettes, repousses des épinards et blettes qui nous feront atteindre sagement les premières récoltes de printemps. Espérons aussi que je puisse disposer d'un peu plus de temps pour en faire profiter le potager, car le printemps arrivera probablement d'un coup!
lundi 4 janvier 2010
Le potager au début de l'hiver
Après un automne particulièrement doux et sec (quasiment aucune pluie entre le 15 octobre et le 15 décembre) dans la région montpelliéraine, voilà que l'hiver est bien installé au potager.
A cause de cette sècheresse, j'ai été obligé d'arroser les parties au sol léger dans le jardin jusqu'aux pluies du 22 décembre. J'avais laissé sur place l'installation d'arrosage (sauf la pompe) pour éviter un possible sècheresse en début de printemps comme en 2009, mais je ne m'attendais pas à m'en servir en octobre et novembre ...
Le froid lui est arrivé sans trop d'annonce : nous sommes passés en 5 jours d'avoir 6°C le matin à -4°C (je suppose que cela a été encore plus froid à Grabels, peut-être -6°C). Par cause de déplacements professionnels et personnels plus un bon coup de grippe, je n'ai pas trouvé d'occasion pour visiter le jardin pendant 3 semaines, le jour avant les vacances de Noël où je suis allé constater les dégâts après le coup de froid soudain et intense de la mi-décembre.
L'eau était toujours glacé dans les tuyaux, les seaux. Les légumes avaient mauvaise mine, pire qu'en 2009 qui avait connu des températures similaires. Mais cette fois, les légumes avaient souffert aussi des coup de douceur et de sec pendant les trois semaines d'absence du jardinier. Les laitues les plus développées avaient perdu leurs feuilles extérieurs (le cœur n'avait pas gelé), les radis non protégés avaient également gelé, les fenouils (à l'abri près des cyprès) avaient aussi un peu souffert, et les petits pois qui étaient assez mal et donc la survie est compromise. (certains avaient même fleuri la semaine avant le coup de froid).
Les derniers piments ont bien sûr trépassé, les autres tomates, aubergines et poivrons/piments avaient déjà été arrachés début décembre (ils ne donnaient plus rien). Par contre, les laitues de mon semis ont bien résisté (elles étaient plus petites et de variétés résistantes au froid) ainsi que toutes les cultures sous plastique. Les petits choux de printemps (y compris les choux-fleurs) ont bien tenu.
Les poireaux et choux aussi avaient des brulures suite au gel. Pourtant les poireaux résistent bien au froid mais ils ont bavé à cause de l'automne sec qui ne les a pas du tout été favorable. Je commençais donc à arroser un peu les légumes les plus assoiffées, quand justement la pluie s'est mise à tomber et depuis il a plu à plusieurs reprises jusqu'à ce jour (5 mm aujourd'hui sous forme de bruine).
Juste après les vacances de Noël, nouvelle visite pour traiter les urgences et remplir le panier. Encore deux semaines d'absence. L'urgence était de désherber un peu les carottes, pour limiter les problèmes d'envahissement de l'année dernière dans les carottes et de voir l'évolution des plants gelés. En levant les voiles (de forçage) pour accéder aux carottes, je vois qu'une partie des feuilles de carottes et du mouron (que je m'apprêtais à arracher) avaient gelé et pourri à cause de la grande humidité qui règne sous le voile et des températures à la hausse entre Noël et le Jour de l'An ... des carottes ont pourri.
J'ai un peu enlevé tout ce qui été moisi, passé un coup de bouillie bordelaise,et enlevé les voiles pour que ça sèche. Je suis passé sous les autres voiles pour nettoyer un peu (sans bouillie car il y a des récoltes en cours). Là je vois que, si bien le voile de forçage est beaucoup moins contraignant que les couvertures plastique, il y a un minimum de surveillance à maintenir. Difficile quand on n'a pas le temps d'aller au jardin de façon quotidienne.
En dehors de cette affaire de pourriture, je vois que le potager s'est bien retapé grâce aux pluies de Noël, il est maintenant plus beau que lors de la visite précédente. Même les radis qui avaient gelé ont refait des feuilles. Les salades moitié gelées revivent. Les pois, par contre, semblent avoir pris un bon coup et je me demande si je ne serai pas obligé de ressemer (morale : j'ai semé trop tôt).
Voilà pour la météo et ses conséquences. Sinon, dès début décembre, trois planches sont libres : celles des aubergines, des poivrons et des carottes "d'automne" (quelques navets et radis restent encore sur cette dernière). Aux solanacées suivront des oignons ce printemps à partir de bulbilles et de semis en godets. Les carottes seront probablement suivies des tomates.
Les autres parties du potager sont toujours cultivées même si des trous apparaissent suite aux récoltes des choux, poireaux, radis ou salades diverses. Je constate, comme l'hiver dernier, que la culture sous tunnel plastique dans un coin ensoleillé du jardin produit des bons résultats.
Si j'avais le temps et qu'il faisait doux, j'aimerais retourner le compost pour qu'il soit prêt à la plantation des cultures d'été. Je dois aussi aller en acheter un peu de compost de l'Agglo, pour compléter la production "maison", préparer une couche chaude pour les semis de ce printemps (un nouveau test), finir de déshéber, monter un nouveau tunnel ... le temps manque dans ces journées trop courtes d'hiver où je ne peux pas faire un tour au jardin après le travail (ou peut-être équipé d'une lampe torche). Mais globalement, il va plutôt bien ce potager.
A cause de cette sècheresse, j'ai été obligé d'arroser les parties au sol léger dans le jardin jusqu'aux pluies du 22 décembre. J'avais laissé sur place l'installation d'arrosage (sauf la pompe) pour éviter un possible sècheresse en début de printemps comme en 2009, mais je ne m'attendais pas à m'en servir en octobre et novembre ...
Le froid lui est arrivé sans trop d'annonce : nous sommes passés en 5 jours d'avoir 6°C le matin à -4°C (je suppose que cela a été encore plus froid à Grabels, peut-être -6°C). Par cause de déplacements professionnels et personnels plus un bon coup de grippe, je n'ai pas trouvé d'occasion pour visiter le jardin pendant 3 semaines, le jour avant les vacances de Noël où je suis allé constater les dégâts après le coup de froid soudain et intense de la mi-décembre.
L'eau était toujours glacé dans les tuyaux, les seaux. Les légumes avaient mauvaise mine, pire qu'en 2009 qui avait connu des températures similaires. Mais cette fois, les légumes avaient souffert aussi des coup de douceur et de sec pendant les trois semaines d'absence du jardinier. Les laitues les plus développées avaient perdu leurs feuilles extérieurs (le cœur n'avait pas gelé), les radis non protégés avaient également gelé, les fenouils (à l'abri près des cyprès) avaient aussi un peu souffert, et les petits pois qui étaient assez mal et donc la survie est compromise. (certains avaient même fleuri la semaine avant le coup de froid).
Les derniers piments ont bien sûr trépassé, les autres tomates, aubergines et poivrons/piments avaient déjà été arrachés début décembre (ils ne donnaient plus rien). Par contre, les laitues de mon semis ont bien résisté (elles étaient plus petites et de variétés résistantes au froid) ainsi que toutes les cultures sous plastique. Les petits choux de printemps (y compris les choux-fleurs) ont bien tenu.
Les poireaux et choux aussi avaient des brulures suite au gel. Pourtant les poireaux résistent bien au froid mais ils ont bavé à cause de l'automne sec qui ne les a pas du tout été favorable. Je commençais donc à arroser un peu les légumes les plus assoiffées, quand justement la pluie s'est mise à tomber et depuis il a plu à plusieurs reprises jusqu'à ce jour (5 mm aujourd'hui sous forme de bruine).
Juste après les vacances de Noël, nouvelle visite pour traiter les urgences et remplir le panier. Encore deux semaines d'absence. L'urgence était de désherber un peu les carottes, pour limiter les problèmes d'envahissement de l'année dernière dans les carottes et de voir l'évolution des plants gelés. En levant les voiles (de forçage) pour accéder aux carottes, je vois qu'une partie des feuilles de carottes et du mouron (que je m'apprêtais à arracher) avaient gelé et pourri à cause de la grande humidité qui règne sous le voile et des températures à la hausse entre Noël et le Jour de l'An ... des carottes ont pourri.
J'ai un peu enlevé tout ce qui été moisi, passé un coup de bouillie bordelaise,et enlevé les voiles pour que ça sèche. Je suis passé sous les autres voiles pour nettoyer un peu (sans bouillie car il y a des récoltes en cours). Là je vois que, si bien le voile de forçage est beaucoup moins contraignant que les couvertures plastique, il y a un minimum de surveillance à maintenir. Difficile quand on n'a pas le temps d'aller au jardin de façon quotidienne.
En dehors de cette affaire de pourriture, je vois que le potager s'est bien retapé grâce aux pluies de Noël, il est maintenant plus beau que lors de la visite précédente. Même les radis qui avaient gelé ont refait des feuilles. Les salades moitié gelées revivent. Les pois, par contre, semblent avoir pris un bon coup et je me demande si je ne serai pas obligé de ressemer (morale : j'ai semé trop tôt).
Voilà pour la météo et ses conséquences. Sinon, dès début décembre, trois planches sont libres : celles des aubergines, des poivrons et des carottes "d'automne" (quelques navets et radis restent encore sur cette dernière). Aux solanacées suivront des oignons ce printemps à partir de bulbilles et de semis en godets. Les carottes seront probablement suivies des tomates.
Les autres parties du potager sont toujours cultivées même si des trous apparaissent suite aux récoltes des choux, poireaux, radis ou salades diverses. Je constate, comme l'hiver dernier, que la culture sous tunnel plastique dans un coin ensoleillé du jardin produit des bons résultats.
Si j'avais le temps et qu'il faisait doux, j'aimerais retourner le compost pour qu'il soit prêt à la plantation des cultures d'été. Je dois aussi aller en acheter un peu de compost de l'Agglo, pour compléter la production "maison", préparer une couche chaude pour les semis de ce printemps (un nouveau test), finir de déshéber, monter un nouveau tunnel ... le temps manque dans ces journées trop courtes d'hiver où je ne peux pas faire un tour au jardin après le travail (ou peut-être équipé d'une lampe torche). Mais globalement, il va plutôt bien ce potager.
dimanche 1 novembre 2009
Achat et plantation de l'ail
Suite à l'expérience de l'année dernière, j'ai pris plusieurs résolutions pour 2009/2010 concernant l'ail.
D'abord, j'ai planté plutôt, fin octobre. C'est un test mais j'ai l'impression que ça a joué dans les petits calibres récoltes l'année dernière.
J'ai planté sur une butte large, surelevé d'environ 15 cm, et assez plate. Je veux toujours éloigner les pourritures hivernales mais aussi prevenir le dechaussement vécu par le froid et la pluie des cailleux plantés sur des buttes individuelles en 2008. J'avais du rattraper (plus ou moins à temps) en comblant l'espace entre buttes avec de la terre. La butte est, comme par le passé, dans le coin le plus sec et ensoleillé du jardin.
Vu le faible rendement, j'ai décidé de ne plus me 'ruiner' à acheter des semences certifiées (20 €/Kg environ). J'ai néanmoins repris 500 g de semence certifiée de 'Messidrome', la variété plus intéressante de 2008/09, pour pouvoir comparer. Sinon, j'ai pris encore 500 g d'ail bio blanc de variété indeterminé au supermarché plus 500 g d'ail type 'Violet de Cadours' ('valdour'?) et 1 Kg d'ail 'Rose de Lautrec' achetés au marché de producteurs à Montpellier. L'avantage de l'ail du marché (autre qu'être 50% moins cher que l'ail certifié) est la taille énorme des caïeux.
J'ai eu bien assez de sémence pour les quelques 40 mètres linéaires plantés, j'ai donc sélectionné les gros caïeux et mis de coté les petits pour améliorer le calibre des têtes. Celui-ci est donné aussi par la distance de plantation. J'ai donc élargi de 10x20 à 15x20 cm en quinconce. J'espère ainsi améliorer la qualité de la future récolte, car celle de l'année dernière n'avait pas plus de 1/3 de têtes avec un calibre commercial (comme je dis plus haut, c'est Messidrome qui avait donné les meilleurs calibres).
Enfin, il faut que je m'assure de faire la récolte au bon moment, sans attendre. L'année dernière, nous avons perdu des nombreux bulbes qui ont pourrit en terre attendant la récolte.
samedi 3 octobre 2009
Carottes, oignons, salades (3) : semis des laitues et des chicorées
En 2008, je n'ai pas réussi un seul semis de laitue. Des graines "faiblardes", le sol battant, les escargots, se sont alliés contres les petites plantules. J'ai réussi un semis de scarole cornet d'Anjou en août 2009, les scaroles étant plus vigoureuses que les laitues.
Le premier semis de laitue qui a réussi en 2009, c'est le jardin tout seule qui l'a fait avec une sorte de batavia verte issue de plantes montées à graines l'été précédant. C'était le mois de mars, et j'ai enfin eu des semis de laitue qui marchaient avec des Merveille des 4 Saisons qui ont très bien poussé. D'autres semis ont suivi jusqu'à mai avec des laitues Attractie, Great Lakes, Kraganer Sommer.
Nous avons quasiment pas mangé de ces salades. Les premiers semis de Merveille des 4 saisons début mars, réalisés sous tunnel, ont été prêts à être repiqués fin avril. J'ai encore attendu un peu afin de les mettre avec les plants de solanacées alors toutes petites. Résultat : la reprise a été très difficile, elles ont monté à graines de la deuxième semaine de mai.
Idem pour les semis de cette variété de fin mars. Elles ont stagné lors du repiquage mi-mai et monté directement à graines.
Les semis de mi-mai n'ont pas eu beaucoup plus de chance. Je les ai fais à l'ombre, les plants étaient prêts pour être repiqués un mois plus tard (mi-juin). J'en ai laissé une partie sur place pour voir si elles se développaient mieux (voir image ci-dessous) mais sans goutte-à-goutte elles étaient mortes de soif. Les Kagraner Sommer et les Attractie n'ont presque rien donné, assez occupés à survivre. Les Great Lakes ont amorcé la pommaison même si on voyait qu'elles soufraient. Surprise à la récolte : l'intérieur des pommes était pourri à cause de la chaleur et la formation des inflorescences avait commencé.
Je conclue d'abord, et une fois de plus, que se fier aux dates de semis conseillées dans les sachets de graines n'est pas recommandé. La laitue Merveille des 4 Saisons est conseillé pour des cultures d'été par des nombreux sites, livres et catalogues. Mais dans le Midi, il vaut mieux la réserver pour des cultures d'hiver et de printemps (récolte en mai au plus tard).
J'ai péché d'optimisme aussi suite à mon expérience de "planteur" de salades achetées à d'autres : Les salades plantées début mai, on les mangé un mois plus tard. Mais ces salades ont déjà un mois et demi de vie, elles ont poussé en mottes (moins de stress à la plantation) au lieu d'être repiquées à racine nue. De plus, je me rends compte qu'une partie des salades vendus en grande surface ou au marché sont des variétés "passe-partout" qui conviennent à toutes les saisons.
Par contre, pour un semis maison de variétés anciennes, à racine nue, il faut compter bien 3 mois du semis à la récolte au printemps, sachant qu'à partir de mi-mai il peut faire sec avec les conséquences que cela implique en matière de montaison.
Pour une récolte en avril, on peut tenter un semis en novembre avec une protection hivernale en utilisant une variété résistante au froid. Ensuite, pour les récoltes de mai, on peut faire avec des variétés un peu plus souples en semant début février sur place ou en mottes pour éviter les problèmes de reprise. A partir de là, je pense qu'il vaut mieux utiliser des laitues d'été et faire les derniers semis dans la première quinzaine de mai avec les salades les plus robustes (Lollo rossa, Sierra, feuille de chêne de Nice, etc).
A propos de laitues d'été, j'ai découvert cet été la Maravilla de Verano, une sorte de batavia rouge qui ressemble assez à la Sierra qui est vendue dans les pépinières par ici (peut-être son ancêtre?). Les gens qui me l'ont présenté gardent la graine depuis des années et ils en sont contents. J'ai acheté des graines aussi, on verra les résultats en 2010 inch Allah.
J'ai laissé fleurir énormément de salades cette année mais j'ai l'impression que les fourmis ont presque tout embarqué. J'ai fait attention à récupérer des graines de feuille de chêne de Nice rouge et verte, les autres sont parties par terre et j'ai vu une feuille de chêne qui a poussé toute seule entre les haricots :-)
A partir de mi-juillet, j'ai fait plusieurs semis de chicorées. Ceux faits en pépinière n'ont rien donné, les graines ne devaient pas être très bonnes et les quelques graines qui ont levé ont fondu ensuite. La chaleur était en partie en cause (pas de jour "frais" à cette époque cette année) mais la qualité des graines utilisé y est vraiment pour quelque chose.
J'en ai fait aussi en pleine terre à trois reprises avec des résultats très mitigés. Les chicorées Pain de Sucre et les roquettes ont levé en partie. Par contre, les scaroles de Verona, les choux pe-tsaï, les frisées, ont ne les a pas trop vu. L'un des semis n'a carrément rien donné, encore une fois je soupçonne fortement une fourmilière qui est à proximité (je vois les fourmis que commencent à charrier les graines entre le moment où je les dépose et le moment où je ferme le sillon!!). Les Pain de Sucre ont bien poussé depuis et pourront être consommés avant la fin de l'année.
Début septembre, un nouveau semis de laitues à la place où rien n'avait poussé. Des Merveille des 4 saisons et des Rougettes de Montpellier ont bien levé, les plantules seront prêtes à être repiquées fin octobre ou courant novembre. Des romaines et des Erstling n'ont pas montré leur nez, à la place des trous dans la terre ....
Les derniers semis sont ceux faits depuis la mi-septembre dans des mottes, au balcon et qui avancent correctement. Ces sont surtout des Rougette de Montepellier, plus quelques Romaines et Cornets d'Anjou. J'ai pu ainsi vérifier la qualité de mes graines, et constater que pour certaines variétés j'aurais besoin de semer tout le sachet pour obtenir quelques plants. (peut-être qu'il fait un peu trop chaud aussi). Je voudrais les repiquer avant les froids.
Il faut encore attendre pour manger les laitues de nos semis. Heureusement, on peut en acheter 15 salades (et le rab) pour 2 € au marché ou en jardinerie. J'en ai planté depuis début septembre une centaine de salades et ils nous en restent encore quelques unes (surtout des frisées) de celles plantées début aout (les laitues plantées à cette occasion montent à graines depuis la mi-septembre alors qu'elles n'avaient pas atteint leur développement maximal, je vais en faire des porte-graines).
Carottes, oignons, salades (2) : irrigation de l'oignon
La surface d'oignons a été agrandie en 2009 pour essayer d'en produire assez pour notre consommation.

D'abord, j'avais planté en septembre dernier des plants d'oignons blancs de Rebouillon achetés chez Jardiland. La plupart se sont perdus, pourris par les pluies d'hiver. Ils ont aussi beaucoup souffert du tassement du sol. Il s'agit d'une variété tardive (ce que je ne savais pas au moment de l'achat), ils ont été récoltés en juin. Pour ceux qui ont réussi à survivre, cela a fait des beaux oignons, de forme ovale et bon gout. A mon avis, ils doivent bien se garder quelques mois. Nous les avons mangé progressivement en frais (voir image ci-dessus).
J'avais achété des graines de plusieurs variétés pour faire des semis à partir d'aout, ce que j'ai eu beaucoup de mal à réussir. Mes plants ont été mis en terre fin mars (semis de décembre), avec des bulbilles Centurion et Brunswick. Les plants de semis, assez frêles, ont été en partie mangés par les escargots (je n'ai pas récolté un seul Rouge Pale de Niort). On dirait que les amis gastéropodes raffolent des oignons et ils les sélectionnent par rapport à toutes les autres herbes du potager.
Les bulbilles ont été plantes plutôt, au cours de l'hiver, sur des buttes qui les ont préservé de l'humidité. La presque totalité des bulbes a ainsi bien germé malgré les pluies de janvier et février. Par contre, des qu'ils étaient en végétation, une partie a été mangé à leur tour par les escargots.
La récolté des plants de semis a commencé avec des plants en vert d'oignons Barletta et Centurion (une partie des Centurion étaient dans le coin le plus chaud du potager). Les Barletta ont également été les premiers à arriver à maturité. Ils avaient de jolis bulbes assez enterrés et plus ou moins déformés par les irrégularités de la terre.
Les oignons de Trébons ont suivi mi-juillet, ainsi qu'une partie des Brunswick et les Centurion (ceux de la partie bien exposée du jardin).
Par contre, les oignons Jaune d'Espagne et les Centurion n'étaient pas prêts à arrêter leur pousse.
Il faut dire que cette année j'ai mieux géré l'arrosage des oignons. J'ai oublié ce qui dissent les manuels d'horticulture (Il ne faut arroser l'oignon ou alors avec modération) et j'ai arrosé en abondance. Je trouve que les oignons ont bien profité de l'humidité ( et du compost apporté avant la plantation). Après quelques recherches de bibliographie, je me suis décidé à arroser jusqu'à l'état de maturation de la plante, c'est-à-dire, jusqu'à que la tige se torde et les feuilles se couchent par terre. A partir de ce moment, il faut arrêter l'irrigation pour que le bulbe murisse et se prépare pour la conservation. Cela prend environ 15-20 jours.
Le problème est que fin juillet, les oignons étaient en pleine végétation, que nous allions partir en vacances deux semaines après, et que j'avais besoin de cette place pour planter choux et salades avant le départ. J'ai donc hâté la maturation des oignons en tordant les tiges. Cela peut-être utile dans un cas comme celui-ci ou dans des régions où l'arrivée du froid risquerait de compromettre la maturation des bulbes tardifs. Autrement, il vaut mieux laisser les plants aller au bout de leur développement.
Dans l'image, les variétés d'oignons récoltés en juillet-aout : échalote Jermor, Rouge de Brunswick, Centurion, Barletta, Trébons, Jaune d'Espagne (Valencia) et une variété achetée comme 'calçots' (sorte de cebette catalane) mais qui ne ressemble pas à la Tardive de Lleida à l'origine des calçots.

Pendant les vacances en Andalousie, j'ai pu voir des oignons jaunes plats énormes dans des potagers des Alpujarras. Je n'ai pas réussi à tirer une conclusion sur la variété et ils ne ressemblent pas à des variétés des catalogues espagnols. Par contre, j'ai vu les oignons de type Valencia de mon père, cinq fois plus gros que les miens (voir image ci-dessous).
Le truc est de choisir cette variété tardive et à gros bulbe, d'aller le plus loin possible dans son développement (irrigation, compost), enfin d'appliquer des distances de plantation conséquentes (30 cm) comme j'avais vu dans les Alpujarras une semaine avant.
Maintenant, j'ai fait des semis de plusieurs variétés dans des pots et des mottes au balcon, ceux de juillet en pleine terre n'ont rien donné une fois de plus. Je suis particulièrement impressionné par la vigueur dans le levée de la variété 'prebosa', du type babosa, oignon jaune hâtif et doux très cultivé dans la région de Valence en Espagne. J'en ai même fais un deuxième semis. Les oignons blanc hâtif de Paris ont aussi très bien levé alors que les Jaune d'Espagne, de Niort et autres de Florence sont restés par la plupart sous terre.

J'ai aussi planté début septembre une centaine d'oignons blancs achetés au marché de La Mosson. D'après le pépiniériste, ils feront des cebettes avant les froids. Je prie pour qu'il ait raison :-) En tout cas ils poussent bien.
D'abord, j'avais planté en septembre dernier des plants d'oignons blancs de Rebouillon achetés chez Jardiland. La plupart se sont perdus, pourris par les pluies d'hiver. Ils ont aussi beaucoup souffert du tassement du sol. Il s'agit d'une variété tardive (ce que je ne savais pas au moment de l'achat), ils ont été récoltés en juin. Pour ceux qui ont réussi à survivre, cela a fait des beaux oignons, de forme ovale et bon gout. A mon avis, ils doivent bien se garder quelques mois. Nous les avons mangé progressivement en frais (voir image ci-dessus).
J'avais achété des graines de plusieurs variétés pour faire des semis à partir d'aout, ce que j'ai eu beaucoup de mal à réussir. Mes plants ont été mis en terre fin mars (semis de décembre), avec des bulbilles Centurion et Brunswick. Les plants de semis, assez frêles, ont été en partie mangés par les escargots (je n'ai pas récolté un seul Rouge Pale de Niort). On dirait que les amis gastéropodes raffolent des oignons et ils les sélectionnent par rapport à toutes les autres herbes du potager.
Les bulbilles ont été plantes plutôt, au cours de l'hiver, sur des buttes qui les ont préservé de l'humidité. La presque totalité des bulbes a ainsi bien germé malgré les pluies de janvier et février. Par contre, des qu'ils étaient en végétation, une partie a été mangé à leur tour par les escargots.
La récolté des plants de semis a commencé avec des plants en vert d'oignons Barletta et Centurion (une partie des Centurion étaient dans le coin le plus chaud du potager). Les Barletta ont également été les premiers à arriver à maturité. Ils avaient de jolis bulbes assez enterrés et plus ou moins déformés par les irrégularités de la terre.
Les oignons de Trébons ont suivi mi-juillet, ainsi qu'une partie des Brunswick et les Centurion (ceux de la partie bien exposée du jardin).
Par contre, les oignons Jaune d'Espagne et les Centurion n'étaient pas prêts à arrêter leur pousse.
Il faut dire que cette année j'ai mieux géré l'arrosage des oignons. J'ai oublié ce qui dissent les manuels d'horticulture (Il ne faut arroser l'oignon ou alors avec modération) et j'ai arrosé en abondance. Je trouve que les oignons ont bien profité de l'humidité ( et du compost apporté avant la plantation). Après quelques recherches de bibliographie, je me suis décidé à arroser jusqu'à l'état de maturation de la plante, c'est-à-dire, jusqu'à que la tige se torde et les feuilles se couchent par terre. A partir de ce moment, il faut arrêter l'irrigation pour que le bulbe murisse et se prépare pour la conservation. Cela prend environ 15-20 jours.
Le problème est que fin juillet, les oignons étaient en pleine végétation, que nous allions partir en vacances deux semaines après, et que j'avais besoin de cette place pour planter choux et salades avant le départ. J'ai donc hâté la maturation des oignons en tordant les tiges. Cela peut-être utile dans un cas comme celui-ci ou dans des régions où l'arrivée du froid risquerait de compromettre la maturation des bulbes tardifs. Autrement, il vaut mieux laisser les plants aller au bout de leur développement.
Dans l'image, les variétés d'oignons récoltés en juillet-aout : échalote Jermor, Rouge de Brunswick, Centurion, Barletta, Trébons, Jaune d'Espagne (Valencia) et une variété achetée comme 'calçots' (sorte de cebette catalane) mais qui ne ressemble pas à la Tardive de Lleida à l'origine des calçots.
Pendant les vacances en Andalousie, j'ai pu voir des oignons jaunes plats énormes dans des potagers des Alpujarras. Je n'ai pas réussi à tirer une conclusion sur la variété et ils ne ressemblent pas à des variétés des catalogues espagnols. Par contre, j'ai vu les oignons de type Valencia de mon père, cinq fois plus gros que les miens (voir image ci-dessous).
Maintenant, j'ai fait des semis de plusieurs variétés dans des pots et des mottes au balcon, ceux de juillet en pleine terre n'ont rien donné une fois de plus. Je suis particulièrement impressionné par la vigueur dans le levée de la variété 'prebosa', du type babosa, oignon jaune hâtif et doux très cultivé dans la région de Valence en Espagne. J'en ai même fais un deuxième semis. Les oignons blanc hâtif de Paris ont aussi très bien levé alors que les Jaune d'Espagne, de Niort et autres de Florence sont restés par la plupart sous terre.
J'ai aussi planté début septembre une centaine d'oignons blancs achetés au marché de La Mosson. D'après le pépiniériste, ils feront des cebettes avant les froids. Je prie pour qu'il ait raison :-) En tout cas ils poussent bien.
vendredi 2 octobre 2009
mardi 14 juillet 2009
Mi-juillet dans le potager
Le "méga-weekend" du 14 juillet m'a permis quelques passages au jardin, pas très longs mais suffisants pour faire avancer les travaux les plus urgents.
D'abord la récolte et plantation des pommes de terre, dont j'ai parlé dans d'autres billets. A la place des patates récoltées, nous avons mis le semis estival de carottes pour l'hiver : des longues rangées de carottes 'de Colmar', 'de Chantenay', et un peu de 'Nantaise'. J'ai semé en même temps des betteraves 'de Détroit' que j'avais déjà tenté en arrière-saison l'année dernière. J'espère récolter en octobre si tout va bien. Pour l'instant, j'attends car la levée des carottes est longue et délicate.
Coté semis, j'ai pu vérifier que ma super-pépinière sous voile n'a pas très bien marché. Les semis de salades, poireaux, fenouil, chicorées, n'ont pas levé ou ont fondu. Je pourrai récupérer au moins des choux mais avec quelques manques inexplicables pour certaines des variétés semés et que j'avais pourtant déjà testé l'année dernière avec succès : les choux de Milan, de Bruxelles, frisé, n'ont pas levé. Il faudra que j'achète des plants.
C'est justement ce que j'ai essayé chez Botanic et Truffault ce weekend mais il n'y avait rien (mais vraiment rien!). J'ai réussi à partir avec une barquette de scarole frisée et une barquette de choux de Bruxelles très vieux (je ne sais pas s'ils iront bien loin). Comme d'habitude, ces grandes surfaces ne tiennent pas trop compte du calendrier horticole. Enfin, c'est normal: je suppose que la demande locale en plants de légumes pour l'automne est trop faible et ne mérite pas leur attention. Sinon, pour trouver des vrais pépiniéristes locaux à Montpellier, il faut se prendre un jour de congés et aller au marché de la Mosson le mardi matin ...
J'ai arraché les premiers haricots qui ne faisaient plus de fleurs. A la place, j'ai mis les célèbres choux de Bruxelles de chez Botanic et un semis de chicorées ('Cornet d'Anjou', Pain de Sucre'), de roquette 'cultivée' et de chou chinois 'Pe-tsaï'.
Enfin, j'ai semé une rangée de brocoli (avec de la salade 'Feuille de Chene verte',) au cas où je n'aurais pas assez de plants dans la pépinière. J'ai semé aussi des choux 'Romanesco' en godets car je les ai raté en pépinière.
Coté récoltes, on dispose sur pied de carottes (toujours celle du premier semis de mars), blettes en quantité, oignons, haricots, courgettes, concombres, poivrons, piments, aubergines, tomates cerise, et de quelques salades.
Les tomates se font encore attendre. A mon avis l'arrosage généreux que je leur ai donné cette année ne les incite pas encore à murir mais à grossir. L'année dernière nous avions des tomates dès le début juillet mais elles étaient plus petites. Patience! Nous avons des nombreuses et succulentes tomates cerise 'Harmony' (belle variété à mon gout) et il y a quelques 'Pyros' et 'Marmande' qui ne devraient plus tarder à virer à rouge.
Le grand changement dans ce potager 2009 est l'arrosage goute-à-goute. Après des nombreux déboires, il est plus ou moins opérationnel depuis 10 jours. Malgré ses déficiences (gouteurs entartrés, mal placés, pression inadaptée ...), je constate combien il est plus efficace que l'arrosage par gravité avec un trop faible débit. Les plants sont plus beaux et l'arrosage est plus aisé même sans programmateur.
Mauvais coté, le sol est toujours trempé car je ne peux pas arroser pendant longtemps, le forage est trop faiblard. Du coup, l'arrosage journalier s'impose. Le programmateur (que je dois installer prochainement) ne me plait pas trop car on pourrait avoir l'impression que le jardin peut se passer de jardinier pendant des longues périodes. Remarquez ... au pays des 8 pieds de tomates estivales 'F1 Béton', peut être bien.
En tout cas, moi j'aurais du mal à me passer de jardin pendant des longues périodes! Sauf si une vadrouille lointaine, en montagne de préférence, m'y oblige ...
D'abord la récolte et plantation des pommes de terre, dont j'ai parlé dans d'autres billets. A la place des patates récoltées, nous avons mis le semis estival de carottes pour l'hiver : des longues rangées de carottes 'de Colmar', 'de Chantenay', et un peu de 'Nantaise'. J'ai semé en même temps des betteraves 'de Détroit' que j'avais déjà tenté en arrière-saison l'année dernière. J'espère récolter en octobre si tout va bien. Pour l'instant, j'attends car la levée des carottes est longue et délicate.
Coté semis, j'ai pu vérifier que ma super-pépinière sous voile n'a pas très bien marché. Les semis de salades, poireaux, fenouil, chicorées, n'ont pas levé ou ont fondu. Je pourrai récupérer au moins des choux mais avec quelques manques inexplicables pour certaines des variétés semés et que j'avais pourtant déjà testé l'année dernière avec succès : les choux de Milan, de Bruxelles, frisé, n'ont pas levé. Il faudra que j'achète des plants.
C'est justement ce que j'ai essayé chez Botanic et Truffault ce weekend mais il n'y avait rien (mais vraiment rien!). J'ai réussi à partir avec une barquette de scarole frisée et une barquette de choux de Bruxelles très vieux (je ne sais pas s'ils iront bien loin). Comme d'habitude, ces grandes surfaces ne tiennent pas trop compte du calendrier horticole. Enfin, c'est normal: je suppose que la demande locale en plants de légumes pour l'automne est trop faible et ne mérite pas leur attention. Sinon, pour trouver des vrais pépiniéristes locaux à Montpellier, il faut se prendre un jour de congés et aller au marché de la Mosson le mardi matin ...
J'ai arraché les premiers haricots qui ne faisaient plus de fleurs. A la place, j'ai mis les célèbres choux de Bruxelles de chez Botanic et un semis de chicorées ('Cornet d'Anjou', Pain de Sucre'), de roquette 'cultivée' et de chou chinois 'Pe-tsaï'.
Enfin, j'ai semé une rangée de brocoli (avec de la salade 'Feuille de Chene verte',) au cas où je n'aurais pas assez de plants dans la pépinière. J'ai semé aussi des choux 'Romanesco' en godets car je les ai raté en pépinière.
Coté récoltes, on dispose sur pied de carottes (toujours celle du premier semis de mars), blettes en quantité, oignons, haricots, courgettes, concombres, poivrons, piments, aubergines, tomates cerise, et de quelques salades.
Les tomates se font encore attendre. A mon avis l'arrosage généreux que je leur ai donné cette année ne les incite pas encore à murir mais à grossir. L'année dernière nous avions des tomates dès le début juillet mais elles étaient plus petites. Patience! Nous avons des nombreuses et succulentes tomates cerise 'Harmony' (belle variété à mon gout) et il y a quelques 'Pyros' et 'Marmande' qui ne devraient plus tarder à virer à rouge.
Le grand changement dans ce potager 2009 est l'arrosage goute-à-goute. Après des nombreux déboires, il est plus ou moins opérationnel depuis 10 jours. Malgré ses déficiences (gouteurs entartrés, mal placés, pression inadaptée ...), je constate combien il est plus efficace que l'arrosage par gravité avec un trop faible débit. Les plants sont plus beaux et l'arrosage est plus aisé même sans programmateur.
Mauvais coté, le sol est toujours trempé car je ne peux pas arroser pendant longtemps, le forage est trop faiblard. Du coup, l'arrosage journalier s'impose. Le programmateur (que je dois installer prochainement) ne me plait pas trop car on pourrait avoir l'impression que le jardin peut se passer de jardinier pendant des longues périodes. Remarquez ... au pays des 8 pieds de tomates estivales 'F1 Béton', peut être bien.
En tout cas, moi j'aurais du mal à me passer de jardin pendant des longues périodes! Sauf si une vadrouille lointaine, en montagne de préférence, m'y oblige ...
dimanche 5 juillet 2009
Le jardin potager en début juillet
Il ne manque plus personne au rendez-vous estival. Dans notre panier se retrouvent (en petite quantité) la tomate cerise, la courgette, les poivrons et piments (Doux Long des Landes, California Wonder), le concombre (Marketer), les haricots vert et beurre, les carottes (Nantaise, Amsterdam), les oignons et les salades. Le pourpier, que certains considèrent une simple mauvaise herbe, foisonne partout. Seuls melons et pastèques ont encore un sort incertain.
Les pucerons sont cantonnés au coin le plus ombragé du jardin, par contre l'araignée rouge et les punaises du chou reviennent. Le Marin qui souffle depuis la semaine dernière apporte de la douceur et de l'humidité, le mildiou et les autres maladies dues aux champignons se développent.
La surface cultivée a bien diminuée avec la récolte des légumes de printemps (ail, fèves, pois, salades, pommes de terre, radis). Cette situation va changer dans les semaines à venir, la place libre sera reprise par les cultures d'automne. Je commencerai avec les semis de carottes, betteraves et pommes de terre d'arrière saison, que je voudrai mettre en place au cours de la semaine à venir.
Voilà quelques photos prises cette semaine :
Les pucerons sont cantonnés au coin le plus ombragé du jardin, par contre l'araignée rouge et les punaises du chou reviennent. Le Marin qui souffle depuis la semaine dernière apporte de la douceur et de l'humidité, le mildiou et les autres maladies dues aux champignons se développent.
La surface cultivée a bien diminuée avec la récolte des légumes de printemps (ail, fèves, pois, salades, pommes de terre, radis). Cette situation va changer dans les semaines à venir, la place libre sera reprise par les cultures d'automne. Je commencerai avec les semis de carottes, betteraves et pommes de terre d'arrière saison, que je voudrai mettre en place au cours de la semaine à venir.
Voilà quelques photos prises cette semaine :
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| Potager - 2 juillet 2009 |
dimanche 21 juin 2009
Le blog du potager a un an
21 juin : un nouveau solstice d'été, encore une fête de la musique mais aussi premier anniversaire de ce journal en ligne qui recueille réflexions, travaux, réussites, déceptions d'un petit jardin potager qui nourrit quelques habitants du Midi de la France.
Merci et un heureux été à ceux qui nous enrichissent de leurs pensées positives, en ligne ou ailleurs !
Merci et un heureux été à ceux qui nous enrichissent de leurs pensées positives, en ligne ou ailleurs !
mardi 16 juin 2009
Le potager à la mi-juin
Le temps tropical sévit toujours sur Montpellier, il fait très humide et avec à peine 26°C je passe ma journée à transpirer. En travaillant une planche de terre au jardin, des grosses gouttes ruisselaient par mon front. En résumé, un temps idéal pour la plupart des cultures, et pour les champignons qui les guettent : mildiou, oïdium, rouille ...
Pour le moment, juste le mildiou se manifeste, notamment sur les pommes de terre 'Monalisa' qui jaunissent sévèrement. Quelques pieds de tomate sont aussi atteints, pour eux j'ai passé un peu de bouilli bordelaise afin d'arrêter la maladie. Cette année les plants de tomate seront conduits sur une seule branche (à exception des tomates 'cerise', beaucoup trop vigoureux pour cela), je vais voir si le plants étant plus aérés ils résistent mieux au mildiou (les 'Marmande', les 'Cœur de Bœuf' et les 'Saint-Pierre' avaient été très atteints).
Mes semis de brocoli au balcon ont complètement péri (pourquoi?), j'ai ressemé en pépinière au jardin. Comme les poireaux semés au balcon semblent vouloir suivre le même chemin, j'ai fais aussi un nouveau semis au jardin.
Les tomates qui avaient fleurit ont déjà de petites tomates, il est urgent de les attacher, il suffit que je trouve le temps de le faire. Les poivrons et les aubergines ont fait aussi une belle poussée ces derniers jours, quelques poivrons commencent à faire des fleurs.
Les premiers plants de courgettes semés en godets (3 plants survivants sur 8) ont bien poussé aussi et 3 petites courgettes poussent. On voit bien la différence de vigueur entre les plants de 'Verte d'Italie' et de 'Ronde de Nice', les premiers doublent facilement ses frères de la Côte d'Azur.
Les concombres aussi ont largement grandi et le plus "vieux" plant a des fleurs et des petits fruits. Dans la ligne à coté, je vais récolter les derniers oignons 'de Rebouillon' et semer à la place d'autres concombres dont on en fait une grande consommation en été pour faire de la raïta.
Les choux 'Express' sont presque bons à prendre. Les choux rouges 'Fuego' stagnent malgré les arrosages, attaqués par les piérides et les pucerons. Et en plus mes amies les punaises des choux arrivent. Dur dur d'être chou en été!
Les blettes ont fait une belle pousse mais sont maintenant attaquées massivement par les mineuses. Il faudra faire une récolte bientôt.
Les premiers haricots arrivent, les plants sont beaux et ont fleurit abondamment. Dans quelques jours ont aura les premières gousses. Pois et fèves font presque partie de l'histoire.
J'ai arraché quelques pommes de terre nouvelles 'Linzer', la grande récolte n'est pas au rendez-vous ni en nombre ni en taille des tubercules. On verra si c'est mieux pour les 'Monalisa'.
Pour le moment, juste le mildiou se manifeste, notamment sur les pommes de terre 'Monalisa' qui jaunissent sévèrement. Quelques pieds de tomate sont aussi atteints, pour eux j'ai passé un peu de bouilli bordelaise afin d'arrêter la maladie. Cette année les plants de tomate seront conduits sur une seule branche (à exception des tomates 'cerise', beaucoup trop vigoureux pour cela), je vais voir si le plants étant plus aérés ils résistent mieux au mildiou (les 'Marmande', les 'Cœur de Bœuf' et les 'Saint-Pierre' avaient été très atteints).
Mes semis de brocoli au balcon ont complètement péri (pourquoi?), j'ai ressemé en pépinière au jardin. Comme les poireaux semés au balcon semblent vouloir suivre le même chemin, j'ai fais aussi un nouveau semis au jardin.
Les tomates qui avaient fleurit ont déjà de petites tomates, il est urgent de les attacher, il suffit que je trouve le temps de le faire. Les poivrons et les aubergines ont fait aussi une belle poussée ces derniers jours, quelques poivrons commencent à faire des fleurs.
Les premiers plants de courgettes semés en godets (3 plants survivants sur 8) ont bien poussé aussi et 3 petites courgettes poussent. On voit bien la différence de vigueur entre les plants de 'Verte d'Italie' et de 'Ronde de Nice', les premiers doublent facilement ses frères de la Côte d'Azur.
Les concombres aussi ont largement grandi et le plus "vieux" plant a des fleurs et des petits fruits. Dans la ligne à coté, je vais récolter les derniers oignons 'de Rebouillon' et semer à la place d'autres concombres dont on en fait une grande consommation en été pour faire de la raïta.
Les choux 'Express' sont presque bons à prendre. Les choux rouges 'Fuego' stagnent malgré les arrosages, attaqués par les piérides et les pucerons. Et en plus mes amies les punaises des choux arrivent. Dur dur d'être chou en été!
Les blettes ont fait une belle pousse mais sont maintenant attaquées massivement par les mineuses. Il faudra faire une récolte bientôt.
Les premiers haricots arrivent, les plants sont beaux et ont fleurit abondamment. Dans quelques jours ont aura les premières gousses. Pois et fèves font presque partie de l'histoire.
J'ai arraché quelques pommes de terre nouvelles 'Linzer', la grande récolte n'est pas au rendez-vous ni en nombre ni en taille des tubercules. On verra si c'est mieux pour les 'Monalisa'.
dimanche 7 juin 2009
Début juin dans la potager
Depuis dix jours le potager est passé en mode été : le mouron sèche, le pourpier germe, et les travaux ne manquent pas. La météo de ces dernières deux semaines a été assez inégale, dans la suite du mois de mai, avec des jours de chaleur modérée (32°C) et des jours frais, couverts. Hier je suis arrivé au jardin juste à temps pour assister à un orage qui nous a laissé 15 mm de pluie en autant de minutes.
Du coté des semis, des nouvelles lignes de haricots ont été implantés à la place des blettes de l'année dernière avec les variétés 'Fine de Bagnols', 'Contender' et 'Roi des beurres'. Nous allons voir si elles sont moins attaquées que l'année dernière par l'araignée rouge. J'ai mis quelques graines de maïs doux sur les lignes, pas pour faire grimper les haricots mais juste pour mieux utiliser l'espace.

Les salades semées fin mai ('Kraganer Sommer', 'Great Lakes', 'Attractie') ont bien levé grâce au semis sous paillis. J'ai aussi fait une pépinière pour les choux d'automne et d'hiver (cabus, rouge, de Milan, chou-fleur, Romanesco, frisée ... la totale), plus quelques salades et du fenouil (nouveauté pour cette année). On les verra dans deux semaines.
Par ailleurs, cela fait deux fois que je fais des semis de poireaux et de brocoli dans des terrines et je ne parviens pas à les faire vivre notamment à cause des pucerons très nombreux (et belliqueux!) cette année. Pour les brocoli, il faudra refaire le semis en pleine terre; pour les poireaux, je suis bon pour en acheter chez un pépiniériste. Je n'ai que peu de temps pour le jardin et perdre encore du temps à faire des courses m'agace.
Les semis en pleine terre de courges, courgettes et concombres ont très bien reussi. Je les ai semés dans des grands trous remplis avec du compost pur et protégés des escargots avec du Ferramol. Les mélons et pastèques ont moins la pêche et ont mis assez long temps à germer (2 semaines). J'avais mis au moins 6 graines par trou pour être sûr d'avoir assez des plantes et de sauver quelque chose en cas d'attaque des escargots. Contre toute attente, les graines qui ont le mieux germé sont celles que j'avais recupéré dans un melon de type espagnol "Piel de Sapo" du potager de mes parents et que l'on avait mangé à Noël. Les graines du commerce ('Charentais', 'Canari' et 'Sugar Baby' pour la pastèque) ont eu plus de mal. Nous vérons par la suite si elles arrivent à faire des mélons.

Coté repiquages, j'ai fait fin mai le répiquage des blettes, parsemées des quelques salades sur une butte auprès des betteraves. J'ai eu quelques pertes, heuresement que j'avais mis quelques pieds de coté pour remplacer les manques. Le semis de blettes sous serre avait tellement bien marché que j'ai pu en offrir et que nous avons eu notre première récolte de blettes de l'année avec les petits plants qui nous sonts restés en trop. La variété qui a demarré le mieux est la 'Blonde à carde blanche', suivie de la 'Lucullus' et de la 'Rhubarb Chard'. Cette dernière a des racines charnues énormes par rapport aux autres deux variétés et est assez rustique.
J'ai aussi repiqué quelques pieds de poivrons jaunes 'F1 Tenor'. J'ai du les achétér après que les escargots aient eu raison des quelques plants de 'Corne de taureau' qui restaient en pépinière au jardin.
Coté cultures en place, les légumes de printemps souffrent des jours de chaleur. Les fèves 'de Séville' étaient par terre et mes arrosages même abondants ne leur suffisent plus pour faire grossir les quelques gousses qui subsistent. Du coup, j'ai récolté un dernier panier plein de fèves et j'ai arrêté les arrosages. Les fanes iront au compost où ce magnifique légume nous rendra encore service.

Les autres fèves ('Muchamiel') ont beaucoup souffert des pucérons mais donnent quelques gousses, les grains me semblent plus fins que ceux de la variété 'de Séville'.
Les magnifiques laitues 'feuille de chêne de Nice' (elles sont devenues vraiment énormes), ainsi que les romaines 'Verte Maraichère et les 'Merveille des Quatre Saisons', commencent à monter en masse. Ces dernières notamment n'ont pas très bien ténu à la chaleur et montent même sans avoir pommé. Les 'Lollo rossa' semblent être plus resistantes à la chaleur (mais elles sont un peu plus à l'ombre aussi) mais elles avaient mis du temps à pousser.
Les pommes de terre 'Linzer Delikatess' sont dans la phase de desséchement, les tubercules sont bien là mais j'attends de finir mes stocks à la maison pour commencer à les arracher. Les 'Monalisa' ont attrapé aussi le mildiou mais elles ont l'air en forme et ont fini leur floraison (pas de fleur dans les 'Linzer'). Les 'Linzer' seront suivies d'un semis de carottes (sur butte) et de betteraves d'arrière-saison. A ce propos, j'ai mis à germer mes pommes de terre d'arrière-saison qui suivront les pois.
Les pois sont presque complétement secs. Les premiers à tirer la langue furent les 'Proval'. Les 'Merveille de Kelvedon' ne sont pas secs mais ne donnent presque plus. Les mangetout 'Sugar Bon' sont, par rapport aux autres, ceux qui ont le mieux tenu. Par contre, leur qualité est assez irrégulière, certaines gousses sont vraiment mangetout, d'autres ont du parchemin ...
Les tomates sont en pleine forme, commencent à fleurir mais ont pris déjà le mildiou. J'ai commencé à mettre en place les cannes pour les tutorer et fait le pincement des gourmands très nombreux. C'est impressionnant voir comme, une fois en terre, mes plants tout petits sont devenus énormes. Le compost apporté généreusement y est sans doute pour quelque chose.

Les poivrons et les aubergines sont moins développés, ils ont du mal à démarrer et attendent la "vraie" chaleur.
Coté récoltes, quelques cebettes (faites à partir de bulbes trop petits pour être mangés) sont venus aussi agrémenter nos paniers. On arrachera les dernières prochainement pour y semer quelques concombres supplémentaires.
Finalement, le compost de printemps est presque prêt, je viens de le retourner et à mon avis on pourra l'utiliser à partir de juillet pour les pommes de terre d'arrière-saison, les poireaux et les choux.
Du coté des semis, des nouvelles lignes de haricots ont été implantés à la place des blettes de l'année dernière avec les variétés 'Fine de Bagnols', 'Contender' et 'Roi des beurres'. Nous allons voir si elles sont moins attaquées que l'année dernière par l'araignée rouge. J'ai mis quelques graines de maïs doux sur les lignes, pas pour faire grimper les haricots mais juste pour mieux utiliser l'espace.

Les salades semées fin mai ('Kraganer Sommer', 'Great Lakes', 'Attractie') ont bien levé grâce au semis sous paillis. J'ai aussi fait une pépinière pour les choux d'automne et d'hiver (cabus, rouge, de Milan, chou-fleur, Romanesco, frisée ... la totale), plus quelques salades et du fenouil (nouveauté pour cette année). On les verra dans deux semaines.
Par ailleurs, cela fait deux fois que je fais des semis de poireaux et de brocoli dans des terrines et je ne parviens pas à les faire vivre notamment à cause des pucerons très nombreux (et belliqueux!) cette année. Pour les brocoli, il faudra refaire le semis en pleine terre; pour les poireaux, je suis bon pour en acheter chez un pépiniériste. Je n'ai que peu de temps pour le jardin et perdre encore du temps à faire des courses m'agace.
Les semis en pleine terre de courges, courgettes et concombres ont très bien reussi. Je les ai semés dans des grands trous remplis avec du compost pur et protégés des escargots avec du Ferramol. Les mélons et pastèques ont moins la pêche et ont mis assez long temps à germer (2 semaines). J'avais mis au moins 6 graines par trou pour être sûr d'avoir assez des plantes et de sauver quelque chose en cas d'attaque des escargots. Contre toute attente, les graines qui ont le mieux germé sont celles que j'avais recupéré dans un melon de type espagnol "Piel de Sapo" du potager de mes parents et que l'on avait mangé à Noël. Les graines du commerce ('Charentais', 'Canari' et 'Sugar Baby' pour la pastèque) ont eu plus de mal. Nous vérons par la suite si elles arrivent à faire des mélons.

Coté repiquages, j'ai fait fin mai le répiquage des blettes, parsemées des quelques salades sur une butte auprès des betteraves. J'ai eu quelques pertes, heuresement que j'avais mis quelques pieds de coté pour remplacer les manques. Le semis de blettes sous serre avait tellement bien marché que j'ai pu en offrir et que nous avons eu notre première récolte de blettes de l'année avec les petits plants qui nous sonts restés en trop. La variété qui a demarré le mieux est la 'Blonde à carde blanche', suivie de la 'Lucullus' et de la 'Rhubarb Chard'. Cette dernière a des racines charnues énormes par rapport aux autres deux variétés et est assez rustique.
J'ai aussi repiqué quelques pieds de poivrons jaunes 'F1 Tenor'. J'ai du les achétér après que les escargots aient eu raison des quelques plants de 'Corne de taureau' qui restaient en pépinière au jardin.
Coté cultures en place, les légumes de printemps souffrent des jours de chaleur. Les fèves 'de Séville' étaient par terre et mes arrosages même abondants ne leur suffisent plus pour faire grossir les quelques gousses qui subsistent. Du coup, j'ai récolté un dernier panier plein de fèves et j'ai arrêté les arrosages. Les fanes iront au compost où ce magnifique légume nous rendra encore service.

Les autres fèves ('Muchamiel') ont beaucoup souffert des pucérons mais donnent quelques gousses, les grains me semblent plus fins que ceux de la variété 'de Séville'.
Les magnifiques laitues 'feuille de chêne de Nice' (elles sont devenues vraiment énormes), ainsi que les romaines 'Verte Maraichère et les 'Merveille des Quatre Saisons', commencent à monter en masse. Ces dernières notamment n'ont pas très bien ténu à la chaleur et montent même sans avoir pommé. Les 'Lollo rossa' semblent être plus resistantes à la chaleur (mais elles sont un peu plus à l'ombre aussi) mais elles avaient mis du temps à pousser.
Les pommes de terre 'Linzer Delikatess' sont dans la phase de desséchement, les tubercules sont bien là mais j'attends de finir mes stocks à la maison pour commencer à les arracher. Les 'Monalisa' ont attrapé aussi le mildiou mais elles ont l'air en forme et ont fini leur floraison (pas de fleur dans les 'Linzer'). Les 'Linzer' seront suivies d'un semis de carottes (sur butte) et de betteraves d'arrière-saison. A ce propos, j'ai mis à germer mes pommes de terre d'arrière-saison qui suivront les pois.
Les pois sont presque complétement secs. Les premiers à tirer la langue furent les 'Proval'. Les 'Merveille de Kelvedon' ne sont pas secs mais ne donnent presque plus. Les mangetout 'Sugar Bon' sont, par rapport aux autres, ceux qui ont le mieux tenu. Par contre, leur qualité est assez irrégulière, certaines gousses sont vraiment mangetout, d'autres ont du parchemin ...
Les tomates sont en pleine forme, commencent à fleurir mais ont pris déjà le mildiou. J'ai commencé à mettre en place les cannes pour les tutorer et fait le pincement des gourmands très nombreux. C'est impressionnant voir comme, une fois en terre, mes plants tout petits sont devenus énormes. Le compost apporté généreusement y est sans doute pour quelque chose.

Les poivrons et les aubergines sont moins développés, ils ont du mal à démarrer et attendent la "vraie" chaleur.
Coté récoltes, quelques cebettes (faites à partir de bulbes trop petits pour être mangés) sont venus aussi agrémenter nos paniers. On arrachera les dernières prochainement pour y semer quelques concombres supplémentaires.
Finalement, le compost de printemps est presque prêt, je viens de le retourner et à mon avis on pourra l'utiliser à partir de juillet pour les pommes de terre d'arrière-saison, les poireaux et les choux.
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