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samedi 3 octobre 2009

Carottes, oignons, salades (1) : semis de carottes



Dans les campagnes, on voit souvent des potagers "de vieux paysan" avec leur trinité de légumes : poireau, carotte, chou. Des fois ils se permettent des fantaisies et mettent quelques navets, ou quelques tomates en saison ... En fait, ces vieux pépés et mémés, après tant d'années de culture, sont allés à l'essentiel du potage.

Moi aussi j'ai constaté qu'il fallait que je fasse plus attention à l'essentiel. Dans le potager ne doivent pas manquer à aucune saison carottes, oignons et salades. Ajoutons à cela les poireaux en hiver, et les tomates en été. Ces légumes sont utilisées quotidiennement, sont aimées par tous, et peuvent être produites en quantité suffisante au jardin.

Dans le cas des carottes, comme nous n'avons pas de espace de stockage à proprement parler, il faut que l'on en produise pendant la plus longue période possible. Cette année, j'ai fait un semis début mars, ensuite fin avril, début juillet (ressemé début aout), début septembre et encore j'en ferai un dernier en octobre.

En 2008, j'avais constaté les difficultés des carottes pour pousser dans un sol battant et avec tendance à se tasser. En plus, nous avons eu la mouche de la carotte à l'automne. Cette année j'ai cultivé les carottes (sauf le premier semis) sur des buttes larges d'environ 1m50, où l'on peut mettre 4 lignes de carottes de part et d'autre des tuyaux d'irrigation goutte-à-goutte. Cela évite de marcher sur les planches et de tasser le sol. J'ai aussi privilégié l'arrachage manuel des mauvaises herbes, les binages répétés à la binette me semblaient aussi tasser le sol. Les résultats de cette méthode ont été concluants, la terre est resté plus meuble et les racines sont plus volumineuses.

Concernant la mouche, j'ai couvert les derniers semis avec des voiles pour les protéger, avec les contraintes que l'on sait, nous verrons cet hiver si les résultats sont positifs. Dans tous les cas, le voile n'a pas gêné particulièrement la levée du semis de septembre qui a été particulièrement homogène.

Par rapport aux variétés, j'ai diversifié les variétés pour mieux m'adapter aux conditions de chaque saison en me basant sur la bibliographie et les conseils des grainetiers. Mais je me dis qu'il faudrait aussi tester chaque variété dans toutes les configurations de semis (forcé, printemps, saison, etc) pour valider leur amplitude d'utilisation dans nos propres conditions.

En saison j'ai eu des belles surprises avec des jaunes du Doubs et les violette rouge sang. Les premières ont fait des racines énormes, jusqu'à 22 cm (en 2008 aucune carotte avait dépasse les 12 cm). Les rouge sang sont une variété de chez Biaugerme, je trouve que la publicité qui leur est faite (résistante à la chaleur, etc) est justifié. Je vais garder le plus gros plant pour faire des graines. Je continue à penser que l'utilisation de variétés élaborées pour produire des carottes dans un potager n'a pas trop de sens compte tenu de son prix et des aléas de la culture. Les variétés classiques, très bon marché, devraient donner satisfaction.

Dans la photo ci-dessus, les "avant-dernières" carottes du semis de fin avril : des jaune du Doubs, des Chantenay à cœur rouge, des violette rouge sang.

J'ai eu des meilleures levées qu'en 2008 et surtout moins de dégâts des escargots (ferramol est passé par là). Par contre, le semis de début juillet (avec des carottes de Colmar) a eu du mal à lever malgré le paillage et les arrosages fréquents. J'ai ressemé début aout sans beaucoup plus de succès. A la fin, j'ai quelques carottes sur cette planche mais aussi des gros vides. Dommage car les quelques carottes qui ont levé ont une taille plus qu'acceptable fin septembre et auraient pu être arrachées en novembre pour une mise en silo au meilleur de leur forme.

Peut-être que l'utilisation de ces carottes violette aurait été plus adaptée aux hautes températures et aurait permis de réussir le semis?. Sinon il faudrait tout justement d'avancer le semis vers la Saint-Jean pour que le sol le soit pas aussi réchauffé ... affaire à suivre.

dimanche 5 juillet 2009

Le jardin potager en début juillet

Il ne manque plus personne au rendez-vous estival. Dans notre panier se retrouvent (en petite quantité) la tomate cerise, la courgette, les poivrons et piments (Doux Long des Landes, California Wonder), le concombre (Marketer), les haricots vert et beurre, les carottes (Nantaise, Amsterdam), les oignons et les salades. Le pourpier, que certains considèrent une simple mauvaise herbe, foisonne partout. Seuls melons et pastèques ont encore un sort incertain.

Les pucerons sont cantonnés au coin le plus ombragé du jardin, par contre l'araignée rouge et les punaises du chou reviennent. Le Marin qui souffle depuis la semaine dernière apporte de la douceur et de l'humidité, le mildiou et les autres maladies dues aux champignons se développent.

La surface cultivée a bien diminuée avec la récolte des légumes de printemps (ail, fèves, pois, salades, pommes de terre, radis). Cette situation va changer dans les semaines à venir, la place libre sera reprise par les cultures d'automne. Je commencerai avec les semis de carottes, betteraves et pommes de terre d'arrière saison, que je voudrai mettre en place au cours de la semaine à venir.

Voilà quelques photos prises cette semaine :

Potager - 2 juillet 2009

lundi 27 avril 2009

Fin avril : Semis de carottes et de betteraves sur une butte

Le weekend dernier (vite vite avant la pluie), j'ai fait un semis de carottes et de betteraves dans le jardin.

L'année dernière, les carottes avaient eu du mal avec le sol trop tassé du potager, elles n'était pas très longues. Pour y remédier, je me suis décidé pour la réalisation d'un butte surélevée du même type que celle que j'avais fait cet hiver avant d'installer le tunnel horticole et sur laquelle nous avons récolté une soixantaine de salades cet hiver.

L'objectif est de faire une butte entouré d'un sentier de passage de façon à ne pas marcher sur la butte et diminuer ainsi le tassement de notre terre très limoneuse (sur un terrain plus léger, je me passerai de buttes).

La technique est simple : bêcher toute la surface en envoyant la terre vers le milieu de la planche, affiner et niveler avec la houe et le râteau (sans abuser), récupérer la terre des passages latéraux et l'incorporer à la butte. Enfin, stabiliser les cotés de la buttes en tassant la terre avec le dos de la pelle.


Pour le semis, j'ai mis des carottes de trois variétés plutôt résistantes : des 'Chantenay', des 'Violette Rouge Sang' (toutes les deux testées l'année dernière avec des bons résultats) et des 'Jaune du Doubs' (juste pour le fun). Ensuite j'ai fait une ligne de betteraves en mélangeant des 'Noir d'Égypte' et des 'Detroit'. J'ai tout couvert avec un voile n'ayant pas sous la main d'autre solution pour les protéger de la pluie imminente (30 mm tombés dimanche).

Une fois finit le semis des racines, j'ai repiqué une bonne quantité de petites salades 'Merveille des quatre saisons' de notre propre semis (une nouveauté dans le jardin :-). Je les ai mises entre les choux, assez serrées car je ne sais pas si toutes survivront. Au pire (au mieux), on les éclaircissera au fur et à mesure de leur pousse. J'ai en d'autres à repiquer la prochaine fois et il faudrait faire d'autres semis aussi pour éviter la rupture de stock.

Enfin, j'ai passé un peu de temps à enlever les mauvaises herbes qui poussaient partout, le printemps m'a dépassé avec sa vigueur ;-) Aussi à biner pour casser la croute de battance qu'asphyxie les semis et les jeunes plantules. J'ai arrosé les fèves qui était plutôt à sec (même si la pluie était presque garantie, on sait jamais).

Coté récoltes, en cette fin d'avril, nous avons les dites salades et chicorées d'hiver (en cours de montaison pour les deuxièmes), des fèves, quelques épinards d'automne, toujours des radis, des poireaux, et les premiers pois.

samedi 24 janvier 2009

Mouche de la carotte dans le potager


Au retour des vacances de Noël, j'ai constaté les dégâts causés par la mouche de la carotte dans les racines qui étaient restés au sol. Je les ai sorti et trié afin d'éviter la progression de l'infestation. Car elle était en progression malgré la fraicheur de ce mois de janvier, je ne croyais pas à mes yeux en voyant des petites mouches qui s'élevaient du sol pendant l'arrachage : à vrai dire, je reste encore perplexe, mais ce fait reste en rapport avec l'activité continue de pucerons cendrés et piérides du chou dans le jardin.

La plupart des racines arrachés étaient attaquées (60-70%), ces attaques ont commencé depuis octobre et ils ont du s'intensifier en novembre, période pendant laquelle j'ai commencé à être moins présent (manque de lumière oblige). L'invasion m'est ainsi passée sous les yeux, croyant que les fanes des carottes devaient jaunes uniquement à cause du froid. Encore plus étonnant puisque en mai-juin, nous n'avons pas eu d'attaque alors que c'est la pleine saison de la mouche de la carotte. Je suis "vert" car si je les avait mis en silo à l'automne, elles auraient été beaucoup moins attaquées.

Sur les trois variétés présentes de carottes (Chantenay à coeur rouge, Touchon et Violette Rouge Sang), les plus attaquées ont été les Touchon et les moins attaquées, les Chantenay. Les semis de septembre-octobre avec des Nantaise sont aussi touchés, je me demandais si un éclaircissage des pieds malades suffirait ou s'il faudrait tout enlever. Dans tous les cas, il faudrait retourner la planche avant fin avril, date de sortie de la première génération de mouches, afin de les détruire dans le sol.

J'ai fait quelques recherches sur les méthodes de lutte bio, plus ou moins "douces". Voici quelques éléments :

1. Rotation : il faudrait inclure le calendrier de la mouche dans la réflexion sur l'organisation des semis des carottes. Par exemple, favoriser les semis très précoces au printemps avec des variétés hâtives qui échapperaient au vol de fin avril-début mai. Une autre fenêtre libre de mouche existerait pendant l'été, trop chaud pour la mouche, jusqu'en septembre. Ensuite, il ne faut pas laisser trainer en terre les racines mais plutôt les ensiler. Tout cela reste à confirmer en fonction de données réelles sur les périodes de vols dans le jardin.

2. Usage de substances répulsives : il s'agirait de masquer l'odeur de la carotte avec des plantes ou des matières organiques très odorantes. Des plantations à proximité des carottes (romarin, tanaisie, alliacées, etc) , des pulvérisations (avec de la poudre de plants, du marc de café, des pelures d'oignon, du jus de tabac), des arrosages (avec des infusions des plantes citées). Les applications doivent se faire plusieurs fois par semaine pour rester efficaces.
D'ailleurs, l'efficacité de la méthode de culture associée carotte-oignon reste évidente pour certains, mais, sur les quelques rapports d'expérimentation que j'ai pu trouver, l'effet de l'association reste léger. En plus, je trouve la conduite de la culture associée carotte-oignon un peu complexe, notamment avec des espèces avec des tempéraments tellement différents (c'est déjà mieux avec poireaux-carottes).
[D'un autre coté, les fumiers et purins d'ortie semblent avoir un pouvoir attractif des mouches, ils sont à éviter]

3. Pose d'un filet anti-insectes horizontal : il s'agit de créer une barrière physique protégeant les carottes des mouches. Le tissu utilisé est similaire à celui qui sert à la protection des arbres et arbustes en hiver (non tissé blanc P17). Les résultats de l'expérimentation sont mitigés : pas d'attaques de mouches mais un micro-climat chaud et humide est créé au niveau du sol et des feuilles, le nombre de racines petites, fourchues ou malades augmente par rapport à une culture non couverte.

4. Pose d'un filet anti-insectes vertical : les mouches volant assez bas (au ras des pâquerettes :-), une barrière verticale est difficilement surmontable. Le souci est la mise en place hermétique de la barrière d'au moins 60 cm de hauteur et que sera sans doute modifiée par le vent et la pluie. Les résultats d'expérimentations en grande culture n'ont pas abouti, je suppose que c'est plus gérable pour un potager. Pour un potager du weekend (éventuellement du mercredi), la mise en ouevre est possible mais sans doute imparfaite.

5. Traitement chimique ciblé : traitement au pyrèthre près des feuilles et du col de la racine, tous les 10 jours pendant la période de vol à partir d'un certain seuil d'infestation (1-3 mouches par semaine sur des pièges dans le cas de cultures commerciales). Compte-tenu de l'efficacité relative des insecticides bio, il faut s'attendre à des résultats modérés (et des dégâts sur la biodiversité du jardin).

6. Utilisation de variétés résistantes : c'est le cas de la F1 Flyaway, de type nantaise.


Dans tous les cas, une connaissance des périodes de vol sera bénéfique pour cibler les périodes de protection ou de traitement car nous avons vu qu'elles ne sont pas sans risque pour notre culture.

Deux méthodes possibles :

  • Utilisation de pièges en carton jaune englué posés au ras des feuilles des plants (à relever en fonction de l'avancement de la culture). L'identification des mouches peut être faite à l'aide des images disponibles sur Internet, à mon avis ça ne doit pas être si facile que ça ...
  • Utilisation de modèles de prévision de nombre de vols basés sur les conditions de température de l'aire, du sol et de la vitesse du vent. C'est le cas du modèle SWAT qui se présente sous forme d'un logiciel très sympa ... et entièrement en allemand :-P En fait, même si je ne parle pas un mot de la langue de Goethe, la principale difficulté réside dans la collecte (plus ou moins) journalière des données et dans la validation du modèle pour le Midi de la France (ça semble bien fonctionner pour la Charente). Ce logiciel propose aussi des modèles sur les mouches de l'oignon et du chou.

Certains organismes agricoles produisent des bulletins sur l'activité de ces ravageurs dans une région donnée. Je n'ai rien trouvé sur internet concernant la mouche de la carotte en Languedoc-Roussillon (ce n'est pas un grand bassin de production de carottes par rapport à l'ouest et au nord de la France). J'ai vu un site sur la Haute-Garonne qui pourrait être plus ou moins utilisé comme tendence (précaution).

Conclusion

Je vais privilégier une rotation mieux adaptée aux vols, la récolte groupé et l'ensilage, et l'application de pyrèthre en cas de forte attaque. J'ai des pièges à phéromones que je pourrais tester afin de suivre la densité de vols avec 2 ou 3 pièges repartis dans autant de planches de carottes dans le potager.

Pour mes tout prochain semis de carottes, j'ai de la carotte "Amsterdam" (une nouveaté pour mois) et "Nantaise" en attente, assez hatives pour les récolter fin mai (Inch Allah :-).

samedi 13 décembre 2008

Mi-décembre : hiver dans le potager



J'étais parti pour planter des oignons jaune 'Centurion' et 'Rouge de Brunswick' dans le carré préparé la semaine dernière. En arrivant au jardin, j'ai aperçu un seau d'eau gelé : la semaine froide et le -2°C de ce matin ont suffit à refroidir le potager. La terre de mon carré était dure en surface et gelée en profondeur à 10h30. Deux heures plus tard, le vent marin nous envoyait de gros nuages noirs de la Méditerranée, la température montait et le sol devenait trempé comme après une pluie.

J'ai du me résoudre à ne pas planter mes oignons, car le carré qui leur était destiné est resté impraticable. J'aurais pu les planter sur d'autres planches mieux ressuyées, entre les aulx ou la terre est poussiéreuse grâce (ou à cause) des racines des cyprès tout proches. J'ai préféré attendre et obéir à une de mes bonnes résolutions de cette année agricole : l'organisation rationnelle du potager qui doit me faciliter l'arrosage future. Du coup, je prends 1 mois dans la vue, car je ne reviendrait pas au jardin avant 2009 (je pars en vacances:-).

Suite à ce constant d'impraticabilité, nous avons attaqué d'autres tâches qui restent souvent en attente. D'abord, nous avons posé un 3 voile de forçage non tissé, cette fois-ci sur les carottes semés à l'automne. Dans ces manipulations, on a pu constater le profit tiré par la mâche par la pose du voile il y a quelques semaines. On pourra faire une première récolte au retour en janvier et une deuxième en février. Ensuite, ce sera, sur cette planche, le tour aux pommes de terre.

Deuxième chantier, le mélange du compost. Pour faire le compost, nous utilisons un silo offert par Montpellier Agglomération. Le problème de ces composteurs verticaux est la difficulté de mélanger les couches de matière. Or, le succès du compostage nécessite, entre autres, d'un brassage des éléments à composter :-P Il faut, à chaque apport de matière, mélanger avec les couches déjà en cours de compostage. Difficile dans un silo, donc on a tout vidé, tout mélangé dehors et rempli le silo à nouveau. Cette petite manipulation devrait accélérer le compostage et nous donner du bon compost pour le printemps prochain.

Troisième chantier, le semis d'oignons dans des petits plateaux (comme ceux utilisés par les professionnels pour la vente en jardinerie). Les semis faits en novembre selon cette méthode ont bien levé. Nous avons semé 4 variétés : 'Jaune Espagnol', 'Rouge de Firenze', 'Hourcadère' (appellation du Oignon de Trébons) et 'Barletta'. On verra le résultat dans quelques semaines.

En parlant de semis, j'avais fait un semis en barquette de chou pointu 'Express' à la maison que j'avais mis à la serre dès que les premières graines ont commencé à lever (car je les plantules s'étiolent par manque de lumière naturelle). Résultat : plus aucune graine n'a levé, il ne fait pas assez chaud dans la serre.

Et conclusion : je voulais faire mes semis de solanacées dans la serre en janvier. Sauf que ça ne marchera pas, il fera toujours trop froid. Il va falloir attendre au moins à février minimum pour avoir dans la serre les 18 degrés minimum nécessaires à la germination de mes tomates, poivrons et aubergines. Pour une plantation en pleine terre dans la première semaine d'avril, cela sera peut-être un peu juste? On le verra bien.

Coté oiseaux, le père rouge-gorge est venu fouiller les restes du compost juste derrière nous. Et une bergeronnette (ou du genre) s'est promené dans le jardin sans nous prêter trop d'attention.

dimanche 7 décembre 2008

Pommes de terre d'arrière-saison : la conclusion


J'en avais parlé de mes projets patatoïdales dans un autre billet. A vrai dire, cela avait pris un poids important dans mes réflexions horticoles de l'été passé :-) Puisque je ne peux pas faire des patates pour toute l'année (manque de surface et de qualité de sol), pourquoi pas faire des patates (presque) toute l'année?

J'avais trainé pour faire la plantation, mes plants ne germaient pas, et je stressait par rapport à la naissance de notre bébé (prévue mi-août). La levée avait été très irrégulière, plutôt début septembre. Les "Belle de Fontenay" avaient carrément boudé et sont restés sous terre.

Quatre mois après, nous avons sorti cinq Kg de patates sur deux rangs de cinq mètres, ce n'est pas terrible. Ok, mais si l'on regarde le nombre et le calibre de patates par pied "valide", je suis plutôt plein d'espoir sur cette culture à contre-saison. Les patates étaient assez grosses et plein de petites, présentes sous les plants, auraient pu grossir si elles avaient eu le temps. Si la levée avait été difficile, les autres phases de croissance se sont bien passées.

Donc, résultat des analyses : il faut absolument planter, entre mi-juillet et début août, des plants bien germés, capables de se mettre rapidement en route. Or, cela n'existe pas sur le marché et je n'avais pas réussi à faire germer à la maison des patates bio (achetés au rayon légumes) malgré les passages au frigo et la disposition en caissettes (voilà une doc pas très bio sur comment faire germer les patates). Les pommes de terre ont une période de dormance, peut-être qu'il me faut des patates à faible dormance pour arriver à les faire germer rapidement... en même temps que précoces car il faut qu'elles poussent vite avant les froids (des Eersteling, des Agata,... ?). Un peut-être qu'il faut acheter des plants non germés en hiver et les laisser dans le frigo en attendant de les faire germer avant la plantation en juillet.

A suivre ... en attendant, je réfléchis à mes patates de saison qui arrivent dans 2 mois (et un peu plus). J'ai trouvé un site pas super-bien fait mais avec beaucoup d'informations pratiques qui complète celui, plus officiel de www.plantdepommedeterre.org. J'ai regardé dans leurs variétés bio (je suppose qu'ils sélectionnent là des variétés simples à gérer en bio) et leur choix me semble assez pertinent. Deux variétés principales, des "Linzer Delikatessen" et des "Monalisa", plus quelques "Ratte" pour la forme, pourraient être le bon choix. On serait ainsi sur des durées végétatives différentes et les récoltes s'échelonneraient de fin mai à juillet. On consommerait les premières en primeur et ensuite les autres au fur et à mesure de leur maturité (et de nos besoins) au cours de l'été et de l'automne.

Le jardin potager, début décembre


L'hiver arrive à petits pas, il a frappé à la porte la semaine dernière et il compte (d'après les prévisions) s'inviter aussi celle qui arrive. Pour le moment, il impose sa loi en douceur, espérons qu'il reste longtemps aussi modéré dans ses façons : au-delà du -2°C, ce ne serait pas très gentil de sa part.

Surtout que le potager s'est installé dans un rythme de croisière où toutes les plantes poussent de façon quasi imperceptible, on dirait qu'elles pourraient se passer de jardinier pendant des semaines. Sauf que les froids vifs de décembre et janvier peuvent faire tout basculer, en quelques heures, un petit matin quelconque.

Dans les grandes lignes, je reste confiant. La preuve : en profitant de la visite des beaux-parents, nous avons planté ce weekend une deuxième variété d'ail ("germidour") et des échalotes. J'ai préparé la terre pour finir mes semis de petits pois ("Proval" et "Norli") et mes oignons. Mes semis d'oignons n'avancent pas très vite, pour l'instant je vais juste planter un sachet de bulbilles "Rouge de Brunswick" et peut-être un deuxième à acheter. Je dois aussi acheter un 1Kg500 d'ail pour finir mes plantations. J'en achèterai une partie en Espagne lors des vacances de Noël, pour tester d'autres variétés.

Nous avons aussi arraché les célèbres patates d'arrière saison. J'en parlerai un peu après. Cela me laisse un peu de place supplementaire où je mettrai en janvier quelques chou-fleurs semés en septembre et qui attendent d'être repiqués. Je pourrai aussi entretenir les fraisier, un peu envahis pas les herbes et écrasés par les dites patates. J'ai aussi, coincé entre les carottes et les poireaux, une ligne libre dans la place des derniers haricots beurre qui ont gelé la semaine dernière.

Voici quelques images du potager en décembre :

Potager - 6 décembre 2008



vendredi 5 décembre 2008

Ma liste de graines potagères


Il y en a que j'ai acheté, il y en a que l'on m'a offert, il y en a des récupérées de mes propres fruits ... Voici ma liste de graines pour me rappeler de ce que j'ai avant de me lancer dans des achats ou pour me décider à en acheter d'autres. Ces sont presque toutes des variétés simples, les hybrides sont trop chères pour les risquer dans des semis douteux dans un sol trop battant :-( Du coup, si je rate le semis (98% des semis de salade ou oignon) ou si les limaces passent par là et décident de rester pour diner, j'ai un peu moins mal.

Je remettrai la liste à jour avec mes nouvelles acquisitions, je n'ai pas mis les variétés que j'ai déjà testé mais dont je n'ai plus de graines. D'ailleurs, il y a certaines que peut-être je ne testerai pas tout de suite, ou que j'ai planté par le passé mais que je vais abandonner provisoirement. Peut-être qu'il faudrait que j'ajoute une colonne avec les résultats de la culture tout de même. Et une autre pour la ou les périodes de semis, pour ne pas avoir à les chercher à chaque fois.

Après coup, je me rends compte que j'en ai beaucoup de variétés. Cela se justifie autrement que par un "consumérisme de graines" ou par simple curiosité, de par la nécessité d'être précis sur le choix des variétés lorsque l'on veut produire des légumes toute l'année sur un petit jardin. En plus, j'ai environ 15 variétés offertes par ma soeur, du coup ça gonfle la liste :-)

Il me resteront à noter ma dernière commande de graines (15 variétés, la plupart nouvelles pour moi) plus les graines de poivrons et piments que sèchent dans la cuisine et attendent d'être triées.

Bon, voilà la liste des variétés.

mardi 25 novembre 2008

Combien d'eau dois-je mettre à chaque arrosage?

On avait dit qu'il me faut 7 l/m²xjour dans la période la plus "dure" de l'année, le mois de juillet (enfin, août le suit de très près). Mais est-ce que je peux faire un arrosage par semaine de 49 l/m² ou bien un arrosage tous les 3 jours de 21 l/m²?

Cela dépend de la "réserve utile" (RU) du sol (quantité maximale d'eau que le sol peut stocker) qui est fonction de la structure et de la profondeur du sol (enfin, de la partie exploré par les racines, au-delà ça nous intéresse pas). Dans notre potager, la partie du sol explorée par les racines est tout au plus de 40 cm (avec la bêche ou le pic, je ne pense pas aller au-delà de 30 cm). Ainsi calculée, la RU pour notre sol "franc tendance limoneux" est de 74 l/m². Les plantes vont absorber cette eau du sol et à partir d'un moment, l'eau commencera à manquer et les plantes vont souffrir de la sècheresse. Ce seuil (réserve facilement utilisable, RFU) à partir duquel les plantes souffriront un stress hydrique est atteint lorsqu'ils ne restent plus que 52 l/m² dans le sol (environ 2/3 de la RU pour un sol franc). Pour éviter toute chute de la production due au manque d'eau (flétrissement des feuilles, fruits ou fleurs qui tombent), il faut toujours maintenir au moins 52 l/m² dans le sol (en principe ce chiffre est une moyenne, car toutes les plantes ne réagissent de la même façon face à la sècheresse).

Donc du moment où le sol est totalement trempé (74 l/m²) au moment où les plantes commencent à souffrir du sec (52l/m²), nous avons 22 l/m². En hiver, cette réserve met des semaines à être consommée. En juillet, avec l'ET journalière de 7 l/m², cela se fait en 22/7 = 3 jours environ. Enfin, là encore il faudrait partir d'un arrosage "idéal" où l'on tremperait totalement le sol sur les 40 cm évoqués tous les trois jours en y apportant 22 litres d'eau par m². Ce qui n'est pas le cas lorsque l'on arrose à toute vitesse en fin de journée avec son petit tuyau avant de partir prendre l'apéro ... ;-)

Dans le cas d'un système d'irrigation localisé (goutte à goutte), on pourrait théoriquement mieux controler la quantité d'eau apportée et faire nos arrosages tous les 3 jours. A condition de pouvoir extraire au moins 6000 litres par jour du forage, ce qui n'est pas le cas. Je pense, par rapport à l'expérience de cette année, que l'on peut peut-être en tirer 1000-1200 litres par jour en deux fois. Et je n'ai pas l'impression de que l'eau que l'on ne dépense pas un jour reste disponible pour le lendemain. Je connais pas très bien la "dynamique" de la nappe phréatique qui nous alimente mais j'ai constaté que la quantité d'eau disponible à diminuer au fur et à mesure de l'avancement de l'été, indepêndament du nombre d'arrosages hebdomadaires. Normal, il y que des piscines et des pélouses autour, et tout le monde pompe de la même nappe.

Donc la stratégie, avec un système d'arrosage localisé et avec un programmeur, serait d'arroser quotidiennement pour restituer au sol l'eau qui est utilisée par les plantes (7 mmxjour) à partir du moment dans lequel la RU commencera à être entammée. Une stratégie qui aurait par effet un sol engorgé où l'on pourrait pas transiter mais des racines peut-être mieux distribuées qu'avec un arrosage demarrant une fois épuisée la RFU (où les racines resteraient autour du bulbe humide). Faut-il suivre le chemin du milieu ? Je crains que les racines restent trop en surface, cherchant l'humidité du goutteur, dans un sol trempé ... nous aurions intérêt à ne pas ratter un arrosage car les plants seraient très fragiles avec un système racinaire "faineant".

Cela veut aussi dire que l'on cultivera en été une surface maximale que l'on pourra arroser (avec une éfficacité de 80% pour le système d'arrosage) : 1200/7 = 171 m², donc les deux plus grandes parcelles et un peu plus.

A suivre ...

lundi 24 novembre 2008

Combien d'eau faut-il pour arroser le potager ?

Suite à l'un des messages précédents du blog, je voulais savoir de combien d'eau j'aurai besoin pour arroser le potager l'été prochain. Je me prépare à étudier sérieusement l'installation d'un système d'arrosage.

Je sais, là il pleut. Mais comme je sais que je n'aurai pas le temps de préparer l'arrosage une fois que le besoin se fera sentir, je commence à m'en occuper petit à petit.

L'objectif c'est de trouver le volume journalier moyen nécessaire pour arroser le potager. Il s'agit d'avoir un ordre d'idée car je ne sais ni qu'est-ce que je vais planter, ni quelle surface, ni encore moins s'il fera plus sec que normal ou si l'on aura un été "pourri".

D'abord il me fallait connaitre l'evapotranspiration potentielle (ETP) du mois le plus "dur" coté irrigation. J'avais une méthode pifométrique pour l'Andalousie : l'ETP est égale au nombre (ordinal) du mois (janvier=1, février=2, etc) jusqu'à juillet (=7), et ensuite, on revient en arrière (aout=7, septembre=6, etc). Vive la science pointue :-)

J'ai trouvé un logiciel (DAILYET) qui calcule l'ETP en bonne et due forme à partir de données climatologiques d'une station donné en utilisant les formules classiques de calcul d'ETP.

A partir des informations sur les normales climatiques à Montpellier, on obtient avec le modèle Penman Monteith pour le mois de juillet une ETP de 6,1 mm/jour. Cette valeur me semble crédible. Juste que pour la "quantité de vent" (wind run), je n'ai pas de mesure donc j'ai pris la vitesse moyenne du vent sur l'année d'après les cartes assez connues du potentiel éolien en France (5-6 m/s en zone type "banlieue" à Montpellier). La prise en compte plus précise du vent peut modifier l'ETP de +/- 0,4 mm/jour.

Pour connaître les besoins en eau des plantes, il faut multiplier l'ETP par le coefficient cultural Kc qui est fonction de l'espèce de plante et de son état phénologique. J'ai trouvé une table des Kc en espagnol que j'ai traduite (je n'ai pas tout repris) , ça sert toujours:

Bon, là encore, il s'agit d'avoir une idée de la consommation globale dans le moment le plus "dur", dans le mois de juillet en pleine poussé de toutes les légumes d'été : haricots, tomates, poivrons, aubergines, carottes ... Le Kc de la tomate (1,15) peut être un bon indicateur pour rester du coté de la sécurité. En conclusion, l'evapotranspiration moyenne pour un mois de juillet est de 6,1x1,15=7 l/m²xjour.

Le potager est composé de quatre parties de 80, 85 et 35 et 15 m² respectivement. Selon cette hypothèse d'ET, il faudrait chaque jour 560, 595, 245 et 105 l d'eau pour irriguer le potager. Cela fait 1505 litres par jour au total. En plus, il faut compter avec une efficacité du 80% (différence entre l'eau apportée et celle absorbée par la plante) pour un arrosage localisé , cela ferait 1800-2000 litres par jour. Je ne compte pas là l'apport de pluies (en juillet, il pleut à Montpellier 20 mm en moyenne, environ 11 mm en 2008, 4 mm en 2006). Pour rappel, la pluie effectivement absorbée par le sol varie entre 60-80 % de la précipitation en fonction de l'intensité de celle-ci. Donc un orage de 12 mm pourrait ne représenter que 7 l/m² dans le sol.

Cet été j'ai dû mettre 6000 litres par semaine, et le forage avait du mal à suivre à partir du 15 août.

A suivre ...

samedi 22 novembre 2008

Un tunnel horticole pour l'hiver

Le potager du Sud se prépare petit à petit aux courtes journées d'hiver. J'ai travaillé le terrain anciennement occupé par les tomates afin d'installer un petit tunnel sous lequel faire pousser des salades, protégées par un voile.



J'ai fait une sorte de butte de la largeur des arceaux qui soutiendront le voile. La butte est surélevée d'environ 20-25 cm, et fumée avec 5 litres de fumier de cheval mur par mètre carré.

J'ai ma petite idée par rapport à cette serre : après la culture hivernale des laitues et roquettes, je voudrais utiliser la butte pour cultiver des courgettes et des melons. J'ai l'espoir de me rattraper des difficultés pour faire pousser les courges vécues l'année dernière.

En retournant les planches des tomates et des aubergines, j'ai été surpris de voir à quel point les racines des cyprès qui entourent le jardin ont envahi le terrain sous les plantes. Certaines allaient même à entourer les mottes en terreau des plants de tomates.

En plus, j'ai vais peut-être changer mon avis par rapport au lieu où je vais planter l'ail et l'oignon, et celui où l'on sèmera pois gourmands et à grains. Il y a une grande différence d'humidité entre les planches du potager, entre celles nouvellement mise en culture, près des cyprès, et celles cultivés avant notre arrivée, situées loin des cyprès. Cela ne va pas dans le sens de ma première idée, mais il vaut mieux mettre mes bulbes au sec. J'en ai perdu assez lors des dernières pluies !

jeudi 30 octobre 2008

L'organisation du potager : consommer moins d'eau

Il faut se rendre à l'évidence, nous avons manqué d'eau pour l'arrosage des cultures cet été. A partir du mois d'août, le forage qui alimente le potager a commencé à faiblir dangereusement. Certains jours, j'ai mis 3 heures pour arroser les trois quarts du jardin en mêlant eau de ville (sur quelles planches), forage et réservoir (800 l. rempli à l'avance avec le forage). Encore heureux que l'arrosage n'a commencé vraiment que le 15 juin.

Plusieurs facteurs ont abouti à cette situation :
- Le jardin est passé de 70 à 240 m² entre mai et septembre, avec la mise en culture de nouvelles planches,
- j'ai manqué de matériel de paillage (herbe ou paille), donc le "mulching" a été limité aux cultures les plus sensibles,
- la méthode d'arrosage par gravité n'est pas adaptée au faible débit fournit par le forage,
- le jardin est entouré de pelouses et de piscines qui demandent de l'eau au même moment que le potager.

Je réfléchis aux méthodes pour améliorer l'utilisation de l'eau. Il faudrait que j'achète de la paille ou que je commence à stocker l'herbe des coupes de pelouse dès maintenant. Aussi, je pourrais mettre en place un système d'arrosage localisé avec une pompe de pression depuis le réservoir.

Plus simplement, il faut évaluer les objectifs et les résultats du jardin potager. Mon objectif principal est de disposer de légumes variées et fraîches toute l'année à partir d'un jardin à surface réduite et dans le respect de l'environnement. Atteindre cet objectif en plein été n'est pas très dur, quelques pieds de tomates, poivrons, courgettes, etc, et le tour est joué. Il en est autrement pendant le reste de l'année. En effet, une partie des cultures du potager cet été étaient destinées à être récoltées l'automne, hiver et printemps à venir. Comment diminuer la surface cultivée en été sans mettre en danger la production pour les autres saisons? Pas si simple.

Pour bien mener cette réflexion il faut savoir que certaines cultures n'ont pas joué le rôle attendu cet été. Par exemple, chou de Milan et de Bruxelles, poireaux, bettes, céleri, sont plutôt adaptés à la cuisine d'automne et hiver, elles n'ont pas été assez consommées mais ont demandé de l'eau. Le mélon? il est arrivé trop tard et en trop petit nombre pour être réellement apprécie. Courges, cornichons, concombres et courgettes n'ont pas réussi malgré nos efforts : maladies, manque d'eau, ravageurs, un peu de tout? Idem pour les pommes de terre (manque de fumure?) dont je n'avais pas bien choisi les variétés (pommes de conservation), et pour les haricots à rames (manque d'eau).

Pour d'autres cultures, nous avons manqué de production tout simplement en raison de la date de démarrage du jardin (mars 2008) : ail, oignon, pois, ... auraient dû être sémés avant. Les poivrons, eux, ont dépassé nos expectatives de production. De même pour les piments : 2 ou 3 pieds auraient suffi.

Conclusion : il faudrait réduire la surface car l'on manque d'eau mais il faut y parvenir sans mettre en danger la production régulière du jardin.

Pour cela, je voudrais augmenter les cultures d'arrière-saison et de printemps (périodes de faible demande d'arrosage) et diminuer les cultures d'été "superflues". Puisque nous ne disposons pas de vrai espace de stockage et que la belle saison est assez longue, il vaut mieux privilégier les variétés hâtives sur plusieurs semis décalés que les variétés de conservation plus longues à produire. Cela vaut pour les patates, carottes et betteraves. Les melons, pasteques et courges, très gourmands en ressources et en surface (aussi en chaleur!) sont aussi à restreindre. Espérons avoir plus de chance avec les courgettes et concombres cette année car ces sont des plantes très productives en général.

A suivre ...

Achat des bulbes d'ail, d'échalote et d'oignon


J'ai profité d'un week-end dans la région toulousaine pour acheter mes têtes d'ail à planter. J'étais aussi à la recherche de bulbilles d'oignon de la variété "Rouge de Brunswick" que je planterai aussi avant l'hiver (même si ces oignons peuvent se planter d'ici le mois de mars). J'avais cherché sans succès cette variété, pourtant très commune, dans plusieurs magasins de jardinage à Montpellier.

Concernant l'ail, j'ai acheté des variétés hâtives, en violet (Germidour) et blanc (Messidrome). Ces variétés sont plantés dans le Midi en novembre-janvier, et je devrait pouvoir les récolter en juin ou début juillet.

J'ai aussi acheté des bulbes d'échalote "Jermor" à planter cet hiver. Ce sera la première fois que je fais cette culture.

Voici un document de synthèse sur les qualités des variétés d'ail, d'oignon et d'échalote.

Définitivement 2009 sera une année à bulbes dans le jardin! Pour aller jusqu'au bout de la démarche, j'ai aussi acheté des graines d'une spécialité du Sud-Ouest : l'oignon de Trebons. Cet oignon se sème en automne, il faudra que je trouve un petit coin pour le semis ou bien que je le fasse dans un pot à la maison.

Même topo pour des graines de chou vert "Express" que je veux tenter en culture hative ce printemps. Je ferai le semis sans doute dans des terrines à l'intérieur pour faire 8-10 plants que je mettrai en terre en février ou mars pour les récolter en juin inch'Allah.