Nous avons déménagé ... ce blog n'est plus mis à jour

Affichage des articles dont le libellé est irrigation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est irrigation. Afficher tous les articles

mardi 14 juillet 2009

Mi-juillet dans le potager

Le "méga-weekend" du 14 juillet m'a permis quelques passages au jardin, pas très longs mais suffisants pour faire avancer les travaux les plus urgents.

D'abord la récolte et plantation des pommes de terre, dont j'ai parlé dans d'autres billets. A la place des patates récoltées, nous avons mis le semis estival de carottes pour l'hiver : des longues rangées de carottes 'de Colmar', 'de Chantenay', et un peu de 'Nantaise'. J'ai semé en même temps des betteraves 'de Détroit' que j'avais déjà tenté en arrière-saison l'année dernière. J'espère récolter en octobre si tout va bien. Pour l'instant, j'attends car la levée des carottes est longue et délicate.

Coté semis, j'ai pu vérifier que ma super-pépinière sous voile n'a pas très bien marché. Les semis de salades, poireaux, fenouil, chicorées, n'ont pas levé ou ont fondu. Je pourrai récupérer au moins des choux mais avec quelques manques inexplicables pour certaines des variétés semés et que j'avais pourtant déjà testé l'année dernière avec succès : les choux de Milan, de Bruxelles, frisé, n'ont pas levé. Il faudra que j'achète des plants.

C'est justement ce que j'ai essayé chez Botanic et Truffault ce weekend mais il n'y avait rien (mais vraiment rien!). J'ai réussi à partir avec une barquette de scarole frisée et une barquette de choux de Bruxelles très vieux (je ne sais pas s'ils iront bien loin). Comme d'habitude, ces grandes surfaces ne tiennent pas trop compte du calendrier horticole. Enfin, c'est normal: je suppose que la demande locale en plants de légumes pour l'automne est trop faible et ne mérite pas leur attention. Sinon, pour trouver des vrais pépiniéristes locaux à Montpellier, il faut se prendre un jour de congés et aller au marché de la Mosson le mardi matin ...

J'ai arraché les premiers haricots qui ne faisaient plus de fleurs. A la place, j'ai mis les célèbres choux de Bruxelles de chez Botanic et un semis de chicorées ('Cornet d'Anjou', Pain de Sucre'), de roquette 'cultivée' et de chou chinois 'Pe-tsaï'.

Enfin, j'ai semé une rangée de brocoli (avec de la salade 'Feuille de Chene verte',) au cas où je n'aurais pas assez de plants dans la pépinière. J'ai semé aussi des choux 'Romanesco' en godets car je les ai raté en pépinière.

Coté récoltes, on dispose sur pied de carottes (toujours celle du premier semis de mars), blettes en quantité, oignons, haricots, courgettes, concombres, poivrons, piments, aubergines, tomates cerise, et de quelques salades.

Les tomates se font encore attendre. A mon avis l'arrosage généreux que je leur ai donné cette année ne les incite pas encore à murir mais à grossir. L'année dernière nous avions des tomates dès le début juillet mais elles étaient plus petites. Patience! Nous avons des nombreuses et succulentes tomates cerise 'Harmony' (belle variété à mon gout) et il y a quelques 'Pyros' et 'Marmande' qui ne devraient plus tarder à virer à rouge.

Le grand changement dans ce potager 2009 est l'arrosage goute-à-goute. Après des nombreux déboires, il est plus ou moins opérationnel depuis 10 jours. Malgré ses déficiences (gouteurs entartrés, mal placés, pression inadaptée ...), je constate combien il est plus efficace que l'arrosage par gravité avec un trop faible débit. Les plants sont plus beaux et l'arrosage est plus aisé même sans programmateur.

Mauvais coté, le sol est toujours trempé car je ne peux pas arroser pendant longtemps, le forage est trop faiblard. Du coup, l'arrosage journalier s'impose. Le programmateur (que je dois installer prochainement) ne me plait pas trop car on pourrait avoir l'impression que le jardin peut se passer de jardinier pendant des longues périodes. Remarquez ... au pays des 8 pieds de tomates estivales 'F1 Béton', peut être bien.

En tout cas, moi j'aurais du mal à me passer de jardin pendant des longues périodes! Sauf si une vadrouille lointaine, en montagne de préférence, m'y oblige ...

mardi 24 mars 2009

Fin mars : Premiers vrais arrosages au potager

Mes deux dernières passages au potager ont été assez rapides. La semaine dernière, très enrhumé, je suis juste resté le temps de récolter quelques légumes pour la semaine et pour constater que je n'aurais plus grande chose de mes semis d'automne.

En effet, mes choux 'hâtif nantais', que j'espérais manger au cours du printemps, ont tous monté à fleur. Idem pour les derniers navets semés en octobre. Les choux-fleurs continuent à poireauter et ça m'étonnerait qu'elles se réveillent maintenant. Le mois de mars a été très sec et chaud (plus de 20°C), la profondeur cultivé du sol (25-30 cm) était complètement desséchée dans certaines parties du jardin, ce n'est pas étonnant si les légumes essayent d'utiliser leur dernières forces pour assurer leur descendance.

Du coup, j'ai tout arrosé au tuyau, notamment les semis qui peinaient à pousser dans ce sol aussi sec. Les salades (il en reste une centaine) ont aussi profité de l'arrosage, j'ai ouvert au Midi les tunnels en laissant les couverts en place coté Nord (les tunnels sont orientés Est-Ouest). Les brocolis donnent leur dernières récoltes, et j'ai ramassé tous les choux de Bruxelles qui commençaient à s'ouvrir. Idem pour les derniers choux de Milan.

Cette semaine, après un weekend randonnée à Olargues, nous sommes passés dimanche soir au jardin pour tout arroser à nouveau. Les légumes en avaient grand besoin après une semaine assez chaude pour la saison. J'ai profité pour planter les dernières patates 'Monalisa' qui attendaient dans la serre. La terre était très dure et poussiéreuse sous les derniers radis, mâche, roquette et navets de l'automne. La bêche ne rentrait pas partout et il a fallu faire à la pioche :-P Du coup, j'ai un peu fini en catastrophe, et couvert les plants simplement de terre au lieu d'utiliser du compost comme j'avais fait pour les 'Linzer Delikatess'. Ces dernières commençaient d'ailleurs à sortir leur pousses à l'air sous le voile.

Aujourd'hui, la fraîche Tramontane souffle et les nuages sont au rendez-vous mais pas la pluie. Espérons qu'elle ne tarde plus trop ... et qu'elle soit bénéfique.

mardi 25 novembre 2008

Combien d'eau dois-je mettre à chaque arrosage?

On avait dit qu'il me faut 7 l/m²xjour dans la période la plus "dure" de l'année, le mois de juillet (enfin, août le suit de très près). Mais est-ce que je peux faire un arrosage par semaine de 49 l/m² ou bien un arrosage tous les 3 jours de 21 l/m²?

Cela dépend de la "réserve utile" (RU) du sol (quantité maximale d'eau que le sol peut stocker) qui est fonction de la structure et de la profondeur du sol (enfin, de la partie exploré par les racines, au-delà ça nous intéresse pas). Dans notre potager, la partie du sol explorée par les racines est tout au plus de 40 cm (avec la bêche ou le pic, je ne pense pas aller au-delà de 30 cm). Ainsi calculée, la RU pour notre sol "franc tendance limoneux" est de 74 l/m². Les plantes vont absorber cette eau du sol et à partir d'un moment, l'eau commencera à manquer et les plantes vont souffrir de la sècheresse. Ce seuil (réserve facilement utilisable, RFU) à partir duquel les plantes souffriront un stress hydrique est atteint lorsqu'ils ne restent plus que 52 l/m² dans le sol (environ 2/3 de la RU pour un sol franc). Pour éviter toute chute de la production due au manque d'eau (flétrissement des feuilles, fruits ou fleurs qui tombent), il faut toujours maintenir au moins 52 l/m² dans le sol (en principe ce chiffre est une moyenne, car toutes les plantes ne réagissent de la même façon face à la sècheresse).

Donc du moment où le sol est totalement trempé (74 l/m²) au moment où les plantes commencent à souffrir du sec (52l/m²), nous avons 22 l/m². En hiver, cette réserve met des semaines à être consommée. En juillet, avec l'ET journalière de 7 l/m², cela se fait en 22/7 = 3 jours environ. Enfin, là encore il faudrait partir d'un arrosage "idéal" où l'on tremperait totalement le sol sur les 40 cm évoqués tous les trois jours en y apportant 22 litres d'eau par m². Ce qui n'est pas le cas lorsque l'on arrose à toute vitesse en fin de journée avec son petit tuyau avant de partir prendre l'apéro ... ;-)

Dans le cas d'un système d'irrigation localisé (goutte à goutte), on pourrait théoriquement mieux controler la quantité d'eau apportée et faire nos arrosages tous les 3 jours. A condition de pouvoir extraire au moins 6000 litres par jour du forage, ce qui n'est pas le cas. Je pense, par rapport à l'expérience de cette année, que l'on peut peut-être en tirer 1000-1200 litres par jour en deux fois. Et je n'ai pas l'impression de que l'eau que l'on ne dépense pas un jour reste disponible pour le lendemain. Je connais pas très bien la "dynamique" de la nappe phréatique qui nous alimente mais j'ai constaté que la quantité d'eau disponible à diminuer au fur et à mesure de l'avancement de l'été, indepêndament du nombre d'arrosages hebdomadaires. Normal, il y que des piscines et des pélouses autour, et tout le monde pompe de la même nappe.

Donc la stratégie, avec un système d'arrosage localisé et avec un programmeur, serait d'arroser quotidiennement pour restituer au sol l'eau qui est utilisée par les plantes (7 mmxjour) à partir du moment dans lequel la RU commencera à être entammée. Une stratégie qui aurait par effet un sol engorgé où l'on pourrait pas transiter mais des racines peut-être mieux distribuées qu'avec un arrosage demarrant une fois épuisée la RFU (où les racines resteraient autour du bulbe humide). Faut-il suivre le chemin du milieu ? Je crains que les racines restent trop en surface, cherchant l'humidité du goutteur, dans un sol trempé ... nous aurions intérêt à ne pas ratter un arrosage car les plants seraient très fragiles avec un système racinaire "faineant".

Cela veut aussi dire que l'on cultivera en été une surface maximale que l'on pourra arroser (avec une éfficacité de 80% pour le système d'arrosage) : 1200/7 = 171 m², donc les deux plus grandes parcelles et un peu plus.

A suivre ...

lundi 24 novembre 2008

Combien d'eau faut-il pour arroser le potager ?

Suite à l'un des messages précédents du blog, je voulais savoir de combien d'eau j'aurai besoin pour arroser le potager l'été prochain. Je me prépare à étudier sérieusement l'installation d'un système d'arrosage.

Je sais, là il pleut. Mais comme je sais que je n'aurai pas le temps de préparer l'arrosage une fois que le besoin se fera sentir, je commence à m'en occuper petit à petit.

L'objectif c'est de trouver le volume journalier moyen nécessaire pour arroser le potager. Il s'agit d'avoir un ordre d'idée car je ne sais ni qu'est-ce que je vais planter, ni quelle surface, ni encore moins s'il fera plus sec que normal ou si l'on aura un été "pourri".

D'abord il me fallait connaitre l'evapotranspiration potentielle (ETP) du mois le plus "dur" coté irrigation. J'avais une méthode pifométrique pour l'Andalousie : l'ETP est égale au nombre (ordinal) du mois (janvier=1, février=2, etc) jusqu'à juillet (=7), et ensuite, on revient en arrière (aout=7, septembre=6, etc). Vive la science pointue :-)

J'ai trouvé un logiciel (DAILYET) qui calcule l'ETP en bonne et due forme à partir de données climatologiques d'une station donné en utilisant les formules classiques de calcul d'ETP.

A partir des informations sur les normales climatiques à Montpellier, on obtient avec le modèle Penman Monteith pour le mois de juillet une ETP de 6,1 mm/jour. Cette valeur me semble crédible. Juste que pour la "quantité de vent" (wind run), je n'ai pas de mesure donc j'ai pris la vitesse moyenne du vent sur l'année d'après les cartes assez connues du potentiel éolien en France (5-6 m/s en zone type "banlieue" à Montpellier). La prise en compte plus précise du vent peut modifier l'ETP de +/- 0,4 mm/jour.

Pour connaître les besoins en eau des plantes, il faut multiplier l'ETP par le coefficient cultural Kc qui est fonction de l'espèce de plante et de son état phénologique. J'ai trouvé une table des Kc en espagnol que j'ai traduite (je n'ai pas tout repris) , ça sert toujours:

Bon, là encore, il s'agit d'avoir une idée de la consommation globale dans le moment le plus "dur", dans le mois de juillet en pleine poussé de toutes les légumes d'été : haricots, tomates, poivrons, aubergines, carottes ... Le Kc de la tomate (1,15) peut être un bon indicateur pour rester du coté de la sécurité. En conclusion, l'evapotranspiration moyenne pour un mois de juillet est de 6,1x1,15=7 l/m²xjour.

Le potager est composé de quatre parties de 80, 85 et 35 et 15 m² respectivement. Selon cette hypothèse d'ET, il faudrait chaque jour 560, 595, 245 et 105 l d'eau pour irriguer le potager. Cela fait 1505 litres par jour au total. En plus, il faut compter avec une efficacité du 80% (différence entre l'eau apportée et celle absorbée par la plante) pour un arrosage localisé , cela ferait 1800-2000 litres par jour. Je ne compte pas là l'apport de pluies (en juillet, il pleut à Montpellier 20 mm en moyenne, environ 11 mm en 2008, 4 mm en 2006). Pour rappel, la pluie effectivement absorbée par le sol varie entre 60-80 % de la précipitation en fonction de l'intensité de celle-ci. Donc un orage de 12 mm pourrait ne représenter que 7 l/m² dans le sol.

Cet été j'ai dû mettre 6000 litres par semaine, et le forage avait du mal à suivre à partir du 15 août.

A suivre ...

jeudi 30 octobre 2008

L'organisation du potager : consommer moins d'eau

Il faut se rendre à l'évidence, nous avons manqué d'eau pour l'arrosage des cultures cet été. A partir du mois d'août, le forage qui alimente le potager a commencé à faiblir dangereusement. Certains jours, j'ai mis 3 heures pour arroser les trois quarts du jardin en mêlant eau de ville (sur quelles planches), forage et réservoir (800 l. rempli à l'avance avec le forage). Encore heureux que l'arrosage n'a commencé vraiment que le 15 juin.

Plusieurs facteurs ont abouti à cette situation :
- Le jardin est passé de 70 à 240 m² entre mai et septembre, avec la mise en culture de nouvelles planches,
- j'ai manqué de matériel de paillage (herbe ou paille), donc le "mulching" a été limité aux cultures les plus sensibles,
- la méthode d'arrosage par gravité n'est pas adaptée au faible débit fournit par le forage,
- le jardin est entouré de pelouses et de piscines qui demandent de l'eau au même moment que le potager.

Je réfléchis aux méthodes pour améliorer l'utilisation de l'eau. Il faudrait que j'achète de la paille ou que je commence à stocker l'herbe des coupes de pelouse dès maintenant. Aussi, je pourrais mettre en place un système d'arrosage localisé avec une pompe de pression depuis le réservoir.

Plus simplement, il faut évaluer les objectifs et les résultats du jardin potager. Mon objectif principal est de disposer de légumes variées et fraîches toute l'année à partir d'un jardin à surface réduite et dans le respect de l'environnement. Atteindre cet objectif en plein été n'est pas très dur, quelques pieds de tomates, poivrons, courgettes, etc, et le tour est joué. Il en est autrement pendant le reste de l'année. En effet, une partie des cultures du potager cet été étaient destinées à être récoltées l'automne, hiver et printemps à venir. Comment diminuer la surface cultivée en été sans mettre en danger la production pour les autres saisons? Pas si simple.

Pour bien mener cette réflexion il faut savoir que certaines cultures n'ont pas joué le rôle attendu cet été. Par exemple, chou de Milan et de Bruxelles, poireaux, bettes, céleri, sont plutôt adaptés à la cuisine d'automne et hiver, elles n'ont pas été assez consommées mais ont demandé de l'eau. Le mélon? il est arrivé trop tard et en trop petit nombre pour être réellement apprécie. Courges, cornichons, concombres et courgettes n'ont pas réussi malgré nos efforts : maladies, manque d'eau, ravageurs, un peu de tout? Idem pour les pommes de terre (manque de fumure?) dont je n'avais pas bien choisi les variétés (pommes de conservation), et pour les haricots à rames (manque d'eau).

Pour d'autres cultures, nous avons manqué de production tout simplement en raison de la date de démarrage du jardin (mars 2008) : ail, oignon, pois, ... auraient dû être sémés avant. Les poivrons, eux, ont dépassé nos expectatives de production. De même pour les piments : 2 ou 3 pieds auraient suffi.

Conclusion : il faudrait réduire la surface car l'on manque d'eau mais il faut y parvenir sans mettre en danger la production régulière du jardin.

Pour cela, je voudrais augmenter les cultures d'arrière-saison et de printemps (périodes de faible demande d'arrosage) et diminuer les cultures d'été "superflues". Puisque nous ne disposons pas de vrai espace de stockage et que la belle saison est assez longue, il vaut mieux privilégier les variétés hâtives sur plusieurs semis décalés que les variétés de conservation plus longues à produire. Cela vaut pour les patates, carottes et betteraves. Les melons, pasteques et courges, très gourmands en ressources et en surface (aussi en chaleur!) sont aussi à restreindre. Espérons avoir plus de chance avec les courgettes et concombres cette année car ces sont des plantes très productives en général.

A suivre ...

vendredi 27 juin 2008

Exemple d'irrigation traditionnelle à Olargues (Hérault)


Promenade dominicale dans le Haut-Languedoc à la recherche d'un peu de fraicheur. En contrebas du village classé d'Olargues, auprès de la Jaur, une surprise pour le jardinier : quelques anciens potagers, plutôt laissés en jachère, qui s'étalent le long de la rivière. Ils partagent un petit canal d'irrigation alimenté par une pompe à piston manuelle. Entre chaque canal, des cuvettes permettaient sans doute de remplir seaux et arrosoirs.

Le système ne doit plus être utilisé, remplacé par des pompes à moteur électrique.

Voici le lien vers l'album : http://picasaweb.google.com/morenoperalto/Olargues22Juin2008