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samedi 9 mai 2009

Mi-mai : plantation des légumes d'été



Tomates, poivrons, aubergines, courgettes, concombres, melons, pastèques ... ça y est, tout le monde (végétal) est en terre !

La semaine dernière j'ai ajouté 18 pieds de tomates hybrides achetés chez Botanic : des Harmony (Cerise), des Supersteak et des Pyros. Au total 66 pieds ont été plantés, à peu près le même nombre que nous avions l'année dernière.

J'avais fait un semis en godets de concombres, melons, courgettes et pastèques. J'ai eu juste six plants de concombre comme résultat :-( Les autres graines avaient pourri.

Du coup, j'ai planté mes 5 plants de concombre (le 6ème a été mangé par un escargot dans le godet) et j'ai semé 5 autres (des variétés : marketer, long vert de Chine, delikatess).

Pour les melons, j'ai tout semé directement en terre, sous le tunnel en plastique que l'on avait utilisé pour protéger les salades cette hiver. J'y ai mis plusieurs variétés pour les tester : charentais, canari, piel de sapo.

Coté pastèques, j'en ai semé pour deux pieds de la variété "sugar baby", pratiquement la seule que l'on puisse trouver en rayon en France.

Pour finir, j'ai semé quelques pieds de courgette des variétés "ronde de Nice" et "Verte d'Italie".

Le résultats de toutes ces cultures de mélons et pastèques fut très décevant l'année dernière. J'avais ressemé 2 et 3 fois car les escargots mangeaient les plants systématiquement jusqu'à que la chaleur c'était installé (le vrai départ fut début juin). Je pense que la proximité relative de la haie de cyprès ne devait pas les convenir et que les racines des arbres les pompaient l'eau. J'avais pourtant paillé et mis du compost.

Cette année, j'ai changé de coin pour les plantations et ajouté double ration de compost (5l par pied environ) pour melons et pastèques, et double ration de graines pour tout le monde (pour me donner quelques chances de bonne germination). Il faudra aussi penser à mettre de l'antilimaces avant la germination (heureusement ils ont prévu du beau temps pour les prochains jours).


A suivre ...

mercredi 6 mai 2009

Début mai : semis de haricots et de courges

Les visites au jardin de ce pont du 1er mai furent aussi l'occasion de faire du nettoyage, d'arroser les plantes les plus assoiffés, d'étaler du mulch sur les derniers semis et même de faire mon premier semis de haricots de l'année. J'ai fait deux lignes de "Contender" et une de "Roi des beurres".

En réalité, il s'agit de mon 2ème semis, le premier ayant été testé lors du redoux de début mars sous un voile. Nous sommes déjà en mai et il démarre à peine après avoir longtemps stagné. Je ne pense pas en récolter des gousses.

Pour les haricots, j'utilise toujours la même méthode (pour les autres semis aussi d'ailleurs) : je sème en ligne et je trempe bien le sillon avant d'y mettre la graine que je recouvre de terre 'sèche'. Dans notre sol limoneux, la levée est ainsi beaucoup plus simple. La méthode est par contre compromise pour les espèces qui mettent longtemps à germer, en particulier pendant l'été. Dans cette situation il faut arroser pour accompagner la germination de la graine, le mieux c'est alors de couvrir légèrement la terre avec un peu de mulch pour maintenir l'humidité et protéger la surface de la terre qui sera ainsi moins croutée.

Nous avons aussi semés les courges sur l'un des cotés du jardin, hors de la zone travaillé. J'ai fait des trous assez profonds qui ont été remplis de compost semi-fait et d'un peu de compost mur dans lequel les graines ont été plantées. Au total, nous avons mis six variétés : 2 achetées ('Red Kuri' et 'Musquée de Provence'), les autres étant récupérées dans des courges que l'on nous avait offert ('Butternut', 'Marruécano', 'Bressanne', plus une variété type 'Acorn'). On verra ce que ça donne.

Coté récoltes, nous avons récolté nos premiers petits pois mangetout (une poignée). Avec l'aide de la famille, un bon nettoyage a été fait entre les lignes de pois. Les fèves sont en train de faire des fleurs à nouveau, elles ont bien profité des arrosages très abondants fournis ces dernières semaines.

Enfin, un bon coup de sarclage a été donné aux oignons, dont la terre commençait à se tasser, avec la griffe plus ma nouvelle houe italienne. Carré et très fine, elle coupe parfaitement les mauvaises herbes. Je suis bien content de mon achat !

Semis et plantation de tomates, poivrons et aubergines

Les weekends à rallonge du mois de mai tombent à pic pour entamer le potager d'été avec la plantation des plants semés en pépinière depuis mars. Le weekend dernier fut le tour des tomates semés en mars dans le balcon et déjà suffisamment développés pour être mis en terre.

Ils n'étaient pas terribles ces plants, ils avaient manqué de lumière dans les premières semaines après la levée, collés à une porte-fenêtre dans l'appartement. Du coup, ils s'étaient un peu étiolés. Puisque l'espace sur le balcon est réduit, j'ai utilisé des godets de petite taille, ce qui ne leur à pas trop plu je pense. J'avais incorporé un peu d'engrais bio au terreau pour aider les jeunes plants.

Si l'année prochaine j'ai le temps, et si je trouve du fumier frais, j'aimerais tenter une pépinière traditionnelle de tomates sur couche chaude (sous un petit tunnel ou un voile tout de même). J'ai souvent vu germer des graines de tomates dans le compost dès qu'il fait un peu chaud, et leur vitalité n'a rien à voir avec mes maigres plants en godets. Sur couche chaude, ils doivent pousser tout aussi bien et même vite rattraper les plants en godets (semés un peu avant).

Au total 48 plants sont en terre, des variétés Saint-Pierre, Marmande, Rio Grande, Moneymaker, Muchamiel, Tres Cantos. La plantation m'a pris un après-midi car j'avais peur de casser les racines lors des manipulations et avançais doucement. Un coup de compost maison a été fourni à chaque pied, nous avions obtenu des meilleurs résultats l'année dernière avec le compost qu'avec le fumier de cheval. Les plants ont été enterrés sur 15-20 cm pour favoriser la production de racines adventices, ils seront encore un peu buttés par la suite. Il me faudra aussi les tutorer (on verra dans quelques semaines).

Dès que j'aurais le temps, je planterai autres 22 plants de tomates pour compléter la ligne. Quatre pieds de tomates "cerise", mais surtout quelques hybrides pour m'assurer un fond de roulement en cas de problème avec les variétés traditionnelles. Je vais essayer de trouver des "Fournaise" et des "Pyros" qui avaient bien fonctionné l'année dernière. Je les avais acheté à la Pépinière du Midi à Montpellier mais ils n'en ont pas ces variétés cette année.

D'autres plants sont encore en pépinière, notamment des poivrons/piments (24+24 pieds) et des aubergines (24 pieds). J'attends encore un peu pour pouvoir les planter : ils étaient trop petits la semaine dernière et en plus il faut que je leur fasse la place au jardin.

lundi 27 avril 2009

Fin avril : Semis de carottes et de betteraves sur une butte

Le weekend dernier (vite vite avant la pluie), j'ai fait un semis de carottes et de betteraves dans le jardin.

L'année dernière, les carottes avaient eu du mal avec le sol trop tassé du potager, elles n'était pas très longues. Pour y remédier, je me suis décidé pour la réalisation d'un butte surélevée du même type que celle que j'avais fait cet hiver avant d'installer le tunnel horticole et sur laquelle nous avons récolté une soixantaine de salades cet hiver.

L'objectif est de faire une butte entouré d'un sentier de passage de façon à ne pas marcher sur la butte et diminuer ainsi le tassement de notre terre très limoneuse (sur un terrain plus léger, je me passerai de buttes).

La technique est simple : bêcher toute la surface en envoyant la terre vers le milieu de la planche, affiner et niveler avec la houe et le râteau (sans abuser), récupérer la terre des passages latéraux et l'incorporer à la butte. Enfin, stabiliser les cotés de la buttes en tassant la terre avec le dos de la pelle.


Pour le semis, j'ai mis des carottes de trois variétés plutôt résistantes : des 'Chantenay', des 'Violette Rouge Sang' (toutes les deux testées l'année dernière avec des bons résultats) et des 'Jaune du Doubs' (juste pour le fun). Ensuite j'ai fait une ligne de betteraves en mélangeant des 'Noir d'Égypte' et des 'Detroit'. J'ai tout couvert avec un voile n'ayant pas sous la main d'autre solution pour les protéger de la pluie imminente (30 mm tombés dimanche).

Une fois finit le semis des racines, j'ai repiqué une bonne quantité de petites salades 'Merveille des quatre saisons' de notre propre semis (une nouveauté dans le jardin :-). Je les ai mises entre les choux, assez serrées car je ne sais pas si toutes survivront. Au pire (au mieux), on les éclaircissera au fur et à mesure de leur pousse. J'ai en d'autres à repiquer la prochaine fois et il faudrait faire d'autres semis aussi pour éviter la rupture de stock.

Enfin, j'ai passé un peu de temps à enlever les mauvaises herbes qui poussaient partout, le printemps m'a dépassé avec sa vigueur ;-) Aussi à biner pour casser la croute de battance qu'asphyxie les semis et les jeunes plantules. J'ai arrosé les fèves qui était plutôt à sec (même si la pluie était presque garantie, on sait jamais).

Coté récoltes, en cette fin d'avril, nous avons les dites salades et chicorées d'hiver (en cours de montaison pour les deuxièmes), des fèves, quelques épinards d'automne, toujours des radis, des poireaux, et les premiers pois.

mercredi 15 avril 2009

Another bloody day in paradise

Merci à Richard pour ses commentaires sympathiques sur ce blog qui ne mérite pas autant d'éloges ;-) J'ai découvert avec plaisir son blog : Another bloody day in paradise (en traduction pas forcement exacte : "Encore une foutue journée dans le paradis").

Voici l'article en question : The new diggers

J'y mets ma réplique !

Apparemment ce jardin n'est pas loin d'un paysage que j'apprécie lors de mes déplacements à Toulouse : la Montagne d'Alaric.

dimanche 12 avril 2009

Faire son compost en silo (ou bac) au potager

Je suis passé au jardin profitant d'une légère accalmie de la pluie (84 mm son tombés depuis hier). J'ai eu le temps d'enlever quelques voiles de forçage qui ne servent plus à grande chose, d'arracher une bonne partie des vieux trognons de choux qui faisaient des fleurs et de monter un deuxième silo à compost apporté par la propriétaire du jardin.



Depuis la fin de l'été dernier, une fois que les mouches étaient parties, nous avons gardé nos restes organiques au balcon pour les emmener ensuite au jardin et les composter. Avec les restes de la propriétaire et les résidus du jardin d'agrément, depuis la fin de l'automne, nous avions le premier silo (ou bac) à compost toujours plein. Certaines semaines, il était vraiment à ras bord. Alors, le deuxième silo est venu en renfort. Il s'agit de silos verts offerts depuis quelques années par l'Agglomération de Montpellier aux particuliers, ils ont une capacité d'environ 500 l.

Notre méthode de compostage semble avoir bien fonctionné :
- Découper en petits morceaux les restes de légumes, des taille, même les peaux d'orange;
- ensuite, les ajouter par petites quantités en mélangeant légèrement avec les couches déjà en cours de fermentation;
- saupoudrer enfin avec un peu de terre fine du jardin;
- tout sortir, mélanger, aérer à la fourche autant de fois que possible au cours de la fermentation.

En ouvrant le composteur, je découvert que la moitié supérieure (la partie la plus récente), n'était pas assez fermenté. J'ai tout migré dans le deuxième composteur, en mélangeant avec les choux arrachés et déchiquetés, des brindilles coupés finement, des restes de légumes et de cuisine.

La moitié inférieure me semblait presque finie, des très nombreuses bestioles s'animaient dans le tas, j'ai même trouvé un ver de terre !! Le premier depuis le début!! Le compost était cependant tassé (par le poids des couches supérieures), j'ai tout sorti, aéré et remis dedans. Les restes fermentés étaient antérieurs à décembre, ils auront mis environ six mois (en hiver) pour finir sa fermentation. Je m'en servirai pour les cultures d'été (tomates et cie).

Coté légumes, j'ai déjà dit que j'ai commencé à arracher les choux. C'est du travail, surtout pour découper les trognons avant de les mettre au compost, je finirai la prochaine fois. J'ai cependant laissé quelques pieds de choux complètement envahis par les pucerons cendrés. Je me suis dit qu'ils protègent les fèves et surtout j'ai vu quelques bestioles (type guêpe) qui pourraient bien être des prédateurs des pucerons, ainsi qu'une coccinelle. Alors, laissons-les leur festin encore un peu.

Les fèves, elles sont magnifiques. Elles font déjà des gousses et mesurent 1,20 au moins. Voilà une culture qui m'a l'air de bien réussir au jardin.



Les oignons plantés il y a deux semaines sont en forme, ils ont l'air d'avoir tous supporté le repiquage. Les dernières bulbilles plantés en même temps sont toujours sous terre.



Épinards et betteraves plantés en février et mars ne semblent pas donner de signes de vie. Les épinards semés à automne commencent à peine à se développer ! Pour les carottes semées en février, cela n'est pas très glorieux non plus, il faut penser à faire d'autres semis dès que possible.

Deux de mes cinq choux 'Express' ont été mangés par les escargots qui sont revenus en force avec la douceur et la pluie. Les punaises des choux sont aussi de retour, j'en ai écrasé un paquet, il va falloir trouver une méthode contre ce fléau.

Les salades se portent bien, nous en avons toujours plein, et nous avons enfin eu quelques semis de salades de réussis. Ces plants seront nos premiers plants de salades depuis le début de ce jardin.







Les fraisiers ont beaucoup de fleurs, on pourrait avoir des fraises très bientôt s'il faisait beau.

Les semis de phacélie de mars commencent à germer entre les anciennes planches. Les pommes de terre 'Linzer Delikatess' seraient prêtes pour un premier buttage si le sol n'était pas aussi trempé.



Aux laitues, scaroles, mâche, roquette, et poireaux que l'on récolte depuis tout l'hiver, nous pouvons maintenant ajouter les premiers radis semés à la mi-février sous voile. En bientôt les premières fèves :-)

jeudi 9 avril 2009

Début avril : Retour au potager du Haut Languedoc

Ce weekend nous sommes remontés dans le Tarn visiter la belle-famille. Les travaux dans leur potager ont été nombreux depuis le dernier passage en janvier : la surface cultivé a doublé, notamment avec la mise en culture de l'ancien potager de la ferme.



Pour l'instant, pas grande chose ne pousse au potager, juste quelques poireaux ont réussi à braver les neiges de cet hiver et les gels printaniers. Les patates et quelques choux ont été plantés ces derniers jours. les fèves et les petits pois commencent à pointer quelques feuilles dehors. J'ai aussi profité pour semer quelques fèves pour compléter nos récoltes de Montpellier.



Nous avons bien travaillé dans le nouveau potager, dit d'été, sagement disposé près d'une source. Il y a 2 ans, j'y avais déjà donné un coup de main avec mon frère lors d'un weekend. C'était un taillis d'érables, frênes, saules et ronces, entourés de chataigners. On avait passé une journée entière à bruler des branches des petits arbres abattus et découpés. L'année dernière, le défrichement avait avancé mais le taillis était toujours touffu. Cette année tous les arbres restants ont été coupés et, grâce à une pelleteuse, les dernières souches ont été arrachées et mises à l'écart. Le changement était assez surprenant à voir.

La mise en culture des pommes de terre nous a pris quelques heures de ramassage de cailloux pour parvenir à faire des sillons plus ou moins droits. Les plus gros avaient déjà été mis à l'écart, mais d'autres aussi gros apparaissaient à chaque fois que l'on tournait la terre. Certains ont carrément demandé la barre à mine. Pas mal pour un ancien potager ! Coté racines d'arbres, il y avait aussi de quoi faire. Heureusement, le petit tracteur rouge et le motoculteur, nous ont bien aidé. Un joli clapas a été fait, il servira un jour à retaper les vieux murs de la grange.



En tout cas, ça m'a fait plaisir de prendre part (même brièvement) à ces travaux de mise en culture. Je crois que j'aime bien ce mythe du défricheur néolithique : grand-père commun à pas mal d'habitants de notre planète qui, sur une terre toujours nouvelle, abattait les arbres, les coupait et brulait, pour y planter son blé, ses patates ou son riz à la bonne saison.

Sans vraiment le faire exprès (mais j'en fais le constat), le jardinage (la culture) commence pour moi dans cet effort physique du labour (sans brulis, tout de même!). Je pense que je serais malheureux avec un jardin en carrés ou autre système sans labour où je ne puisse pas retourner, émietter, faire des sillons, butter ... autant des moments de défoulement physique (aussi de sensibilité par rapport à mon corps, à la terre...) que j'apprécie d'autant plus que j'ai un quotidien sédentaire et une activité professionnelle où mon corps ne sert qu'à porter ma tête ...

Conclusion : A moi les friches, les terrains incultes et les vergers abandonnés :-D Enfin ... dans les limites de mon dos fragilisé pour ce quotidien sédentaire ;-)

J'ai enfin profité du weekend pour marcher un peu avec le petit dans le porte-bébé (histoire qu'il fasse la sieste) , respirer l'air frais des monts, me régaler du ciel bleu et des belles vues.

Voilà quelques images :

Tarn - 5 avril 2009

dimanche 29 mars 2009

Fin mars : Semis et plantation d'oignons dans le potager

Cette semaine, ô merveille ! , j'ai pu passer deux fois trois heures dans le potager. J'ai profité pour clôturer (ou presque) le chapitre des oignons semés en automne et que maintenant ont été plantés en terre.

Les semis avaient été assez compliqués : en pleine terre, ils étaient mangés à presque 100%; dans la serre ou dans le balcon, ils avaient trop froid (cela reste néanmoins la meilleure solution); en appartement, pas assez de lumière. En plus, les oignons ont un système racinaire assez fragile au début, il faut faire très attention à chaque arrosage pour ne pas laisser des racines à découvert (ce que je n'ai pas toujours fait). Résultat, pas beaucoup de plants pour la quantité de graines dépensée mais des variétés intéressantes par rapport aux 5 ou 6 (souvent complètement étrangères à notre secteur) que l'on trouve sous forme de bulbilles ou même des bottes de plants vendus en jardinerie (je ne fréquente pas assez les pépiniéristes de la Mosson :-s).

Si mon propos était de semer pendant l'été et planter en automne, mes déboires ont fait que le calendrier prenne 4-5 mois de retard et les plantations arrivent que maintenant. Ce n'est pas plus mal pour les oignons de conservation mais c'est moins intéressant pour les oignons blancs que j'aurais voulu manger frais à la fin du printemps (il m'en restera toujours les Rebouillon plantés fin septembre).

Les semis que j'ai le mieux réussi sont les "Barletta" (avec tout ce que j'en ai semé, c'est normal!) et les "espagnols" (nom donné par Vilmorin à quelque chose qui ressemble beaucoup à nos chères "Valencia" ibères). Les "Rouges de Firenze" et les "Trébons" (dommage!) je les ai franchement rattés (manque d'eau et froid pendant les vacances de Noël que les autres variétés ont mieux résisté). Les "Rouges de Niort" étaient pas trop mal.

Comme les plants stagnaient dans les barquettes, je me suis décidé à les planter même s'ils étaient petits. J'en ai eu assez pour 3 lignes et demi, j'ai complété avec quelques bulbilles de "Brunswick" qui me restaient.

En parlant de bulbilles, presque tous les bulbilles de 'Centurion' et de 'Brunswick' plantés en janvier sont bien dehors, on en avait pas eu autant l'année dernière :-) Par contre, 1/5 des échalotes plantés en décembre ont pourri par la base. Je trouve cela embêtant vu le prix des bulbilles d'échalote. C'est vrai qu'elles étaient dans un coin particulièrement argileux mais sur une butte tout de même. A voir si j'en refait l'année prochaine.

En parlant de buttes, cette technique va finalement me desservir pour la culture de l'ail. J'avais planté les caïeux en buttes pour éviter la pourriture comme celle des échalotes. Mais les fortes pluies de l'hiver avaient mis à l'air certaines racines, d'autres peinaient à pousser. Je pense que la situation s'est aggravé pendant les semaines de sècheresse de mars où, tout à coup, les aulx avec leurs mauvaises racines n'avaient plus d'humidité. Mon père, de passage chez nous, ne donnait pas un kopeck pour la récolte telle qu'elle apparait cette semaine.

Enfin face à l'évidence, nous avons fait un chantier à trois ce weekend pour combler l'espace entre les buttes avec de la terre apportées des plate-bandes. Je ne suis pas sûr si l'on est arrives à temps pour sauver la récolte, il faudrait mieux connaitre la phénologie de l'ail pour savoir quand "s'imprime" l'information sur la taille des caïeux dans la plante.

Enfin, nous avons profité pour planter 30 salades de plus ("Lolo Rossa" et "Romaine Blonde Maraichère" pour varier les plaisirs) achetés chez Truffaut.

Coté récoltes, maintenant nous n'avons que des salades (laitues, scaroles 'Cornet', mâche, roquette, ... au moins une centaine) et des poireaux. Les semis de février n'ont pas bien levé en général. Par contre, les fèves sont toujours en fleur et on voit les premières gousses. Les pois sont aussi en fleur.

En partant du jardin, une pluie intense a clôturé ces 4 semaines de sècheresse avec 36 mm.

Voici quelques images :

Potager - 28 mars 2009


La culture maraichère en Normandie : choux et pommes de terre

Je suis tombé par hasard sur ce document qui n'a pas grande chose à voir au premier abord avec le jardin méditerranéen mais qui donne tout de même quelques idées intéressantes sur des techniques de culture, notamment des choux : ESSAI SUR LA CULTURE MARAICHÈRE DE TOURLAVILLE

mardi 24 mars 2009

Fin mars : Premiers vrais arrosages au potager

Mes deux dernières passages au potager ont été assez rapides. La semaine dernière, très enrhumé, je suis juste resté le temps de récolter quelques légumes pour la semaine et pour constater que je n'aurais plus grande chose de mes semis d'automne.

En effet, mes choux 'hâtif nantais', que j'espérais manger au cours du printemps, ont tous monté à fleur. Idem pour les derniers navets semés en octobre. Les choux-fleurs continuent à poireauter et ça m'étonnerait qu'elles se réveillent maintenant. Le mois de mars a été très sec et chaud (plus de 20°C), la profondeur cultivé du sol (25-30 cm) était complètement desséchée dans certaines parties du jardin, ce n'est pas étonnant si les légumes essayent d'utiliser leur dernières forces pour assurer leur descendance.

Du coup, j'ai tout arrosé au tuyau, notamment les semis qui peinaient à pousser dans ce sol aussi sec. Les salades (il en reste une centaine) ont aussi profité de l'arrosage, j'ai ouvert au Midi les tunnels en laissant les couverts en place coté Nord (les tunnels sont orientés Est-Ouest). Les brocolis donnent leur dernières récoltes, et j'ai ramassé tous les choux de Bruxelles qui commençaient à s'ouvrir. Idem pour les derniers choux de Milan.

Cette semaine, après un weekend randonnée à Olargues, nous sommes passés dimanche soir au jardin pour tout arroser à nouveau. Les légumes en avaient grand besoin après une semaine assez chaude pour la saison. J'ai profité pour planter les dernières patates 'Monalisa' qui attendaient dans la serre. La terre était très dure et poussiéreuse sous les derniers radis, mâche, roquette et navets de l'automne. La bêche ne rentrait pas partout et il a fallu faire à la pioche :-P Du coup, j'ai un peu fini en catastrophe, et couvert les plants simplement de terre au lieu d'utiliser du compost comme j'avais fait pour les 'Linzer Delikatess'. Ces dernières commençaient d'ailleurs à sortir leur pousses à l'air sous le voile.

Aujourd'hui, la fraîche Tramontane souffle et les nuages sont au rendez-vous mais pas la pluie. Espérons qu'elle ne tarde plus trop ... et qu'elle soit bénéfique.

dimanche 8 mars 2009

Le jardin portager au début mars

Passage au jardin samedi matin pour continuer quelques semis et faire les récoltes. La semaine a été fraîche, M Hiver voulait juste remettre de l'ordre et nous rappeler qu'il est toujours maitre de la saison. A Toulouse, où je suis passé cette semaine, le forsythia commence juste à fleurir.
Sur la route, les sommets des Monts de Lacaune, de la Montagne Noire et même le Cabardès étaient blancs de neige.

Par ici, quelques pluies en début de semaine, ensuite Tramontana et Mistral ont soufflé fort. Nous avons eu du 3°C le matin en ville. Dans le potager, les radis semés pour marquer les lignes de carottes ont commencé à sortir de terre. La terre était à peine à 10°C (13°C sous le tunnel plastique où les mauvaises herbes commençaient à germer).

J'ai planté, entre les oignons, 30 salades achétées chez Botanic. Encore la celèbre "Feuille de Chêne Verte Niçoise" (et aussi "Rouge Niçoise") qui avait donné d'aussi bons résultats l'été dernier. Comme j'avais deux plants de cette variété qui avaient passé l'hiver en terre, je me suis dis que je tenterais bien ma chance par ce temps encore frais, en espérant aussi laisser un plant fléurir pour avoir des graines. Je fais cela souvant et, de temps et temps, je récupére quelque plants qui ont poussé à partir des graines tombées dans la terre. Je me suis aussi mis de coté un peu de place pour les salades à venir, j'en ai assez pour 50 plants environ.

Mes semis de printemps étaient finis, mais je n'ai pas pu m'empêcher de tester un sachet de graines achétées en Espagne : des fêves "extra-hâtives Muchamiel". Cette variété est sémé à la fin de l'été au sud de Valence pour avoir des fêves en début d'hiver. Enfin, je ne sais pas ce que ça va donner, c'est vrai qu'il commence à être un peu tard pour les semis de fêves dans la région. Mais la bonne tête des fêves semées en automne m'a donné envie d'en avoir quelques pieds supplémentaires. En plus, j'aime ça, alors ...

J'ai aussi semé un peu de phacélie pour restaurer le terrain autour des pieds de blette et de choux (un terrain très piétiné) avant les plantations des nouveaux pieds en mai. C'est aussi un peu tard, je voulais aussi voir comme ça poussait ici (je n'avais pas essayé encore).

Pour finir, j'ai arrosé les salades sous les tunnels et fait quelques binnages pour ameublir la terre.

Plantation des pommes de terre hâtives

Les premières pommes de terre ont été mises en terre. J'ai bien à l'esprit le faible rendement obtenu l'année dernière, avec une terre qui avait durci sous les pluies et qui avait empêché les tubercules de bien se développer.

Cette année, j'ai changé ma méthode de plantation pour essayer de rattraper le coup. D'abord, j'ai travaillé ma terre à la fourche-bêche, affiné un peu avec la houe et mis de niveau au râteau pour enlever le peu de pente du jardin (assez néanmoins pour constater des différences de rendement entre le haut et le bas des lignes).

Ensuite, j'ai fait des sillons profonds de 15 cm, séparés de 70 cm et j'y ai placé mes patates "Linzer Delikatess" tous les 30 cm.




Ensuite, j'ai recouvert les plants avec du terreau sur 10 cm. Pour finir, j'ai posé un voile de forçage, les plants avaient encore de tout petits germes.


L'idée est d'avoir un substrat plus riche et doux près des plants en croissance. Ensuite, je faire les buttes avec de la terre comme d'habitude et mettrai un paillage (je ne sais pas encore avec quoi je vais pailler...) pour protéger la terre.

En tout, avec 3 kg de plants, j'en ai eu assez pour 25 mètres de plantation.

dimanche 1 mars 2009

Le potager ... c'est cher !

Car en plus des graines, des plants, des voiles, des manches de bêche, des anti-limaces et de l'essence pour y aller ... ça me coute 55€ tous les 3 mois lors ma visite chez l'ostéopathe !

Je sens que ma prochaine visite ne va pas tarder.

samedi 28 février 2009

Fin février : semis des cultures de printemps et récoltes des cultures d'hiver

Vingt-huit février, jour de l'Andalousie :-) J'ai passé une journée entière au jardin, question d'avancer les semis de printemps. Les grands froids ne sont plus très probables à Montpellier, la terre était sèche, mais des pluies s'annonçaient, il fallait faire vite ! J'ai ainsi planté les pommes de terre Linzer Delikatess à la place de la mâche et des navets que j'ai arraché. Aussi, ils ont été semés des épinards, des haricots (vraiment pour tester, sous le tunnel), des betteraves, des salades romaines d'hiver et des "Merveille des quatre saisons", de la roquette, des radis ("Rojo de Mallorca", "Saxa", "Flamboyant"), des bettes ("Lucullus", "Rhubarb chard", "Blonde à carde blanche").

J'ai installé un troisième tunnel que je pense utiliser pour faire mes semis à l'abri des escargots et des pies. On verra le résultat dans quelques mois.

Les récoltes, après deux semaines de beau temps, continuent bien leur rythme. Les brocolis nous ont fourni une livre de mini-pommes : quel magnifique légume ce brocoli ! Il donne depuis octobre, on dirait la poule végétale qui pond tous les jours quelques pommes. D'ailleurs, il faudrait penser à faire quelque plants de chou brocoli Romanesco pour varier les salades d'été.

Les salades du tunnel en voile commencent à être mangéables, la plupart des Rougettes de Montpellier, qui avaient l'air de monter peu à peu, ont été mangées. Dans le tunnel en plastique, tout va plus doucement, il est finalement trop exposé au vent et le plastique n'est pas assez hermetique. C'est bon à savoir pour une autre fois.

Les quelques navets semés en septembre n'ont presque rien donné, à peine quelques racines de la taille d'une grosse olive "Gordal". En les nettoyant, nous avons trouvé des asticots qui grignotaient le collet et la base de feuilles. Des pontes hivernales de mouche du navet? Définitivement, faire des navets semble difficile dans ce jardin.

La roquette commençait à monter à fleurs sérieusement, j'en ai arraché les lignes pour y mettre les patates. La mâche a été aussi arraché pour la même raison, elle était très belle : la méthode de culture sous voile semble très bien convenir. En plus, les petites mâches sont beaucoup plus propres qu'en plein air.

Les choux de Milan ne pomment plus, on dirait même qu'ils voudraient monter à graine. J'en ai pris quatre, il en reste une dizaine de petits qui vont partir rapidement.

J'ai sorti les dernières betteraves qui commençaient à faire des pousses et à pourrir pour les utiliser rapidement. De même pour les quelques carottes qui restaient entreposés dans du terreau.

Coté semis, les oignons commencent à pointer leur nez hors du sol, les pois ont bien profité de la chaleur ainsi que les aulx. Ces derniers ont déjà 15 cm de tige, les derniers plantés (achetés à Cordoue et à Malaga) étant les plus grands par rapport aux Germidour. Les fèves sont complètement en fleur, elles avaient un peu de pourriture, j'ai passé un coup de bouillie bordelaise en curatif et arraché quelques tiges abimées.